Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Ce qui meurt en dernier

Normand Chaurette - Montréal / Arles, Leméac / Actes sud-Papiers, 2010, 48 p.

« Par une soirée pluvieuse, une femme seule lit à la lueur de sa lampe, dans le Londres mythique de la fin de l’ère victorienne. Sa lecture la mène au coeur de l’affrontement final entre une victime et son assassin, alors même que dans son quartier rôde la silhouette sulfureuse d’un certain Jack l’Éventreur. Le bruit d’un moteur, des pas dans l’escalier…

Lectrice, narratrice et personnage de son drame, Martha, inspirée de la Geschwitz de Wedekind, se livre ici à un dialogue avec son prédateur où le réel et l’imaginaire s’entrelacent, où le désir épouse la peur, dans une “inquiétante étrangeté” qui vient ouvrir, dans son quotidien, une brèche aveuglante. » (Quatrième de couverture)

Documentation critique

SIAUD, Florent, « De ce qui naît en premier à Ce qui meurt en dernier », Jeu, no 136 (2010), p. 68-74. +++ Article de revue

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BOUCHET, Pauline, « La fabrique des voix : l’auteur et le personnage dans les écritures théâtrales québécoises des années 2000 », thèse de doctorat, faculté des arts, Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 / Université du Québec à Montréal, 2014, 547 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « Cette thèse de doctorat en études théâtrales propose d’étudier les modèles et pratiques d’écriture du personnage dans les écritures théâtrales québécoises des années 2000, et, à partir de cette analyse à la fois dramaturgique (études de pièces et définition d’une typologie des personnages) et génétique (entrée dans la fabrique de plusieurs auteurs pour comprendre comment ils créent leurs personnages), de définir la ou les figures de l’auteur dramatique dans ce contexte de création. La dramaturgie québécoise présente des survivances du personnage, quand d’autres ne cessent de le remettre en question. Mais loin de perpétuer un réalisme psychologique américain, les auteurs québécois des années 2000 mettent en scène des êtres profondément déterritorialisés dont la profondeur psychologique disparaît au profit d’une profondeur intertextuelle ou métathéâtrale. Ces personnages-créatures invitent à entrer dans la fabrique des auteurs pour interroger le partage des voix qu’ils opèrent afin de détourner un réalisme encore majoritaire dans les dramaturgies d’Amérique du Nord. À partir des pôles d’écriture du personnage que sont la langue, le corps, l’intertexte et la scène, la thèse analyse les pratiques d’écriture de plusieurs auteurs issus de générations et de formations différentes : Normand Chaurette, Daniel Danis, François Godin, Étienne Lepage et Larry Tremblay. Ces auteurs, qui doivent négocier sans cesse avec une altérité, qu’elle soit réelle (le contexte de production québécois invite les auteurs à échanger avec les autres actants du processus théâtral) ou fictive (les auteurs sont profondément habités par des autres qui parlent à travers eux), se trouvent démultipliés dans le processus d’écriture. Il semble alors que, face à cette démultiplication et à la difficulté de plus en plus grande pour l’auteur de faire entendre sa voix, les auteurs québécois choisissent le chemin de l’autopoïétique et exploitent dans leurs dernières créations leur moi d’auteur comme un matériau et comme un hyper-personnage surplombant la fiction. C’est alors une voix de l’écriture unifiée, toujours aux limites de l’autofiction et de l’autobiographie, qui habite des dramaturgies qui ne seraient plus capables de faire advenir l’autre, un personnage entièrement détaché de la voix de son créateur. » (Résumé joint à la thèse)

BRAULT, Marie-Andrée, « Le presque absent, l’ombre, le témoin », Jeu, no 127 (2008), p. 85-91. +++ Article de revue

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Ce qui meurt en dernier (oeuvre)
TitreCe qui meurt en dernier
AuteurNormand Chaurette
Parution2010
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