Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

Outils pour utilisateurs

Outils du site


Daniel Danis - ensemble de l'oeuvre

Documentation critique

BLONDE, David, « De Gauvreau à Danis : repères pour une poétique de la langue théâtrale », mémoire de maîtrise, département des lettres françaises, University of Ottawa, 2003, 172 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Le théâtre québécois a trouvé son acte de naissance dans l’invention d’une langue, le joual. Qualifié pendant longtemps de langue naturaliste, étudié plus récemment pour sa littérarité, le joual est au nombre des langues poétiques québécoises qui font parler le corps du comédien et vibrer celui du spectateur, de l’exploréen de Claude Gauvreau à la “langue parolique” de Daniel Danis. La présente thèse examinera les procédés poétiques exploités par Michel Tremblay, Claude Gauvreau et Daniel Danis pour faire parler le corps du comédien, faire vibrer celui du spectateur et mettre en relief la langue “pour son propre compte (Roman Jakobson)” : jeux de sonorités, variations rythmiques, compositions musicales, images. »

Corpus étudié
Celle-là, Le Chant du Dire-Dire, Le Langue-à-Langue des chiens de roche.

La version PDF du mémoire est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest.###

CHÉNETIER, Marion, « L’oralité dans le théâtre contemporain : Herbert Achternbusch, Pierre Guyotat, Valère Novarina, Jon Fosse, Daniel Danis, Sarah Kane », thèse de doctorat, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, 2004, 643 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
Quand la scène se vide de ses personnages, quand la fiction ne soutient plus l’action dramatique, que reste-t-il au théâtre ? L’oralité. Une parole qui déplace le drame pour le situer au coeur du langage et faire des lecteurs les acteurs du texte. Étudier les manifestations de l’oralité à travers six oeuvres contemporaines - celles de H. Achternbusch, de P. Guyotat, de V. Novarina, de J. Fosse, de D. Danis et de S. Kane - c’est montrer comment un mode d’énonciation spécifique s’encode dans une écriture et se transmet au lecteur. Définie par ce qui demeure du corps dans la langue quand la voix s’en absente, l’oralité rehausse la dimension sonore et rythmique de l’écriture. Elle donne ainsi à la matérialité de la langue un rôle décisif dans la constitution du sens, et renoue avec la physique de la parole. Bouleversant les codes linguistiques, elle travaille aux frontières du langage et se sert de celui-ci pour sonder l’inconnu. Par elle, le théâtre est appelé à être un lieu où l’expérience redevient possible. Située à la croisée de la stylistique, de la linguistique, de la poétique et de l’esthétique, l’oralité invite aussi à repenser les catégories fondatrices du théâtre. Elle modifie d’autre part les termes du vieux débat entre textocentristes et scénocentristes : l’oralité ne conditionne pas l’oralisation des textes, même si elle peut à l’occasion la programmer. Notion transversale, l’oralité interroge enfin la théâtralité même de la parole dans les divers genres littéraires.

Abstract
As soon as characters have moved away from the stage, when fiction no longer sustains dramatic action, what remains of the theatre ? Orality : an utterance that displaces drama to nest it at the heart of language and transforms readers into actors of the text. Studying the written manifestations of orality through the works of six contemporaries -H. Achternbusch, P. Guyotat, V. Novarina, J. Fosse, D. Danis and S. Kane- amounts to showing how a specific enunciative mode gets encoded in the writing and is transmitted to the reader in order to make of the theatre the locus wherein physical speech can be rediscovered. Defined as what remains of the body in language when voice has deserted it, orality enhances the dimensions of sound and rhythm in writing. It thus entrusts the materiality of language with a decisive role in the constitution of meaning. Unsettling linguistic codes, orality works on the edges of language, uses it to sound the unknown ; it is the means whereby the theatre may become the site where experience again becomes possible. At the crossroads of stylistics, linguistics, poetics and esthetics, orality is an invitation to rethink the founding categories of the theatre. It also modifies the terms of the old debate in which text and staging vied for preeminence : orality is not the condition for the oral rendering of texts, even if it occasionnally programs it. As a transversal notion, orality questions the very theatricality of speech in various literary genres. ###

GOIAN, Flavia Natalia, « La question identitaire comme enjeu d’une parole codée dans les écrits rêviques : la trilogie des souliers de Daniel Danis », mémoire de maîtrise, département des études théâtrales, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, 2005, 75 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Le théâtre de Danis, traversé par les questions fondamentales de l’identité et de l’exclusion (i.e. différence), témoigne d’un parti pris pour ceux que les collectivités rejettent, expulsent, nient. Quant à son écriture, alimentée par une véritable ascèse de l’imagination, qui lui permet de s’approcher des mystères – ceux du corps, des rêves et du sacré –, elle cherche à toucher ce point sans cesse mouvant où le conscient émerge de l’inconscient.
Le questionnement identitaire dépasse, chez Danis, l’acception d’une identité sociale. La place de l’être dans le monde, l’injonction d’une certitude d’appartenance, l’effort de découvrir le sens qui marque nos origines convergent vers une problématique d’ensemble qui oriente et porte l’analyse ici proposée : “Qu’est-ce qui nous confère une identité, en dehors du rattachement à la terre, de l’appartenance à un territoire et des liens familiaux ?”.
L’originalité de la démarche danisienne réside en ce que l’auteur mène son interrogation à travers une écriture, qui organise le matériau de ses rêves. L’approche théorique développée dans ce mémoire tient son intérêt de l’importance accordée à cet aspect.
L’écriture – l’écriture des rêves – apparaît, chez Danis, consubstantielle à l’expression de l’inconscient. La recherche identitaire des personnages se présente alors comme l’enjeu d’une parole codée dans les écrits rêviques. Le code qu’elle contient est cette mémoire lointaine, l’inconscient de l’individu, lieu d’un savoir littéral, à déchiffrer.
L’origine “rêvique” des pièces étudiées – e [roman-dit], Le Chant du Dire-Dire, Celle-là– pourrait expliquer la propension de l’auteur au détachement des voix d’une entité corporelle inpresentia, puisqu’elles apparaissent errantes et non-maîtrisables, indépendantes de la volonté des personnages, du moins de leur volonté consciente. La conception danisienne du personnage est fort intéressante : “(…) jamais un être, mais une texture, une odeur”. Il est – si on envisage de le décrire avec les mots de l’art consubstantiel de Danis, la sculpture – le moule de la forme, le négatif, il est résultat de la matière alentour. L’être-personnage est une béance singulière à combler, interrelation des objets mis en place par le texte/ discours. Sa consistance n’est pas idéatique, mais “idée d’une forme”, que l’artiste touchera de sa main invisible au moment de l’insertion dans l’écriture. Aveugle-visionnaire comme Tirésias ou aveugle aux yeux percés comme Œdipe, l’écrivain Danis compte sur un œil intérieur qui sonde l’Inconnu de son image comme l’objectif d’une caméra : “(…) j’entre dedans et je vois tout. Je vois ce que je veux écrire (…)”. »

Corpus étudié
Celle-là, e [un roman dit], Le Chant du Dire-Dire.###

HEMMERLÉ, Marie-Aude, « La Parole-Matière : le statut de la parole dans trois pièces de Daniel Danis : Cendres de cailloux, Le Chant du Dire-Dire, Le Langue-à-Langue des chiens de roche », mémoire de maîtrise, département des études théâtrales, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, 2002, 61 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Extrait
« En fait, à travers l’étude de la parole, il s’agit de voir au plus près des mots comment se fait entendre le théâtre de Daniel Danis. Dans cette écriture, l’émergence de la parole apparaît comme un principe dynamique, travaillant cette dernière à la manière d’un matériau quasi charnel qui remet en cause de façon très libre les modalités effectives du passage à la scène. Et c’est en me référant à ce mouvement qu’il me semble pertinent de qualifier cette parole de parole-matière, et de placer ainsi ce mémoire sous cette appellation, laissant le champ à une analyse ouverte (en tout cas, je l’espère). Cette capacité ductile de la parole se traduit notamment à travers une temporalité dévoyée et par une nouvelle mise en jeu du personnage. Deux axes auxquels j’ai choisi de donner une place privilégiée car ils traversent et animent l’ensemble de la dramaturgie de D. Danis. Les jeux et les enjeux de la parole libèrent l’écriture de ces normes en laissant percevoir l’image paradoxale d’un théâtre archaïque, c’est-à-dire un théâtre des origines. Afin d’être au plus juste de ces interrogations, je me concentrerai principalement à l’étude de trois des pièces de cet auteur québécois : Cendres de cailloux, Le chant du dire-dire et Le langue-à-langue des chiens de roche. Même si toutes ses pièces contiennent les divers principes que j’ai mentionné, ces trois dernières apparaissent particulièrement significatives, en accentuant chacune un aspect. Ces trois œuvres me permettront de mettre en perspective les différentes pistes d’analyse proposées dans cette présente étude. »

Corpus étudié
Cendres de cailloux, Le Chant du Dire-Dire, Le Langue-à-Langue des chiens de roche###

HEMMERLÉ, Marie-Aude, « Le récit comme avatar du dialogue dans le théâtre de Daniel Danis », Loxias, n° 13 (juin 2006). +++ Article de revue

###Résumé
Dans le théâtre de Daniel Danis, récit et dialogue entretiennent un lien étroit et ambigu ; les spécificités génériques de chacun nourrissent l’autre. Loin d’appartenir au théâtre-récit ou d’être une simple narration du drame, la dramaturgie danissienne conjugue une hybridation narrative qui place le récit au cœur du dialogue – renouvelant ainsi le statut du personnage, celui de l’acteur et la place du spectateur.

Abstract
In Daniel Danis’s plays, narrative and dialogue have close and ambiguous ties ; the specifities of each genre feeding the other. Far from being narrative-theatre or a simple narration of the drama, Danis’s plays are an hybrid narrative which places narration at the heart of dialogue – therefore the status of the characters, of the actors and the place of the spectator are renewed.

Corpus étudié
Celle-là, Cendres de cailloux, e [un roman dit], Le Chant du Dire-Dire, Le Langue-à-Langue des chiens de roche

Hemmerlé, 2006, PDF et HTML ###

BLONDE, David, « Entre Oreste et Barbe-Bleue : la violence dans la scène familiale québécoise, 1981-2002 », Annuaire théâtral, n° 32 (automne 2002), p. 129-149. +++ Article de revue

###Extrait de la base de données Repère
« Évolution du thème de la violence filiale dans le théâtre québécois contemporain par l’étude de pièces représentatives des vingt dernières années : L’homme gris et Oublier de Marie Laberge, Vie et mort du roi boiteux de Jean-Pierre Ronfard, La contre-nature de Chrysippe Tanguay, Écologiste de Michel Marc Bouchard, Celle-là, Cendres de cailloux et Le chant du Dire-Dire de Daniel Danis, Les reines et Le petit Köchel de Normand Chaurette et Catoblépas de Gaétan Soucy ; lecture socioanthropologique du théâtre québécois. »

Corpus étudié
Celle-là, Le chant du Dire-Dire, Cendres de cailloux

Danis, 2002, PDF###

DESROCHERS, Nadine, « Le récit dans le théâtre de Daniel Danis », Annuaire théâtral, n° 26 (automne 1999), p. 119-132. +++ Article de revue

###Extrait de la base de données Repère
« Analyse des enjeux et principes d’une pratique narrative empruntée au roman dans trois pièces de D. Danis, Celle-là, Cendres de cailloux et Le chant du Dire-Dire. »

Corpus étudié
Celle-là, Cendres de cailloux, Le chant du Dire-Dire

Desrochers, 1999, PDF###

CHÉNETIER, Marion, « Les voix-pas-là de Daniel Danis », Le nouveau recueil, n° 66 (mars-mai 2003), p. 100-105. +++ Article de revue

###Extrait de l’introduction
« Je ne sais quel paysage irrigue le Saguenay, ni quel chant fait entendre son lit. Mais si je m’immobilise à l’écoute des pièces de Danis, je perçois au loin le hurlement d’un chien, et de près le grondement sourd du sang dans ses tunnels. D’où vient cette sensation d’espace autour des voix de Danis, comme si elles flottaient dans le vide sidéral ? D’où viennent-elles ? Ce sont les voix du grand large intérieur. Il invente pour elles un dispositif propre à leur assurer une plus vaste résonance. Un cadre énonciatif original emprunte à la fois à la diction stylisée des vers libres ou des versets (dans les deux premières pièces), et au régime romanesque de la narration rétrospective. Les voix du personnage et du narrateur se trouvent mêlées, soit que les personnages réintroduisent, pour les exhiber, les incises conventionnelles (“Je me disais :”, “A se disait:”, “J’vas crier:”, “I m’a dit:”) ; soit qu’ils assument à tour de rôle les didascalies. Dans le premier cas, Danis forge un néologisme proche des “canadianismes” qui parsèment ses oeuvres, et leur confèrent, pour le public français, une saveur verbale oubliée. Le verbe paroler agit comme un performatif solennel qui fait basculer du rêve à la réalité, du mot à l’événement. Par lui sont en un instant traversées les couches qui séparent l’éther de la pierre, le désir le plus vaporeux de son implacable accomplissement. Son apparition est donc toujours liée à la rencontre des corps : “Mon frère que je colle sur ma poitrine, je lui parole :”. “Je te tiens la main, je te parole :”. Comme la prophétie ouvre le temps, les didascalies, pleines de vent, de brume et de nuit, creusent l’espace autour des voix, afin qu’elles retentissent : “DÉESSE : Le vent passe entre nous soulevant une poignée de poussière jaune à caude de nos lampadaires. La brume a surgi tout à coup […]. Des plumes de goéland et nos larmes tombent en tourbillon.” »

Corpus étudié
Le Chant du Dire-Dire, Cendres de cailloux, Celle-là, Le Langue-à-Langue des chiens de roche

L’article est accessible via Google recherche de livres. ###

DAVID, Gilbert, « Comment se joue la résistance à la représentation ? L’exemple du théâtre de Daniel Danis », Études théâtrales, n° 24-25 (2002), p. 205-214. +++ Article de revue

MOSS, Jane, « Daniel Danis et la dramaturgie de la parole », traduction de Patricia Godbout, Dalhousie French Studies, n° 41 (hiver 1997), p. 117-128. +++ Article de revue

### Moss, 1997, PDF ###

DAVID, Gilbert, « Daniel Danis. Imaginer des mondes, réinventer le drame », Voix et Images, vol. 40, n° 1 [118] (automne 2014), p. 9-14. +++ Article de revue

### David, 2014, PDF ###

NEPVEU-VILLENEUVE, Maude, « “Émerger pour le temps des partages” : la scène comme lieu de restauration de l’unité communautaire dans Celle-là, Cendres de cailloux et Le chant du Dire-Dire de Daniel Danis », mémoire de maîtrise en études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2013. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Ce mémoire analyse les trois premières pièces du dramaturge québécois Daniel Danis : Celle-là (1993), Cendres de cailloux (1993) et Le chant du Dire-Dire (1998). Ces trois pièces ont en commun la mise en scène de communautés imaginaires en crise et l’adoption d’une forme narrative proche de l’anamnèse, où le récit de l’action est fait après coup. L’objectif de ce mémoire est d’étudier la façon dont, dans ces trois pièces, la tentative de résoudre la crise communautaire est liée à la mise en récit des événements dans le contexte de la représentation théâtrale. Dans un premier temps, l’analyse situe l’œuvre de Daniel Danis dans le champ théâtral québécois par rapport aux enjeux et aux pratiques qui lui sont propres dans le contexte d’une société minoritaire et d’une littérature périphérique, et s’intéresse aux questions de l’identité et de l’altérité ainsi qu’à la relation entre le corpus québécois et le contexte sociohistorique et linguistique. Les différentes réponses esthétiques à la crise du drame aristotélicien, crise théorisée par Peter Szondi et par Jean-Pierre Sarrazac, sont aussi explorées, ainsi que leur influence sur la dramaturgie québécoise contemporaine. Les trois textes sont ensuite étudiés en parallèle de façon plus approfondie. À la lumière des théories de la communauté, de l’altérité et du drame contemporain, mais surtout des textes eux-mêmes et de leurs réseaux isotopiques, l’analyse se penche sur l’identité des communautés imaginaires et sur leurs principes de fonctionnement ainsi que sur leur rapport à l’altérité et à la parole. Cet examen amène à s’interroger sur la crise que traversent les communautés imaginaires et sur les modalités de résolution possibles dans le contexte de la représentation théâtrale. Enfin, des études sur la mythologie (Claude Lévi-Strauss, Anthropologie structurale), sur le récit (Paul Ricœur, Temps et récit) et sur les métaphores de la mémoire guident l’analyse formelle du modèle de la pièce-anamnèse. Le mémoire s’intéresse principalement à la ritualisation du matériau narratif dans Celle-là, Cendres de cailloux et Le chant du Dire-Dire, qui confère une fonction réparatrice au récit mythique mis en scène et permet ainsi la résolution de la crise communautaire. Ces trois pièces suggèrent qu’en s’ouvrant sur l’Autre-spectateur par l’entremise du rituel de la représentation, il est possible de continuer à exister, ne serait-ce que dans le récit, après la tragédie de l’éclatement communautaire.

Nepveu-Villeneuve, 2013, PDF ###

VÉRICEL, Ludivine, « Des masques et des marques, après la catastrophe : étude comparée des oeuvres de Normand Chaurette et de Daniel Danis », mémoire de maîtrise en études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2012. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Ce mémoire est né du désir de comprendre le rôle du motif de la catastrophe inaugurale dans les rhapsodies de la mémoire du théâtre québécois des années 1980 à nos jours. Pour cela, nous avons choisi un corpus d’envergure, c’est-à-dire les œuvres complètes de deux auteurs qui marquent fortement le paysage théâtral contemporain : Daniel Danis et Normand Chaurette. Notre travail de recherche fait apparaître le caractère structurant du motif non seulement au sein des pièces considérées séparément, mais aussi dans l’ensemble des œuvres. En effet, celles-ci s’articulent autour d’une même problématique. Elles inscrivent leur cheminement dans sa remise en jeu, et le redéploiement autour de celle-ci d’un nombre limité de motifs. Notre démarche comparatiste nous permet de mettre en valeur les choix et les partis esthétiques des deux auteurs en montrant la complémentarité de démarches rarement rapprochées. Au sein des deux œuvres, la catastrophe inaugurale provoque les mouvements qui animent le texte. Le premier que nous identifions est « horizontal » : la catastrophe déclenche le mouvement des corps dans un espace donné. Nous l’abordons à l’aune du concept de « déterritorialisation » élaboré par Gilles Deuleuze et Félix Guattari dans L’Anti-Œdipe et Mille Plateaux. Ce mouvement est situé au sein d’un espace territorial caractérisé par une certaine organisation sociale, dont il va venir éprouver les rapports de pouvoir. Au sein du texte, ce mouvement est lui-même emporté par un autre : celui du retour. Les œuvres de notre corpus présentent en effet une dimension métapoétique, et réfléchissent sur leur propre genèse. Au centre de cette réflexion se trouve à nouveau l’événement catastrophique, qui, par son intensité, vient confronter le langage au silence de l’expérience sensible. C’est à l’aune du concept de « répétition », élaboré par G. Deleuze dans Différence et répétition, que nous interrogeons la dimension métapoétique de la forme rhapsodique, cherchant à comprendre comment le langage met en scène l’opération de sélection par laquelle il est parvenu à sa propre forme stylisée. Loin de résoudre les paradoxes qu’elle met en scène, la rhapsodie épouse les conflits qu’elle représente pour remettre sans cesse en jeu les interrogations qui la travaillent : comment transmet-on la mémoire catastrophique? Quels rôles l’écriture dramaturgique peut-elle tenir dans cette transmission?

Véricel, 2012, PDF ###

LESAGE, Marie-Christine, « Dans le “liquide du récit” : Daniel Danis, écrivain scénique », Voix et Images, vol. 40, n° 1 [118] (automne 2014), p. 103-112. +++ Article de revue

### Résumé
Daniel Danis, après une série impressionnante de pièces tout au long de la décennie 1993-2003, amorce un virage majeur au milieu des années 2000 en poursuivant un programme exploratoire de formes scéniques audacieuses et souvent déroutantes. L’analyse, ici, porte sur le contexte théâtral au seuil du nouveau millénaire et sur le devenir scénique d’un auteur dramatique dès lors qu’il prend les commandes du plateau. C’est le statut même du texte qui s’en trouve relativisé — mais non évacué —, alors que s’offre à l’écrivain de plateau plusieurs langages, notamment audiovisuel et scénographique, sans oublier la gestuelle et la profération des acteurs, pour ne pas dire des performeurs. Émerge ainsi un imaginaire radicalement sensoriel, qui renonce à élaborer une fable pleine au profit d’un paysage mental, livré aux associations libres du spectateur.

Abstract
In the “Liquid of the Narrative”. Daniel Danis, Theatrical Writer
After an impressive series of plays written over the ten years from 1993 to 2003, Daniel Danis took a turn in a new direction in the middle of the 2000s as he explored bold and often disconcerting stage forms. The analysis here focuses on the context for dramatic work at the beginning of the new millennium and the stage development of a playwright when he takes charge of the stage. The importance of the text is not evacuated, but its status does shift and become relative as the stage writer is offered several languages—including an audiovisual and a scenographic language—as well as the gestures and utterances of actors (performers is perhaps a better word). Thus we see the emergence of a radically sensorial imaginary world which renounces the development of a full story, choosing rather a mental landscape open to the spectator’s free associations.

Lesage, 2014, PDF ###

GUAY, Hervé, « Aux origines du théâtre de Daniel Danis : mythes de destruction et de création, rites et magie », Voix et Images, vol. 40, n° 1 [118] (automne 2014), p. 45-55. +++ Article de revue

### Résumé
Dans cet article, l’auteur s’intéresse au caractère syncrétique des mythes que convoque Daniel Danis dans plusieurs pièces et qui puisent à plusieurs sources : entre autres, la Bible et le christianisme, l’hindouisme, le judaïsme et la spiritualité amérindienne. Au-delà de ce foisonnement, l’analyse discerne dans cette dramaturgie deux grandes structures mythiques, la création et la destruction, dont l’interaction dynamise les relations entre les groupes et entre les personnages. Ces mythes, fondateurs si l’on veut, sont à leur tour inséparables de la ritualisation de la fable où se manifestent quantité de rituels et plusieurs recours à la magie, voire au surnaturel.

Abstract
At the Origins of Daniel Danis’s Drama. Myths of Destruction and Creation, Rites and Magic In this article, the author focuses on the syncretic character of the myths that Daniel Danis uses in several plays and that draw on several sources including the Bible and Christianity, Hinduism, Judaism and Amerindian spirituality. Beyond this profusion, analysis finds in Danis’s dramaturgy two great mythical structures—creation and destruction—whose interaction energizes the relations between groups and between characters. These, which might be called founding myths, are in turn inseparable from the ritualization of the fable in which many rituals, and a number of recourses to magic or even the supernatural, are seen to occur.

Guay, 2014, PDF ###

RYNGAERT, Jean-Pierre, « Figures du mélodrame dans les écritures d’aujourd’hui », L’Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales, n° 50-51 (automne 2011-printemps 2012), p. 171-180. +++ Article de revue

### Résumé
Il est possible de déceler des traces de « genres » dramatiques dans certains textes contemporains. L’auteur rappelle donc les figures caractéristiques du mélodrame historique et analyse la présence du pathétique dans certaines fables de textes dramatiques québécois d’aujourd’hui. L’auteur se réfère à plusieurs auteurs dans cette perspective (Daniel Danis, Michel Marc Bouchard, Wajdi Mouawad). Le mélodrame s’avère un genre qui s’écarte des idées reçues et qui a le mérite d’autoriser l’expression des sentiments refoulés. Est-ce une des raisons de l’intérêt des spectateurs français pour ces fictions « loin de chez eux » ?

Abstract
We can detect traces of “genres” in some contemporary dramatic texts. As a consequence, the author highlights several figures of historical melodrama. In this perspective, he analyzes the existence of pathos in some stories of today writers in Québec (Daniel Danis, Michel Marc Bouchard, Wajdi Mouawad). The melodrama is a genre that departs from conventional wisdom and has the advantage of allowing the expression of repressed feelings. Is that could explain why French audiences are so interested by those stories happening “far from their country” ?

Corpus de Danis retenu
Cendres de cailloux, Celle-là, Le Pont de pierres et la peau d’images, Le Chant du dire-dire, E roman-dit, Terre océane, Kiwi

Ryngaert, 2011-2012, PDF ###

BOUCHET, Pauline, « La fabrique des voix : l’auteur et le personnage dans les écritures théâtrales québécoises des années 2000 », thèse de doctorat en études et pratiques des arts, Université du Québec à Montréal, 2014, 548 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Cette thèse de doctorat en études théâtrales propose d’étudier les modèles et pratiques d’écriture du personnage dans les écritures théâtrales québécoises des années 2000, et, à partir de cette analyse à la fois dramaturgique (études de pièces et définition d’une typologie des personnages) et génétique (entrée dans la fabrique de plusieurs auteurs pour comprendre comment ils créent leurs personnages), de définir la ou les figures de l’auteur dramatique dans ce contexte de création. La dramaturgie québécoise présente des survivances du personnage, quand d’autres ne cessent de le remettre en question. Mais loin de perpétuer un réalisme psychologique américain, les auteurs québécois des années 2000 mettent en scène des êtres profondément déterritorialisés dont la profondeur psychologique disparaît au profit d’une profondeur intertextuelle ou métathéâtrale. Ces personnages-créatures invitent à entrer dans la fabrique des auteurs pour interroger le partage des voix qu’ils opèrent afin de détourner un réalisme encore majoritaire dans les dramaturgies d’Amérique du Nord. À partir des pôles d’écriture du personnage que sont la langue, le corps, l’intertexte et la scène, la thèse analyse les pratiques d’écriture de plusieurs auteurs issus de générations et de formations différentes : Normand Chaurette, Daniel Danis, François Godin, Étienne Lepage et Larry Tremblay. Ces auteurs, qui doivent négocier sans cesse avec une altérité, qu’elle soit réelle (le contexte de production québécois invite les auteurs à échanger avec les autres actants du processus théâtral) ou fictive (les auteurs sont profondément habités par des autres qui parlent à travers eux), se trouvent démultipliés dans le processus d’écriture. Il semble alors que, face à cette démultiplication et à la difficulté de plus en plus grande pour l’auteur de faire entendre sa voix, les auteurs québécois choisissent le chemin de l’autopoïétique et exploitent dans leurs dernières créations leur moi d’auteur comme un matériau et comme un hyper-personnage surplombant la fiction. C’est alors une voix de l’écriture unifiée, toujours aux limites de l’autofiction et de l’autobiographie, qui habite des dramaturgies qui ne seraient plus capables de faire advenir l’autre, un personnage entièrement détaché de la voix de son créateur.

Corpus de Danis retenu
Le Langue-à-langue des chiens de roche, Le Chant du dire-dire, Terre Océane, Bled, Kiwi, La Scaphandrière, suivi de L’Enfant lunaire

Bouchet, 2014, PDF ###

LESAGE, Marie-Christine, « Archipels de mémoire : l’oeuvre de Daniel Danis », Jeu : revue de théâtre, n° 78 (1996), p. 79-89. +++ Article de revue

### Lesage, 1996, PDF ###

JUBINVILLE, Yves, « Un désir de refondation : formes de socialité dans l’oeuvre dramatique de Daniel Danis », Voix et Images, vol. 40, n° 1 [118] (automne 2014), p. 113-123. +++ Article de revue

### Résumé
L’auteur réfléchit ici aux tenants et aboutissants du « vivre-ensemble » dans plusieurs oeuvres de Danis. L’analyse fait travailler des notions empruntées à la sociologie et à l’anthropologie afin de tester quelques hypothèses touchant la référence aux origines ensauvagées du monde danisien — sans pour autant y voir un passé érigé en mythe fondateur —, mais renvoyant aussi aux tensions qui affectent ses membres volontiers en rupture de ban dans leurs rapports avec les représentants de l’autorité et de la bien-pensance. Ce faisant, le théâtre de Danis exposerait des mondes livrés à la logique de dissolution du « commun », mais en même temps animés par des mouvements de résistance et, en dernière instance, à la recherche d’une communauté réinventée en mesure de se dresser face à la société administrée. C’est de là, peut-on penser, qu’émane la volonté affichée dans cette dramaturgie de privilégier les figures marginales et métissées dans la reconquête, jamais acquise mais toujours espérée, d’une liberté pour tous — visée utopique qui se nourrit de questionnements multiples sur la modernisation rapide de la société canadienne-française, en exhumant les traces de ce que ses agents ont pu refouler.

Abstract
Rebuilding on a New Basis. Forms of Sociality in the Dramatic Works of Daniel Danis The author considers the ins and outs of cultural coexistence (vivre-ensemble) in several of Danis’s works. Analysis uses several notions borrowed from sociology and anthropology in order to test hypotheses about the reference to wild (ensauvagées) origins in the Danisian world. This reference is not seen as a way of making the past into a founding myth, and attention is paid to the tensions that affect the denizens of this world who are frequently at odds with representatives of authority and right-thinking people. In this way, Danis might be seen as presenting worlds that are subject to a process of disintegration of what is “common”, but at the same time given life by resistance movements and, in the last instance, by the search for a reinvented community able to stand up and face the administered society. This may be viewed as the origin, in Danis’s plays, of the commitment to give priority to marginal and hybrid figures in the never guaranteed, but always hoped for, reconquest of freedom for all. This utopian aim is nourished by multiple interrogations about the rapid modernization of French Canadian society as Danis unearths the traces of what its agents may have repressed.

Jubinville, 2014, PDF ###

DESROCHERS, Nadine, « Avatars dramaturgiques ou idéologiques : confession, contrition et comparution dans le théâtre québécois contemporain », L’Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales, n° 31 (2002), p. 119-133. +++ Article de revue

###Résumé
Le retour en arrière est un élément majeur du théâtre québécois des vingt dernières années. De nombreuses pièces québécoises contemporaines sont en effet construites autour d’intrigues plutôt minces, mais qui autorisent de formidables remises en question du passé. Les thématiques récurrentes sont explorées dans des structures qui s’articulent moins autour du suspense — et donc, par extension, de l’action — que du dévoilement de l’intériorité des personnages. Les nombreux récits qui découlent de ces structures renvoient aux modèles référentiels policiers et religieux, en évoquant ou en imitant l’acte de confession; toutefois, l’influence des croyances et rituels païens, qui s’infiltre par moments, semble témoigner d’une volonté de renouvellement à la fois des références et des formes qu’elles adoptent au théâtre.

Abstract
Flashbacks have become a central element of Quebec theatre over the last twenty years; in fact, they are often the pretense around which the plot—rather thin, in many cases—is built, in order to allow a formidable look back on past events. Recurrent themes appear through forms in which suspense and action give way to interiority. Narration plays a key role in these forms as it evokes or imitates the legal and religious models of confession. Nevertheless, pagan rituals and beliefs which are sometimes called upon seem to indicate a will to renew both the span of the social references involved and the forms they adopt in theatre.

Corpus de Danis retenu
Cendres de cailloux, Celle-là, Les nuages de terre, Le chant du Dire-Dire

Desrochers, 2002, PDF ###

DAVID, Gilbert, dossier « Daniel Danis », Voix et images, vol. 40, n° 1 [118] (automne 2014). +++ Dossier de revue

### Table des matières

  • « Avant-propos », Luc Bonenfant, p. 5-6.
  • « Daniel Danis. Imaginer des mondes, réinventer le drame », Gilbert David, p. 9-14.
  • « Entretien avec Daniel Danis », Gilbert David, p. 15-26.
  • « Images de la production scénique des écritures de Daniel Danis », Gilbert David, p. 27-35.
  • « Inédit », Daniel Danis, p. 37-44.
  • « Aux origines du théâtre de Daniel Danis », Hervé Guay, p. 45-55.
  • « L’infléchissement parabolique dans Le chant du Dire-Dire de Daniel Danis », Geneviève Brousseau Rivet et Gilbert David, p. 57-70.
  • « Le corps du roman », Audrey Camus, p. 71-80.
  • « La validation du récit par la poétique de la parole dans le théâtre de Daniel Danis », Jean-Pierre Ryngaert, p. 81-91.
  • « Kiwi de Daniel Danis ou le vacillement des frontières », Joseph Danan, p. 93-101.
  • « Dans le “liquide du récit” », Marie-Christine Lesage, p. 103-112.
  • « Un désir de refondation : formes de socialité dans l’oeuvre dramatique de Daniel Danis », Yves Jubinville, p. 113-123.
  • « Bibliographie de Daniel Danis », Camille Robidoux-Daigneault, p. 125-146.

David, 2014, PDF ###

RYNGAERT, Jean-Pierre, « La validation du récit par la poétique de la parole dans le théâtre de Daniel Danis », Voix et Images, vol. 40, n° 1 [118] (automne 2014), p. 81-91. +++ Article de revue

### Résumé
Dans cet article, l’auteur cherche à cerner en quoi l’accumulation d’épisodes, souvent violents, dans le théâtre de Danis se trouve à prendre le contrepied des usages dominants des « raconteurs d’histoires » dans l’espace public contemporain. Raconter ne suffit pas, encore faut-il savoir jouer des modalités énonciatives que l’acte de parler libère chez le locuteur danisien. Cette poétique de la parole est certes marquée par le Gestus de la comparution, du témoignage d’après les faits — temporalité dans l’après-coup et responsabilité de dire le vrai —, mais aussi par la vivacité émotionnelle de la mise en confidence et du commentaire, à même un dispositif apte à faire du spectateur un partenaire du choeur des parleurs. Là est l’originalité de cette choralité à la fois intime et publique, objectivante et parfaitement subjective.

Abstract
Validation of the Narrative by the Poetics of Speaking in the Drama of Daniel Danis
In this article, the author attempts to understand how the accumulation of often violent episodes in the drama of Danis is the exact opposite of the dominant habits of “storytellers” in contemporary public space. Storytelling is not enough: it is also necessary to know how to play with the utterance modalities that the act of speaking releases in Danis’s speakers. This poetics of speaking is certainly marked by the Gestus of appearance (in the sense of appearing in court), of providing an account based on the facts (with a temporality located after the fact and a responsibility to tell the truth), but also by the emotional vivacity with which a confidential atmosphere is created, as part of a system designed to make the spectator into a partner of the chorus of speakers. This is the originality of a chorality that is both intimate and public, objectifying and perfectly subjective.

Ryngaert, 2014, PDF ###

DODET, Cyrielle, « Vers un poème théâtral ? Étude de la Trilogie des flous écrite et mise en scène par Daniel Danis », dans Éliane BEAUFILS, Quand la scène fait appel… Le théâtre contemporain et le poétique. Perspectives transculturelles, Paris, L’Harmattan, 2014. +++ Chapitre de collectif

BALKOWSKI, Tatiana, « Daniel Danis : une dramaturgie du retrait », thèse de doctorat en Sciences du littéraire, Paris EHESS, 2014. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
À partir d’une lecture thématique, structurale et stylistique de l’œuvre dramatique de Daniel Danis, ce travail a pour objectif premier de définir ce qu’est le retrait. Motif de fond et au fondement de l’écriture de l’auteur, le retrait est une figure essentielle, d’une part, parce qu’elle est à la base de son système dramaturgique, d’autre part, parce qu’elle est corrélée à la « préoccupation fondamentale » de l’auteur, à savoir « l’Être ». Le retrait étant le lieu et la forme de l’Être, la phénoménologie du retrait dans l’œuvre de Danis permet de répondre à la question ontologique « qu’est-ce que l’Être ? ». En outre, comme l’ontologie est indissociable de l’ontique, la figure du retrait permet à l’auteur de réfléchir à la question de la représentation et, en cela, au théâtre, qui est l’art de représenter l’absence. Selon les différentes caractéristiques que prend la figure du retrait dans les textes de notre corpus, nous établirons quatre types de retrait : le retrait qui marque l’absence ; le re-trait comme tentative de démarcation ; le retrait comme répétition de l’absence ; le retrait comme présence de l’absence, ou comme absence marquée et remarquée. Cette classification devra nous permettre de mettre en avant tout ce qui est en retrait dans l’œuvre de Danis (mot, images, idées, figures), et de faire apparaître le lien indéfectible entre ontologie et dramaturgie, discours sur l’Être et discours de l’être.

Abstract
This essay provides a thematic, structural and stylistic analysis of Daniel Danis’ dramatic writings, with the main goal of defining the concept of withdrawal (retrait). A fundamental pattern and a foundation of the author’s writing, the figure of withdrawal appears as an essential one, on the one hand because it lies at the basis of Daniel Danis’ dramaturgie system, and on the other hand because it is related to the author’s “fundamental concern” with the “Being”. Seeing that withdrawal is the place and the form of the “Being”, the phenomenology of withdrawal in Danis’ work enables us to answerthe ontological question: “What is the Being?” Moreover, ontology being inseparable from the ontic, the figure of the withdrawal enables the author to consider the question of representation and, in doing so, to reflect on theater, which is the art of representing the absence. In relation with the different characteristics of the withdrawal in our body of texts, we will establish four types of withdrawal: withdrawal as a mark of absence; “with-drawal” as an attempt to demarcate, to draw a dividing line; withdrawal (retrait) as a repetition of the absence (in reference to the meaning of the prefix “re-” in French, as the mark of the repetition); withdrawal as a presence of the absence, or as a denoted and noted absence. Such a categorization will enable us to highlight all that is withdraw in Daniel Denis’ work (words, images, ideas, figures) and, more generally, to evidence the unfailing link between ontology and dramaturgy, between speech on the Being and speech of the being.

Balkowski, 2014, PDF ###



Daniel Danis - ensemble de l'oeuvre (oeuvre)
TitreDaniel Danis - ensemble de l'oeuvre
AuteurDaniel Danis
Parution9999
TriDaniel Danis - ensemble de l'oeuvre
Afficheroui

Outils de la page

complaint