Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Carus

Pascal Quignard Paris, Gallimard, 1979, 384 p.

Nouvelle édition revue et corrigée par l’auteur parue en 2000.

« Un homme est triste. Cela se passe à Paris de nos jours. Il est musicien et il est malheureux au point qu’il se tait. C’est l’hiver. Ses amis – un vieux collectionneur de livres, un grammairien puriste, un marchand d’antiquités chinoises, un professeur de philologie, une analyste musicienne… – s’efforcent de le remettre d’aplomb. Ils se réunissent au cours de grands banquets querelleurs, jouent des trios et des quatuors, tempêtent, puis parlementent, s’injurient, puis s’excusent. Ils bâtissent une amitié pour enchanter le désarroi. » (Présentation de l’éditeur)

Documentation critique

RABATÉ, Dominique, « Mélancolie du roman : la fiction dans l’oeuvre de Pascal Quignard », Revue des lettres modernes, nos 1349-1355 (1998), p. 29-45. +++ Article de revue

###Article portant sur Carus et La haine de la musique.###

RICHARD, Jean-Pierre, « Sensation, dépression, écriture », Poétique, vol. 18, no 71 (septembre 1987), p. 357-374. +++ Article de revue

###Article portant sur Carus, Les tablettes de buis d’Apronenia-Avitia et Le salon du Wurtemberg.###

LAPEYRE-DESMAISON, Chantal, « Terreur de la langue, langue de la terreur dans Carus et Le Salon du Wurtemberg de Pascal Quignard », dans Sylviane COYAULT (dir.), L’écrivain et sa langue. Romans d’amour : de Marcel Proust à Richard Millet, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise-Pascal (Littératures), 2005, p. 109-121. +++ Chapitre de collectif

###« Le souci de la langue est au coeur de l’oeuvre de Pascal Quignard. Objet de méditation dans les Petits Traités, elle est aussi enjeu de la fiction : deux romans, Carus et Le Salon du Wurtemberg, lui donnent le statut d’un personnage problématique. Dans Carus, les amis assemblés autour de A. qui souffre d’un accès de “néantisation” tentent de lui venir en aide et se relaient auprès de lui. D’une manière régulière, ils se rencontrent pour faire de la musique, pour dîner ensemble, pour bavarder. Le Salon du Wurtemberg met en scène un personnage pris entre deux langues. À travers la dépression de A. ou l’exil linguistique de Karl, ces romans thématisent une rencontre traumatique avec cette entité à la fois endogène et exogène, hallucinée et hallucinante, et source de terreur. Ces deux fictions rapportent ainsi une situation de crise. Elle s’inverse en crise de la langue qui conditionne les choix scripturaux. La mise en récit est ici création d’un espace : elle seule permet un véritable travail de la langue et sur la langue. Si ces deux romans thématisent la même problématique, ils n’y répondent cependant pas de la même manière. Ces réponses différentes sont autant d’étapes dans l’invention d’une oeuvre, autant de naissances renouvelées : telles sont les hypothèses que je voudrais soutenir ici. » (Extrait de l’introduction, p. 109) ###

VACHAUD, Pauline, « Le pli des amours interdites dans Carus et Les Solidarités mystérieuses. Étude d’un cheminement romanesque », Littératures, dossier « Pascal Quignard et l’amour », sous la direction de Christine RODRIGUEZ et Sylvie VIGNES, no 69 (2013), p. 83-105. +++ Article de revue

### « Depuis le premier roman de Pascal Quignard, Carus, jusqu’à son dernier en date, Les Solidarités mystérieuses, l’amour révèle des traits assez constants (il est antisocial, tourmenté, sidérant et indicible…), lesquels représentent autant de caractéristiques qui permettent de le placer sous le signe de l’interdit – dans tous les sens du terme. Revêtant les attributs d’un certain romantisme, il est alors mis à distance par l’écriture et par la mise en avant d’autres types de relations (amitié, fraternité), sans que “l’enchantement” qui lui est propre ne cesse véritablement d’agir. » (Résumé joint à l’article)



Carus (oeuvre)
TitreCarus
AuteurPascal Quignard
Parution1979
TriCarus
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