Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Chat sauvage

Jacques Poulin, Chat sauvage, Montréal - Arles, Leméac - Actes Sud, 1998, 192 p.

« Installé dans le Vieux-Québec, Jack mène une existence heureuse en compagnie de son amie Kim.
Un jour, il reçoit la visite d’un vieil homme étrange, qui lui demande d’écrire une lettre à sa femme avant de disparaître mystérieusement. Sans pouvoir s’expliquer pourquoi, Jack ressent le besoin de retrouver sa trace. Une traque discrète commence dans les rues de la Vieille Capitale où il croise des personnages colorés, dont une jeune fugueuse répondant au nom de Macha. Le plus récent roman de Jacques Poulin est tout en finesse.
Fermeté du ton, sûreté de la phrase, précision des mots : toutes ces qualités déjà manifestes chez l’auteur du Vieux Chagrin trouvent ici leur plein épanouissement. Vive, entraînante, parfois drôle, l’action de Chat sauvage adresse un clin d’?il au roman de détective. Jacques Poulin a bien retenu la leçon de ses maîtres en littérature - Hemingway, Chandler, Carver. Il donne ici l’un de ses romans les plus achevés, hanté par la promesse d’un bonheur qui se dérobe et qui dès lors n’a pas de prix. »
(Quatrième de couverture de l’édition de 1998 de Léméac Éditeur)

Chat sauvage sur Orion Qc

Documentation critique

CLÉMENT, Anne-Marie, « La narrativité à l’épreuve de la discontinuité », dans René AUDET et Andrée MERCIER (dir.), La narrativité contemporaine au Québec, vol.1 : La littérature et ses enjeux narratifs, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2004, p. 107-135. +++ Chapitre de collectif

###Anne-Marie Clément propose une réflexion sur la narrativité contemporaine, caractérisée par la discontinuité, signe, selon elle, d’une difficulté de raconter selon le modèle de récit canonique. Chat sauvage de Poulin participe de ce mouvement, en ce qu’il privilégie une structure énumérative plutôt que narrative.

Note : La section « La succession des moments »,  aux pages 116-119, concerne plus particulièrement Chat sauvage###

TARDIF, Véronic, « Le hockey dans l’imaginaire romanesque de Roch Carrier et de Jacques Poulin », mémoire de maîtrise, département des lettres françaises, Université d’Ottawa, 2005, 114 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
« Depuis la fondation du club de hockey des Canadiens de Montréal, au début du XXe siècle, les Québécois se sont identifiés à cette équipe et plus particulièrement, au fil des époques, à certains joueurs, au premier rang desquels Maurice Richard, qui a atteint le statut de héros.Le hockey faisant partie de l’identité socioculturelle du Québec, nous nous sommes intéressée à la place qu’il occupe dans la littérature québécoise. Pour ce faire, nous avons choisi la perspective de l’imaginaire, défini notamment comme la manifestation d’un inconscient collectif d’où sont tirées des images servant de fondement à la création artistique. Ces images véhiculent ainsi des références culturelles propres à un peuple.Le choix de Roch Carrier et de Jacques Poulin s’est imposé à nous pour un certain nombre de raisons, la première étant, évidemment, la présence récurrente du hockey dans leurs romans publiés depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui.Notre thèse met donc en relief les manières plurivoques de ces deux écrivains d’utiliser le hockey comme moteur de l’imaginaire dans leurs romans. »

(Autre roman retenu : Volkswagen blues)

Tardif, 2005, PDF###

MORENCY, Jean, « 25 ans de présence américaine dans le roman québécois », Études canadiennes / Canadian Studies, n° 52 (2002), p. 197-208. +++ Article de revue

### Résumé
« Depuis le XIXe siècle, la réalité américaine a profondément imprégné le tissu socioculturel et la littérature du Québec. Ce phénomène semble s’être amplifié à partir de 1978 avec la publication de Monsieur Melville (Victor-Lévy Beaulieu) et des Grandes marées (Jacques Poulin), deux romans qui illustrent la double nature du rapport à la culture américaine, perçue sous sa forme savante chez Beaulieu, et sous sa forme populaire chez Poulin. L’analyse de ces romans permet de saisir les différentes stratégies visant à inscrire la présence américaine dans le roman québécois des années 1980 et 1990. Ces stratégies consistent à montrer les signes de cette présence dans la réalité québécoise, à opérer un déplacment de l’espace romanesque traditionnel dans l’espace géographique américain, à inscrire le texte québécois dans l’univers littéraire des États-Unis et à chercher une forme et une norme littéraires, aptes à exprimer en français la réalité nord-américaine. À cet égard, Chat sauvage de Jacques Poulin constitue une illustration éloquente de l’américanité de la littérature québécoise actuelle. » ###

LINTVELT, Jacques, « L’espace identitaire de la ville de Québec dans le roman québécois depuis 1960 », dans Lucie K. MORISSET, Luc NOPPEN et Denis SAINT-JACQUES (dir.), Ville imaginaire. Ville identitaire. Échos de Québec, Québec, Nota bene, 1999, p. 295-316. +++ Chapitre de collectif

### Extrait de l’introduction
« La représentation spatiale dans un texte littéraire présente un double intérêt, car l’espace romanesque peut entretenir des relations significatives tant avec la réalité sociohistorique qu’avec l’existence fictionnelle des personnages. […] Je me propose d’analyser la ville de Québec au XXe siècle dans une douzaine de romans, parus depuis 1960. L’espace sera envisagé dans son rapport avec la société québécoise et avec l’identité des personnages. »

Note : Chat sauvage est traité plus particulièrement aux pages 307-311. ###

LAVOIE, Luc, « L’intertextualité dans Chat sauvage de Jacques Poulin à la lumière de la question du père », mémoire de maîtrise, département d’arts et lettres, Université du Québec à Chicoutimi, 2006, 118 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
« Dans ce mémoire, nous allons montrer comment, grâce aux théories sur l’intertextualité telles que définies par Michaël Riffaterre, quatre romans cités à l’intérieur de Chat sauvage de Jacques Poulin nous aident à mieux comprendre ce roman. En fait, cette démarche interprétative vient compléter notre lecture du roman. De façon plus concrète, l’intertextualité vient ajouter une valeur interprétative à “la question du Père”, telle que proposée par François Ouellet dans Passer au rang de Père. Considérant qu’écrire c’est se positionner comme fils vis-à-vis du père, la pratique intertextuelle présente dans le roman de Poulin, par le biais du narrateur Jack, démontre qu’une quête subite s’enclenche à partir du moment où celui-ci laisse entrer dans sa vie un vieil homme qui ressemble étrangement à son père biologique. L’effet nouveau de cette quête viendra perturber de façon subtile et douce sa relation avec Kim, la femme qui partage sa vie au début du roman.
La venue de quatre intertextes, que nous avons sélectionnés pour leur signification particulière à l’intérieur de “notre” lecture du roman, vient démontrer, d’un point de vue symbolique, comment la quête de Jack n’aboutira pas. C’est à l’intérieur du schéma oedipien que toute cette dynamique symbolique est perceptible. Jack est en position d’enfant symbolique alors que sa quête tentera de le déplacer au rang de père.
Le premier intertexte, Une saison ardente de Richard Ford, viendra montrer comment la présence du père est subtilement évincée par le narrateur Jack, qui ne veut pas passer au rang de père. Le deuxième intertexte, Pleins de viede John Fante, viendra renforcer cette figure paternelle que Jack tente d’évincer. Cette figure sera amenée par Mâcha, fille adoptive potentielle de Jack. De son côté, le troisième intertexte est le plus important. Une prière pour Owen, de John Irving, se veut celui qui officialise la mort de la mère. Car si le père était revenu officiellement avec Fante, jamais la mère n’avait subi le même sort. C’est pourtant ce qui se passe avec l’arrivée de cet intertexte. La mère du narrateur d’Irving est brutalement tuée. Cet intertexte revêt une grande importance parce qu’il survient au même moment où Kim est victime d’un acte de violence ; ce qui changera beaucoup de choses dans sa vie, entre autres la place symbolique de Jack…
De son côté, le dernier intertexte, Le vieux qui lisait des romans d’amour de Luis Sepulveda, viendra officialiser les différents changements symboliques de rôles puisque c’est Kim qui recommande sa lecture à Jack. C’est aussi avec ce roman que se termine l’œuvre de Poulin. La quête de Jack échoue. »

Lavoie, 2006, PDF ###

OUELLET, Geneviève, « Jacques Poulin : Québec, comme une empreinte au coeur », Québec français, n° 151 (automne 2008), p. 33-36. +++ Article de revue

LALIBERTÉ, Alexandre, « La lecture en miroir : Narcissisme et effets d’inconscient dans Le vieux Chagrin et Chat sauvage de Jacques Poulin », mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, 2013, 128f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
« Tout en tenant compte de la dimension narcissique de la lecture mise en évidence par les psychanalystes, l’objet de ce mémoire consiste à déterminer les effets de texte qui soutiennent la position narcissique du lecteur. À partir de Chat sauvage et de Vieux Chagrin, ce mémoire s’efforce de déterminer comment l’interaction texte/lecteur se rattache au narcissisme et ce, en faisant dialoguer la sémio-pragmatique de Vincent Jouve et la théorie psychanalytique. En mettant en scène la libido du regarder, une multitude d’éléments (cf. clivage, narcissisme négatif, etc.) entrant en résonance avec les représentations inconscientes du lecteur, l’écriture du fantasme et le déguisement narcissique de l’amour, Le vieux Chagrin sollicite le narcissisme du lecteur. Quant au fonctionnement narcissique de la lecture de Chat sauvage, il repose sur les effets d’inconscient produits par la fictionnalisation de certains paramètres rappelant le transfert, et les différentes représentations de la scène originaire et de la figure de la mère. »

Laliberté, 2013, PDF ###

MORENCY, Jean, « L’américanité et l’américanisation du roman québécois. Réflexions conceptuelles et perspectives littéraires », Globe : revue internationale d’études québécoises, vol. 7, n° 2 (2004), p. 31-58. +++ Article de revue

### Résumé
« Ce texte vise à mettre en lumière certaines des modalités de la présence américaine dans l’univers du roman québécois, en relation avec les concepts d’américanisation et d’américanité. Après avoir présenté l’évolution de l’hypothèse de l’américanité de la littérature québécoise, on y questionne les concepts d’américanisation et d’américanité, en les situant dans leur contexte idéologique et en tentant de saisir leur valeur heuristique dans l’étude de la culture et de la société québécoises. Sont esquissés ensuite les grands contours de la nature des relations littéraires entre le Québec et les États-Unis depuis le milieu du XIXe siècle, relations schématisées dans deux romans publiés en 1978, Les grandes marées de Jacques Poulin et Monsieur Melville de Victor-Lévy Beaulieu. Cette esquisse débouche sur une synthèse de la présence américaine dans plusieurs romans des années 1980 et 1990, ainsi que sur une analyse d’un roman jugé représentatif de cette période, soit Chat sauvage (1998) de Jacques Poulin. »

Abstract
« This text attempts to shed some light on the modes of the American presence in the world of the Quebec novel with regards to the concepts of Américanisation and Americanness. After presenting the evolution of the hypothesis of Americanness in Quebec literature, we examine the concepts of Américanisation and Americanness, situating them in their ideological context and attempting to understand their heuristic value in the study of Quebec society and culture. Next is a sketch of the broad outlines of the nature of the literary relationship between Quebec and the United States since the middle of the nineteenth century, a relationship schematized in two novels published in 1978, Les grandes marées of Jacques Poulin and Monsieur Melville of Victor-Lévy Beaulieu. This sketch leads to a synthesis of the American presence in several novels of the 1980s and 90s, as well as an analysis of a novel regarded as representative of this period, Jacques Poulin’s Chat sauvage (1998). »

Morency, 2004, PDF ###

PICCIONE, Marie-Lyne, « Contournement et détournement de violence dans Chat sauvage de Jacques Poulin », dans Sandrine BAZILE, Gérard PEYLET (dir.), Violence et écriture, violence de l’affect, voix de l’écriture, Bordeaux (France), Presses Universitaires de Bordeaux (Eidôlon - n° 81), 2008, p. 255-260. +++ Chapitre de collectif



Chat sauvage (oeuvre)
TitreChat sauvage
AuteurJacques Poulin
Parution1998
TriChat sauvage
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