Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Enfance

enfance.jpg Nathalie Sarraute, Enfance, Paris, Gallimard (Blanche), 1983, 256 p.

« Ce livre est écrit sous la forme d’un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui, par ses mises en garde, ses scrupules, ses interrogations, son insistance, l’aide à faire surgir «quelques moments, quelques mouvements encore intacts, assez forts pour se dégager de cette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs […] ouatées qui se défont et disparaissent avec l’enfance». Enfance passée entre Paris, Ivanovo, en Russie, la Suisse, Saint-Pétersbourg et de nouveau Paris. Un livre où l’on peut voir se dessiner déjà le futur grand écrivain qui donnera plus tard une œuvre dont la sonorité est unique à notre époque. »
(Quatrième de couverture)

Documentation critique

DIVER, Ruth, Enfants russes, écrivains français: Nathalie Sarraute, Romain Gary, Paris, Honoré Champion, 2013, 520 p. +++ Monographie

### Résumé
Nathalie Sarraute et Romain Gary, nés dans l’empire russe et venus avec un de leurs parents s’installer en France pendant leur enfance, ont conservé des liens avec leur héritage culturel russe et tiré de l’expérience du déracinement des thématiques littéraires. L’œuvre de Sarraute est écrite contre Tolstoï et prolonge les explorations psychiques de Dostoïevski ; l’œuvre de Gary montre sa dette envers la culture yiddish et les modèles russes de mystification. Le déracinement explique le caractère obsessionnel de l’attention de Sarraute à la sous-conversation, et la prédilection de Gary pour la multiplication identitaire.

Table des matières ###

WEI, Keling, « Pluralité des voix et repentirs autobiographiques : une lecture d’Enfance de Nathalie Sarraute », Études françaises, vol. 40, n° 2 (2004), p. 101-114. +++ Article de revue

###Wei, 2004, PDF
Wei, 2004, HTML ###

RAMSAY, Raylene L., The French New Autobiographies : Sarraute, Duras and Robbe-Grillet, Gainsville, University Press of Florida, 1996, 263 p. +++ Monographie

LEJEUNE, Philippe, Les brouillons de soi, Paris, Seuil, 1998, 426 p. +++ Monographie

HIMY-PIÉRI, Laure, Enfance (1983), Nathalie Sarraute, Paris, Hatier (Profil d’une oeuvre, n° 243), 2001, 127 p. +++ Monographie

BOUÉ, Rachel, Enfance : Nathalie Sarraute, Paris, Bertrand-Lacoste (Parcours de lecture, n° 127), 2000, 91 p. +++ Monographie

GERVAIS, Kelly Marguerite, « La nouvelle autobiographie comme acte de lecture », thèse de doctorat, Department of French, University of Toronto, 1992, 252 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Le Miroir qui revient et Angélique ou l’enchantement d’Alain Robbe-Grillet et Enfancede Nathalie Sarraute posent un problème de lecture car les techniques du Nouveau Roman resurgissent dans un nouveau discours qui change les “horizons d’attente” des lecteurs de l’autobiographie comme des lecteurs du Nouveau Roman. Face à cette mutation, nous avons en vue d’examiner comment le “pacte autobiographique” modifie la lecture de certaines structures déjà mises en place dans le roman. À l’encontre des études sur le genre autobiographique qui tendent à nier toute “différence interne au texte”, nous posons qu’il existe des marques textuelles qui différencient ce genre du roman. Nous parcourons, en premier lieu, la théorie de l’autobiographie afin de souligner que ce genre est plutôt un mode de lecture qu’un ensemble de règles constitutives. Dans notre discussion des ouvrages de Philippe Lejeune, d’Elisabeth Bruss et d’autres théoriciens du genre, nous constatons que la convention essentielle de l’autobiographie repose sur l’identité de l’auteur, du narrateur et du personnage principal. Cette identité donne à l’instance narrative une fonction référentielle et rhétorique qui n’existe pas dans la fiction. Ceci nous mène à soutenir que, même s’il n’y a aucune différence “formelle” qui puisse distinguer l’autobiographie du roman, il existe des manifestations du pacte autobiographie dans le texte qui incitent à la lecture autobiographique. C’est afin de faire ressortir ces manifestations que, dans un deuxième temps, nous faisons appel à la théorie des actes de langage de J. L. Austin et à la typologie de John Searle, car, selon nous, l’autobiographie se distingue du roman au niveau des fonctions du langage. En nous penchant sur le niveau illocutoire du langage, nous proposons des outils d’analyse qui, en dégageant les marques textuelles de l’autobiographie, révèlent comment la “nouvelle autobiographie” se lit différemment du “nouveau roman”. Afin de mettre au jour la différence illocutoire entre le “je” autobiographique et le “je” fictif, nous faisons l’analyse des fonctions “romanesques” des actes de langage dans un roman de chaque auteur (Dans le labyrinthede Robbe-Grillet et Portrait d’un inconnu de Sarraute). Nous espérons que ces analyses montreront comment fonctionne cette “nouvelle” communication entre auteur et lecteur et pourquoi il n’est pas surprenant que les “nouveaux romanciers” comme Robbe-Grillet et Sarraute se soient mis a l’acte autobiographique. »

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RAMIREZ, Ana María, « Autobiography as an experience of communication », thèse de doctorat, faculté des lettres, Brown University, 1992, 244 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« This dissertation analyzes the communicative aspect of autobiographical writing under a literary pragmatics approach. An autobiography’s unique character is the product of the autobiographer’s representation and interpretation of his past communication with others (and past perceptions of his self) as they affect him at the moment of narration and as he communicates with the reader. Texts from Colette, Julien Green and Nathalie Sarraute are selected because they focus on the communicative dynamics that occur during childhood and upon reliving those experiences. The first chapter develops a methodology based on theories of communicative action and speech acts, reader-response and narratology. The model is inspired by Habermas’ reading of Dilthey’s theory of understanding expression for whom self-consciousness and ego identity occur at the point where intrapersonal and interpersonal communication intersect. The second chapter consists of a reading of Colette’s La maison de Claudine. The autobiographical self is defined by her communicative experiences as daughter, mother, child and adult. Central to the analysis is the dual function of interrogation : self-knowledge in the narrating and reading moments and the display of multiple voices in the text. The third chapter on Green’s Partir avant le jourshows how the autobiographer deconstructs the discourse and silence that dominated his past by making them part of his story-telling. The initial ignorance and ultimate discovery of his homosexuality are the product of the communication dynamics that shaped his life. The text’s narrative syntax reveals how discourse and silence are anticipated and assimilated by the narrator and the reader. The fourth chapter explains the role of tropismes in Sarraute’s Enfance. Images which evoke tropismes are usually accompanied by a description of the perlocutionary effect that utterances originally had on the child. The representation of perlocutionary effects invites the reader to empathize more readily with the autobiographer. In general, the study contributes to a better understanding of the importance of speech acts to the mnemonic and reading processes ; further, it explores how the autobiographical self defines its identity in terms of otherness. »

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ANGELINI, Eileen M., « And the Voice of the Child Natacha Makes Three : A Study of the Dialoguing Voices in Nathalie Sarraute’s Enfance », Romance Languages Annual, vol. 6 (1994), p. 6-12. +++ Article de revue

HEWITT, Leah Dianne, Autobiographical Tightropes : Simone de Beauvoir, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Monique Wittig and Maryse Condé, Lincoln, University of Nebraska Press, 1992 [1990], 259 p. +++ Monographie

HAVERCROFT, Barbara, « L’autobiographie comme reprise : l’exemple d’Enfance de Sarraute », Tangence, n° 42 (décembre 1993), p. 131-145. +++ Article de revue

###Havercroft, 1993, PDF ###

VERCIER, Bruno, « (Nouveau) Roman et autobiographie : Enfance de Nathalie Sarraute », French Literature Series, n° 12 (1985), p. 162-170. +++ Article de revue

VAN ROEY-ROUX, Françoise, « Enfance de Nathalie Sarraute ou de la fiction à l’autobiographie », Études littéraires, vol. 17, n° 2 (1984), p. 273-282. +++ Article de revue

###Étude des voix énonciatives dans Enfance. ###

O’CALLAGHAN, Raylene, « Voice(s) in Nathalie Sarraute’s Enfance », New Zealand Journal of French Studies, vol. 9, n° 1 (mai 1988), p. 83-94. +++ Article de revue

###Étude des voix énonciatives dans Enfance. ###

RAFFY, Sabine, « Chapitre V. Enfance : la ligne de fuite », dans Sarraute romancière : espaces intimes, New York, Peter Lang (American University Studies. Series II, Romance Languages and Literature, vol. 60), 1988, p. 231-247. +++ Monographie

###Il s’agit d’un chapitre de monographie. ###

JEFFERSON, Ann, « Différences et différends chez Nathalie Sarraute », dans Joëlle GLEIZE et Anne LEONI (dir.), Nathalie Sarraute, un écrivain dans le siècle, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2000, p. 11-20. +++ Chapitre de collectif

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RABATÉ, Dominique, « Le dedans et le dehors », dans Joëlle GLEIZE et Anne LEONI (dir.), Nathalie Sarraute, un écrivain dans le siècle, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2000, p. 47-60. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de l’Université de Provence - Janvier 1996.

« Du roman au “récit”, l’écriture de Nathalie Sarraute dessine en fait un espace particulier. Le trajet, la courbe que tracent ses écrits est l’espace même du texte, tissu énergétique, tissu que l’oeuvre doit constamment réaffirmer vivant contre son destin mortifère. Le texte en train de s’écrire et de se lire est son milieu véritable. (…) Le texte serait ainsi le véritable espace de contact entre le dedans et le dehors […] »
(Extrait, p. 60.) ###

LEONI, Anne, « L’usage des langues », dans Joëlle GLEIZE et Anne LEONI (dir.), Nathalie Sarraute, un écrivain dans le siècle, Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2000, p. 73-81. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de l’Université de Provence - Janvier 1996. ###

PHILLIPS, John, Nathalie Sarraute : Metaphor, Fairy-Tale and the Feminine of the Text, New York, Peter Lang (Writing About Women : Feminist Literary Studies, vol. 13), 1994, 285 p. +++ Monographie

JEFFERSON, Ann, « Autobiography as Intertext : Barthes, Sarraute, Robbe-Grillet », dans Michael WORTON et Judith STILL (dir.), Intertextuality : Theories and Practices, Manchester, Manchester University Press, 1990, p. 108-129. +++ Chapitre de collectif

MINOGUE, Valérie, « Fragments of a Childhood : Nathalie Sarraute’s Enfance », Romance Studies, vol. 9 (hiver 1987), p. 71-83. +++ Article de revue

PUGH, A. C., « La tentation autobiographique chez les anciens nouveaux romanciers », La Chouette, n° 19 (novembre 1987), p. 32-42. +++ Article de revue

TON-THÂT, Thanh-Vân, « Représentations de l’enfance chez Proust et chez Nathalie Sarraute : affinités, réécritures et subversions », Roman 20-50, vol. 38 (décembre 2004), p. 91-99. +++ Article de revue

###« Plus que Proust, Sarraute se livre à un travail de réécriture ludique autour des clichés littéraires de l’enfance, aboutissant à une “satire” dans tous les sens du terme : satura, mélange (autobiographie entée, tentée par la fiction) et risque de saturation, de nausée devant les facilités du pathétique convenu, du lyrisme, et l’effet de pacotille de la couleur locale. »
(Extrait de la conclusion, p. 98) ###

ROULIN, Jean-Marie, « Y a-t-il deux “p” à apercevoir ? Enfance de Nathalie Sarraute, une poétique de l’image », Rivista di Letterature Moderne e Comparate, vol.  56, n° 3 (été 2003), p. 317-336. +++ Article de revue

LEE, Mark D., « L’écriture et la vie : Nathalie Sarraute », Dalhousie French Studies, vol. 47 (été 1999), p. 147-154. +++ Article de revue

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MINOGUE, Valerie, « The Hand of the Child : A Basic Figure in the Work of Nathalie Sarraute », Romance Studies, vol. 27 (printemps 1996), p. 73-83. +++ Article de revue

###Étude concernant Tropismes (1939), Enfance (1983) et Tu ne t’aimes pas (1989). ###

CHARRAS, Marie-Claude, «De l’usage de la parole : Enfance de Nathalie Sarraute », Rivista di Letterature Moderne e Comparate, vol. 40, n° 2 (printemps 1996), p. 215-234. +++ Article de revue

GRATTON, Johnnie, « Autobiography and Fragmentation : The Case of Nathalie Sarraute’s Enfance », Nottingham French Studies, vol. 34, n° 2 (automne 1995), p. 31-40. +++ Article de revue

GRATTON, Johnnie, « Towards Narrativity : Nathalie Sarraute’s Enfance », Forum for Modern Language Studies, vol. 31, n° 4 (automne 1995), p. 300-311. +++ Article de revue

BOUÉ, Rachel, « L’écriture à haute voix : sur l’oeuvre romanesque de Nathalie Sarraute », Poétique, vol. 26, n° 102 (avril 1995), p. 141-152. +++ Article de revue

GERVAIS, Kelly, « Portrait d’un inconnu : A Comparative Analysis of the Speech Acts in the Novel Portrait d’un inconnu and the Autobiography Enfance of Nathalie Sarraute », New Novel Review : Nueva Novela / Nouveau Roman Review, vol. 2, n° 2 (printemps 1995), p. 44-59. +++ Article de revue

KAPUSCINSKI, Gisèle, « L’écriture autobiographique de Nathalie Sarraute dans Enfance », Simone de Beauvoir Studies, vol. 12 (1995), p. 45-51. +++ Article de revue

BARRETTA, Daniela, « La poesia di un testo tra razionalità e sensazione : Enfance di Nathalie Sarraute », Annali Istituto Universitario Orientale, Sezione Romanza, vol. 35, n° 1 (hiver 1993), p. 25-39. +++ Article de revue

O’CALLAGHAN, Raylene, « La nouvelle autobiographie de Nathalie Sarraute et la question du sexe du texte », Degre Second : Studies in French Literature, vol. 13 (décembre 1992), p. 51-58. +++ Article de revue

GOSSELIN, Monique, « Enfance de Nathalie Sarraute : les mots de la mère », Revue des sciences humaines, vol. 222, n° 2 (printemps 1991), p. 121-142. +++ Article de revue

BAEHLER, Aline, « Les autobiographies d’Alain Robbe-Grillet et de Nathalie Sarraute : des fictions motivées », Dalhousie French Studies, vol. 18 (printemps 1990), p. 19-30. +++ Article de revue

O’CALLAGHAN, Raylene L., « Reading Nathalie Sarraute’s Enfance : Reflections on Critical Validity », Romanic Review, vol. 80, n° 3 (mai 1989), p. 445-461. +++ Article de revue

MINOGUE, Valerie, « Nathalie Sarraute’s Enfance : From Experience of Language to the Language of Experience », dans Robert GIBSON (dir.), Studies in French Fiction in Honour of Vivienne Mylne, London, Grant & Cutler, 1988, p. 209-224. +++ Chapitre de collectif

BRODZKI, Bella, « Mothers, Displacement, and Language in the Autobiographies of Nathalie Sarraute and Christa Wolf », dans Bella BRODZKI et Celeste SCHENCK (dir.), Life / Lines : Theorizing Women’s Autobiography, Ithaca, Cornell UP, 1988, p. 243-259. +++ Chapitre de collectif

WENT-DAOUST, Yvette, « Enfance de Nathalie Sarraute ou le pouvoir de la parole », Les Lettres romanes, vol. 41, n° 4 (novembre 1987), p. 337-350. +++ Article de revue

PATTERSON, Yolanda Astarita, « Childhood Memories : Nathalie Sarraute’s Enfance and Simone de Beauvoir’s Mémoires d’une jeune fille rangée », Simone de Beauvoir Studies, vol. 4 (1987), p. 151-157. +++ Article de revue

ANGELINI, Eileen M., Strategies of “Writing the Self” in the French Modern Novel : c’est moi, je crois, Lewiston / N. Y., E. Mellen Press (Studies in French Literature, vol. 52), 2001, 152 p. +++ Monographie

BERNARD, Michel, « “Mes mots à moi” : aperçus lexicométriques sur l’oeuvre de Nathalie Sarraute », dans Agnès FONTVIELLE et Philippe WAHL (dir.), Nathalie Sarraute : du tropisme à la phrase, Lyon, Presses Universitaires de Lyon (Textes & Langue), 2003, p. 59-69. +++ Chapitre de collectif

DAZORD, Noël, « La phrase en devenir de Nathalie Sarraute », dans Agnès FONTVIELLE et Philippe WAHL (dir.), Nathalie Sarraute : du tropisme à la phrase, Lyon, Presses Universitaires de Lyon (Textes & Langue), 2003, p. 113-138. +++ Chapitre de collectif

FAVRIAUD, Michel, « La ponctuation de Nathalie Sarraute ou le théâtre de la phrase », dans Agnès FONTVIELLE et Philippe WAHL (dir.), Nathalie Sarraute : du tropisme à la phrase, Lyon, Presses Universitaires de Lyon (Textes & Langue), 2003, p. 163-173. +++ Chapitre de collectif

STISTRUP-JENSEN, Merete, « “Nein, das tust du nicht” : la phrase en langue étrangère chez Nathalie Sarraute », dans Agnès FONTVIELLE et Philippe WAHL (dir.), Nathalie Sarraute : du tropisme à la phrase, Lyon, Presses Universitaires de Lyon (Textes & Langue), 2003, p. 209-219. +++ Chapitre de collectif

DUFAYS, Jean-Louis, « Received Ideas and Literary Reception : The Functions of Doxa in the Understanding and Evaluation of Texts », Poetics Today, vol. 23, n° 3 (automne 2002), p. 443-464. +++ Article de revue

###Résumé
« This essay starts by surveying different approaches to the concept of doxa - those developed by Roland Barthes, Charles Grivel, Marc Angenot, but also Daniel Castillo Durante - and by showing that the term doxa is used to designate a system of beliefs as well as a specific ideological maxim. It proceeds to emphasize the connection of doxa to the question of stereotype and its crucial role in the process of reading. Doxa can be assimilated to ideological stereotypes and, as such, does not reduce to content inscribed in the text ; it also functions as a tool in meaning construction and in evaluation if not as the very condition of literary reading insofar as the latter relies on a sacralization of literature. Finally, doxa appears as a valuable tool for the analysis of reading effects when we consider its modes of enunciation. The essay thus compares the innocent doxa in a text by Edouard Bled with the distanced doxa in a text by Jean Cau and / or the ambivalent doxa in Enfance by Nathalie Sarraute (each of which is presented in the Appendix). However, it concludes on the idea that the perception of these effects primarily depends on the reader’s ideological flexibility. » ###

GOSSELIN, Monique, Enfance de Nathalie Sarraute, Paris, Gallimard (Foliothèque, n° 57), 1996, 256 p. +++ Monographie

KNAPP, Bettina, « Chef d’oeuvre et art poétique : Enfance », dans Nathalie Sarraute, Amsterdam / Atlanta, Rodopi (Littérature française contemporaine, XXIV), 1994, p. 7-27. +++ Monographie

###Il s’agit d’un chapitre de monographie. ###

BESSIÈRE, Jean, « Apories contemporaines du narratif et fable féminine : Anaïs Nin, Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, Elsa Morante », dans L’Autre du roman et de la fiction, Paris, Lettres modernes (Études romanesques, n° 4), 1996, p. 51-73. +++ Collectif

GOSSELIN-NOAT, Monique, « “L’inter-dit” dans les “fictions” de Nathalie Sarraute », dans Pascale FOUTRIER (dir.), Éthiques du tropisme. Nathalie Sarraute, Paris, L’Harmattan, 2000, p. 127-151. +++ Chapitre de collectif

CLAYTON, Alan J., Nathalie Sarraute ou le tremblement de l’écriture, Paris, Lettres modernes (Archives des lettres modernes, n° 238), 1989, 89 p. +++ Monographie

###Les oeuvres contemporaines étudiées sont L’usage de la parole (1980) et Enfance (1983). ###

EAKIN, Paul John, Touching the World : Reference in Autobiography, Princeton, Princeton University Press, 1992, 249 p. +++ Monographie

LEJEUNE, Philippe, « Paroles d’enfance », Revue des sciences humaines, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Alan J. CLAYTON et Bernard ALAZET, n° 217 (janvier-mars 1990), p. 23-38. +++ Article de revue

###Aborde aussi L’usage de la parole (1980). ###

RYKNER, Arnaud, « Le petit pan du mur rose », Critique, vol. 58, n° 656-657 (hiver 2002), p. 94-104. +++ Article de revue

###Rykner étudie, entre autres, Pour un oui ou pour un non (1982) et Enfance (1983).

« […] Sarraute se situe, elle, en amont non en aval du langage, comme si elle tentait - et réussissait - l’impossible pari de se tenir résolument dans l’envers de l’écran, dans l’en-deçà de la coupure (là où gît le tropisme lui-même, qui n’est peut-être que la forme poétique contemporaine du Réel). L’échec du langage, vécu jusque là comme une catastrophe, devient la matière même de l’oeuvre, et son triomphe propre. Derrière l’écran des mots, le monde vient enfin à naître, dans une sorte de big bangcontinu, dont la déflagration est la marque même de la vie - la vie est là, ni simple, ni tranquille, mais bien à l’état pur. »
(Extrait, p. 104)

Article publié à nouveau, en 2004, dans :

RYKNER, Arnaud, « IV. Le petit pan de mur rose », dans Pans. Liberté de l’oeuvre et résistance du texte###

FOUTRIER, Pascale, « Enfance, généalogie d’une écriture », Critique, vol. 58, n° 656-657 (hiver 2002), p. 36-50. +++ Article de revue

###« Sarraute affirme avoir pressenti “dès l’enfance” l’objet de ce qui deviendra une “technique” d’écriture. Ainsi Enfanceest aussi une généalogie de l’écrivain par lui-même : le tropisme est indiscernablement une stylisation de soi et l’invention d’une “technique” d’écriture. […] »
(Extrait, p. 37) ###

HARGER-GRINLING, Virginia A., Alienation in the New Novel of France and Quebec : An Examination of the Works of Nathalie Sarraute, Michel Butor, Robbe-Grillet, Gérard Bessette, Jean Basile, and Réjean Ducharme, Fredericton, York Press, 1985, 175 p. +++ Monographie

TOBIASSEN, Elin Beate, Vers l’instant. Lecture de Portrait d’un inconnu de Nathalie Sarraute, Bern, Peter Lang (Série XIII : langue et littérature françaises, n° 272), 2003, 225 p. +++ Monographie

###Étudie aussi Enfance (1983). ###

SHERINGHAM, Michael, « Nathalie Sarraute : Enfance », dans French Autobiography : Devices and Desires, Oxford, Clarendon Press, 1993, p. 156-164. +++ Monographie

BROWN, Llewellyn, « VIII - Nathalie Sarraute. Soupçon du mensonge, certitude de la fêlure », dans Figures du mensonge littéraire : études sur l’écriture au XXe siècle, Paris, L’Harmattan, 2005, p. 359-405. +++ Monographie

###« Les oeuvres de Sarraute que nous avons étudiées font reposer une grande partie de leur problématique sur la question du mensonge et de la vérité, du vrai et du faux. Enfanceproposait un scénario des origines, permettant de suivre une dialectique dans la prise de conscience de la tromperie inhérente au langage et le passage de la valeur de la vérité vers la question du savoir que la pratique de l’écriture permet de traiter. » ###

BRÉE, Germaine, « Autogynography », The Southern Review, vol. 22, n° 2 (printemps 1986), p. 223-230. +++ Article de revue

BELL, Sheila, « Endings in Autobiography : The Example of Enfance », L’esprit créateur, vol. 36, n° 2 (été 1996), p. 21-36. +++ Article de revue

DENÈS, Dominique, Étude sur Nathalie Sarraute : Enfance, Paris, Ellipses (Résonances), 1999, 92 p. +++ Monographie

SCHMUTZ, Marianne, Enfance de Nathalie Sarraute comme autobiographie, Lyon, Aldrui, 1999, 205 p. +++ Monographie

FOULON, Laure, « L’autobiographie dans Enfance de Nathalie Sarraute », mémoire de maîtrise, faculté des lettres et civilisations, Université Lyon 3, 1988, 109 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

MOTTA BOTELHO, Francisco, « Nathalie Sarraute, dépossession et constitution du soi : la structuration narcissique du sujet d’écriture sarrautien », thèse de doctorat, département des lettres, Université Paris 7, 1990, 398 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###En partant d’un corpus textuel composé de deux oeuvres de Nathalie Sarraute, L’usage de la parole et Enfance###

HADEF, Khaled Chams-Eddine, « Le dit dans deux méditations temporelles : The Waves de Virginia Woolf et Enfance de Nathalie Sarraute », thèse de doctorat, département des lettres, Université Paris 7, 1990, 321 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

LESOT, Adeline, L’autobiographie, de Montaigne à Nathalie Sarraute : thèmes et questions d’ensemble, Paris, Hatier (Profil, n° 111), 1993 [1988], 79 p. +++ Monographie

CHABAT, Guillaume, « De l’autobiographie à l’anti-autobiographie : le cas de Virginia Woolf et Nathalie Sarraute », mémoire de maîtrise, faculté des lettres et civilisation, Université Lyon 3, 1996, 98 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

DUBOIS, Nathalie, « L’écriture de l’enfance dans Enfance de Nathalie Sarraute et Autres rivages de Vladimir Nabokov », mémoire de maîtrise, faculté des lettres, Université Bordeaux 3, 1998, 108 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

GRONDAL, Ewa, « Nathalie Sarraute : raconter l’Enfance », mémoire de maîtrise, Department of French Language and Literature, Université McGill, 1994, 94 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« This Master’s thesis is based on Nathalie Sarraute’s book Enfance, published in 1983. One would be tempted to classify this work among other autobiographies … if the author were not opposed to this idea. Nevertheless, we will attempt to discover what category this book belongs to in our study. In the introduction we give conventional and classical definitions of both the autobiography and the novel. In the first chapter we analyse Enfanceas an autobiography, according to the criteria of certain theoreticians such as Jean Starobinski, Elisabeth Bruss and Philippe Lejeune. We shall also compare it with similar genres, such as memoirs, the fictional autobiography and the selfportrait. In the second chapter we will read this work as a novel, comparing it to other novels by Sarraute as well as to an autobiographical novel. After having examined the different readings of this work, we conclude that Enfancedoes not belong to any of the proposed categories in its entirety. The author, therefore, has given us a new genre which finds itself somewhere between an autobiography and a novel. »

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WILSON, Suzanne, « Auto-bio-graphie : vers une théorie de l’écriture féminine », The French Review, vol. 63, n° 4 (mars 1990), p. 617-622. +++ Article de revue

EIGENMANN, Eric, « Nathalie Sarraute : Disent les imbéciles, L’usage de la parole, Elle est là, Enfance », Yale French Studies, n° 75 (1988), p. 7-24. +++ Article de revue

VALENTA, Eva Danielle, « Doubled selves and Fractured Childhoods : A Study of the “récit d’enfance” in Nathalie Sarraute, Agota Kristof and Claude Esteban », thèse de doctorat, Department of Comparative Literature, Cornell University, 1991, 222 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« This study focuses on the “récits d’enfance” of three bilingual European francophone writers in an effort to explore the relationship between language(s) and its influence on subjectivity, as well as the expression of this relationship in the literary form of the childhood récit.

Esteban’s Le Partage des mots, Sarraute’s Enfance and Kristof’s Le Grand Cahierare three recent “récits d’enfance” written in French that incorporate the problem of bilingualism into the literary expression of childhood. From radically different backgrounds in a century of widespread mass movement, upheaval and exile, these authors draw on their own experience of marginality stemming from the necessity of creating an identity in the no man’s land of different cultures and languages. Their “récits d’enfance” allow them to explore a search for identity when another language and its culture affected them from birth (Claude Esteban), early (Nathalie Sarraute) or later in life (Agota Kristof).

The concept of the “récit d’enfance” is a new one and seems to reflect the need in the late twentieth century to express in a relatively unrestrained, creative form the struggle for identity in an increasingly alien world. The “récit d’enfance” functions in the indeterminate margins of autobiography and fiction, freely combining elements of both, although reducible to neither. It resembles its main subject - childhood - by the manner in which it explores fundamental questions of human identity and existence through the creative combination of invention, imagination and experience.

The “récit d’enfance” is particulary well suited to the exploration of language and identity formation in the bilingual. Bilinguals are both privileged and cursed by an essentially double vision of the world, because they have access to a double system of linguistic representation. This study examines how the “récit d’enfance”, the text of an as yet undefined individual - the child - lends itself to the bilingual’s sense of being between worlds, and to the feeling of loss and difficulty in self-perception and self-determination that can result. A study of such an exploration leads us to redefine the autobiographical project and to analyze the innovative forms of writing that result from it. »

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JUBINVILLE, Yves, « Les voix-es de l’enfance : lecture textuelle d’Enfance de Nathalie Sarraute », mémoire de maîtrise, département des études françaises, Université de Montréal, 1993, 134 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

JACCOMARD, Hélène, « Tropismes alimentaires dans Enfance de Nathalie Sarraute », Mots Pluriels, n° 15 (septembre 2000), [revue en ligne]. +++ Article de revue

###Jaccomard, 2000, HTML ###

DRIESSEN, Julie, « Jean-Paul Sartre’s Les mots and the “nouvelles autobiographies” of Alain Robbe-Grillet, Nathalie Sarraute and Marguerite Duras : A Comparison », thèse de doctorat, Department of Foreign Languages and Literatures, Louisiana State University, 2005, 206 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Jean-Paul Sartre’s autobiography Les mots (1964) is shown to be a departure from the Sartrean oeuvre because it represents an abandonment of “littérature engagée”. In Les mots Sartre not only abandons “littérature engagée”, but also embraces a view of literature which he formerly opposed - “l’art pour l’art”. Sartre defines his views of literature - littérature engagée - in Qu’est-ce que la littérature ? (1948). Robbe-Grillet defines “l’art pour l’art” in Pour un nouveau roman (1963). In Les motsSartre embraces Robbe-Grillet’s “l’art pour l’art” and abandons his own “littérature engagée”. Since these two views of literature are theoretically opposed, it is interesting to find that Sartre makes this one-hundred-and-eighty-degree turn. Sartre’s shifted view of literature, as represented in Les mots, is further supported by a comparison of it to the autobiographies of a selection of Nouveaux Romanciers : Alain Robbe-Grillet’s Le miroir qui revient (1984), Nathalie Sarraute’s Enfance (1983), and Marguerite Duras’s L’amant ( 1984). The autobiographies of the Nouveaux Romanciers are used as illustrations of Robbe-Grillet’s notion of “l’art pour l’art”. Although Sarraute and Duras do not claim allegiance to Robbe-Grillet’s view of literature, nor to the name “Nouveau Romancier”, their autobiographies are similar enough to Robbe-Grillet’s that they seem to be part of his school of thought. The relationship between Sartre and Robbe-Grillet adds to the irony of Sartre’s shifted view of literature. Sartre rejects practitioners of “l’art pour l’art” in Qu’est-ce que la littérature ?and Robbe-Grillet specifically rejects Sartre and his “littérature engagée” in Pour un nouveau roman. »

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HE, Yongyan, « Writing the Labyrinth of the Self : Marguerite Duras and Autobiography », thèse de doctorat, Department of French and Romance Philology, Columbia University, 2005, 253 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« My dissertation explores the autobiographical aspects of Marguerite Duras’ work, which have become a common place of literary criticism since the publication of L’amantin 1984. Although the interweaving of life and books has long been recognized as a characteristic of Duras’ writing, there are surprisingly very few critical studies on Duras’ practice of autobiography. My study is therefore devoted to a systematic autobiographical appraisal of her texts. The first chapter examines the relationship between memory and autobiography, showing how Duras’ childhood in Indochina provides the necessary framework for her writing and how this writing, concretized in a series of family stories, applies a variety of genres (novel, theater, essay, autobiography) and presents a controversial term : autofiction. The second chapter studies Duras’ war writings. The dual aspect of these writings - an historical and political context (the representation of the Holocaust) and the revelation of her personal experience (waiting for her husband to return from the concentration camps) - brings memoirs and autobiography into consideration according to their distinct and complementary characteristics: political life / personal life, historicity / individuality. By telling her personal life as part of collective life, Duras implements the convergence of personal and global history ; the intimate and the collective in her writing. The third chapter deals with two questions. The first part explores the links between writing and autobiography, showing how writing became one of major components of Duras’ life as well as a recurrent subject of her writing. She develops “a writing on writing”, in which the act of writing itself becomes the subject of writing. The second part analyzes how Duras’ self-representation, by favoring generic encounters and abolishing artistic frontiers, results in the creation of new hybrid forms and genres : ciné-roman, film textualisé, texte-théâtre-film, roman / autobiographie, interview stylisée. In this dissertation, I examine Duras’ work in the light of the theoretical exploration of autobiography as a genre, with reference to other autobiographical voices (such as Colette, Sarraute and Robbe-Grillet), and against the historical background of colonialism and the Second World War. »

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MUSSELMAN, Kristin Swenson, « Reading the Narrative Child in Twentieth-Century French-Language Literature », thèse de doctorat, Department of French and Italian, Northwestern University, 2004, 245 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« In this dissertation, I analyze late twentieth-century French-language literature in which child-narrators are featured. Central to my study are the ways in which each narrator’s condition as a child shapes the narrative, and the creation of a narrative voice that aims to evoke that of a “child”, however that figure is defined within the pages of the texts in question. These texts, in their duplicitous renderings of a child’s point of view through an adult writer, work to counteract the homogenizing tendencies of some forms of globalizing public discourse on the child. My corpus is varied, and seeks to draw from different literary categories, focusing on a narrative device common to all of the texts. These texts include novels by Azouz Begag, Farida Belghoul, Didier Van Cauwelaert, Ferdinand Oyono, Ahmadou Kourouma and Amélie Nothomb, as well as Nathalie Sarraute’s autobiography. The ages of the texts’ narrators cover a wide span, from Nothomb’s perspective of a newborn baby to Van Cauwelaert’s nineteen-year-old protagonist on the verge of adult territory ; this range works to compare these child-narrators at different stages of their relationships to adults and to language.

The two main features of child-narration that form the crux of this study are the narrators’ evolutions in language, and the fictional child’s position as a silent witness to adult social structures. Furthermore, I identify a number of features that intersect throughout the texts, including “ethnographic threads,” alteration of narrative voice, “child-time” and “child-space,” “zoomorphism,” “secret” knowledge and child-based solidarity, fairytale structures, and family versus public authority. To my knowledge, this dissertation represents one of very few contemporary critical studies devoted to this topic, especially concerning French-language literature across various literary genres. While it is my view that, in contrast to the nineteenth-century Bildungsroman, many of these, texts point to coming of age in negative terms, as a loss, they also designate a culture of childhood, in its difference from adulthood, as a possible source of hope or renewal. »

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PERSSON, Ann-Sofie B., « Tracing Childhood : The Poetics of Autobiography in the Writings of Maria Wine, Patrick Chamoiseau and Nathalie Sarraute », thèse de doctorat, Department of French and Italian, Ohio State University, 2001, 464 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Abstract
« The present study explores how three authors of different geographical and social origin, race, sex and culture, approach the problem of narrating autobiographically the elusive part of their pasts which is childhood. It focuses on the stylistic and narrative strategies used by Maria Wine in Man har skjutit ett lejon[On a tiré sur un lion, my translation], Patrick Chamoiseau in Antan d’enfanceand Chemin d’école, and Nathalie Sarraute in Enfance.

In Chapter 1, the metaphorical image of the author as a caged lion informs the reading of Wine’s autobiography. Through different images of prison - the orphanage, the family, the name, the body - this global metaphor expresses her problematic relation to the world, the others and the self. The stylistic features used to describe the child’s universe from her perspective, convey her entrapment and liberation through metaphor and metamorphosis. Finally, I argue that Wine inscribes, metaphorically, a certain poetics within the narrative, which allows to grasp a poetic vision of existence.

Chapter 2 studies Chamoiseau’s use of partly ethnographical methods to depict and preserve the creole world of his childhood. The oral dimension introduced in the writing, and the myth of paradise and hell which serves to establish a contrast between home and colonial school, dominate the investigation. The child’s play with words and lies reveals a conception of the autobiographical project.

Chapter 3 discusses how Sarraute conveys her childhood experience through the use of the meta-narrative device of a double narrative voice, as well as the role of images and space in the process of remembering. I suggest different ways of reading the work as an anti-literary vocation narrative, as well as a manifesto for a poetics of autobiography through the use of tropisms.

In the concluding remarks, the comparative discussion of the three writers brings out common traits in their responses to the problematic of writing childhood, while underlining that the formulation of a poetics within the autobiography, a shared feature of all three texts, allows the authors to create a meta-commentary on what writing is or can be, inside or outside the autobiographical realm. »

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DESY-GIGUÈRE, Denyse, « Souvenirs et récits autobiographiques, suivis de, Essai sur l’intertextualité et les palimpsestes dans les nouvelles du présent recueil », thèse de doctorat, département des littératures, Université Laval, 2004, 310 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« “Souvenirs et récits autobiographiques, suivis d’un Essai sur l’intertextualité et les palimpsestes”, est une thèse de doctorat en création littéraire composée de deux sections. La première comprend vingt-six nouvelles subdivisées à leur tour en six parties formées, d’abord, de souvenirs proprement dits, ensuite, d’une incursion dans le fantastique et de variations sur un thème d’Edgar Allan Poe ainsi que d’un triptyque basé sur des relations ambiguës entre deux femmes. Le recueil se termine par des histoires traditionnelles comprenant une introduction, un noeud et un dénouement. La sixième partie est exclusivement consacrée au “Lac des Anémones” dont l’esprit diffère de celui des autres nouvelles comme pour marquer la fin d’un cycle et le début d’un autre.

Les souvenirs comme tels sont délaissés assez rapidement dans l’élaboration de cette autobiographie afin de permettre au narrateur une plus grande liberté d’action avec l’emploi du fantastique. En effet, le fantastique dévoile des vérités profondes sur l’âme humaine sans toutefois avoir à les nommer. Le lecteur est confronté à des énigmes dont la solution réside justement dans ses capacités empathiques. En somme, le lecteur et le narrateur se trouvent devant eux-mêmes comme Narcisse devant son destin.

La réflexion théorique servira à mettre en lumière les influences de différents auteurs qui transparaissent tout au long des nouvelles. Cette deuxième section se divise aussi en six parties qui ne correspondent pas toujours à celles du volet création, c’est-à-dire : souvenirs, incursion dans le fantastique, variations sur un thème d’Edgar Allan Poe ou relations ambiguës entre deux femmes. La cinquième partie s’intéresse à la genèse des nouvelles qui mettent un terme à cet exposé. Les écrivains mis à contribution ont noms : Daudet, Roy, Sartre, Camus, Sarraute, Zola, Woody Allan ou Edgar Allan Poe, pour n’en nommer que quelques-uns.

Quant à l’étude de la théorie, elle se fera à l’aide de la narratologie avec, notamment, Gérard Genette, du fantastique avec Tzvetan Todorov et de l’insolite avec Louis Vax. Mais comme l’auteur demeure tributaire de ses origines, une grande part de cette étude relève de la Bible et de son critique littéraire Northrop Frye, qui s’est particulièrement intéressé aux Saintes Écritures. »

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BANK, Hilda, « Collective Memory and Personal Identity : Marguerite Yourcenar, Le labyrinthe du monde », thèse de doctorat, Department of Romance Languages and Literatures, George Washington University, 2002, 218 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Autobiographical writing belongs to a tradition rooted in a Western concept of individuality. In Le Labyrinthe du monde, Marguerite Yourcenar asserts herself against this tradition. She does not tell the story of her life, and she distances herself from confessional or psychoanalytic forms of self-portrayal. Like other twentieth century French autobiographers she is suspicious of the borderline between personal and collective memory, aware that her voice has been shaped by a multitude of voices.

I put Yourcenar’s autobiographical writing within the context of an evolving autobiographical tradition, and within the context of the autobiographical writing of her contemporaries Julien Green, Nathalie Sarraute and Suzanne Lilar. Yourcenar enters into implicit and explicit dialogues with some of her predecessors, especially Montaigne, Rousseau, and Chateaubriand, and she comments on her own writing, so these texts become a part of the collective memory at work in the text. Her Western humanist view has been transformed by the influence of Oriental philosophy : the human subject is no longer at the center, but remains the observer and transmitter of memories.

Yourcenar writes from the perspective of a French exile living on an island off the East Coast of America. In order to elaborate the question of personal identity, she uses genealogy, the landscapes and cityscapes of her origins, the rhythms and rituals of daily life, the art, and the language that shaped her during her formative years. Reflecting on who she is in terms of her culture, she reflects on what is universal under a variety of appearances. Yourcenar is an exile who does not want to be known by that name. Dislocated from her culture, she is one of a growing number of exiles who create a self from disparate elements of the cultures with which they come into contact, instead of having their personal identity defined by national borders or the confines of a homogenous culture. Ultimately, her sense of self is constituted by the act of writing and by her ability to manipulate the French language in its classical form. »

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ARBIB, Michael A., « Co-Evolution of Human Consciousness and Language », Annals of the New York Academy of Sciences, vol. 929 (avril 2001), p. 195-220. +++ Article de revue

GABARA, Rachel T., « Je de miroirs : French and Francophone Autobiography from Split to Screened Selves », thèse de doctorat, Department of Literature, Science and the Arts, University of Michigan, 2000, 239 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Abstract
« This dissertation examines contemporary autobiographical works in French that confront the dilemma of representing radically fragmented subjectivity. I investigate the strategies by means of which each autobiographer designates and negotiates otherness while narrating his or her life story in words and images.

From an analysis of the fragmentation of text and narrative voice in Roland Barthes par Roland Barthes, I continue with the split subject portrayed by means of dialogue in Nathalie Sarraute’s Enfance. I then address Assia Djebar’s very different fragmentation of autobiography in L’amour, la fantasia. In the second half of the dissertation, I return to Barthes and La chambre claire, using the autobiographical in his essay on photography as the starting point for an exploration of the possibilities for autobiographical film. I discuss Cyril Collard’s filmic adaptation of his autobiographical novel Les nulls fauves as well as two hybrid autobiographical / biographical documentary films, David Achkar’s, Allah Tantou and Lumumba : La mart du prophète by Raoul Peck.

Both Barthes and Sarraute reflect upon themselves in their autobiographies in a third-person voice that proves to be metaphoric ; “I” analyzes “he” or “she” or vice versa and reunifies the fragmented selves with which each text begins. Collard similarly maintains an ultimately introspective model of autobiography, using a combination of an internal sublime object and Hollywood editing strategies to suture his fragmented identity in his film. I argue that Francophone autobiography and autobiographical film, both extreme examples of autobiography in an actual third-person voice, can provide formal possibilities for resisting the traps and temptations of (re)unified selfhood without abandoning the project of self-representation. Djebar, Achkar, and Peck look outward rather than inward as they write others, rather than internal otherness, into their life stories. »

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GLASROTH, Anne, « Enfance de Nathalie Sarraute : vers une écriture tropismique », thèse de doctorat, Department of French, New York University, 1998, 338 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« In 1983, Nathalie Sarraute published Enfance. In this study, which uses a critical and analytical approach, the turn of Sarraute toward autobiography is defined. It is shown that Sarraute’s orientation toward the literature of the “I”, has greatly contributed to the creation of a new form of autobiography.

“Autobiography” as a genre cannot be unilaterally defined today. It is ambivalent, resembling fiction. The phenomenon “autofiction” represents this evolution.

A comparison between Sarraute’s text and traditional autobiographical stories of childhood, acknowledges the similarity, and further demonstrates that Sarraute’s motivation and strategy, coming from her search for tropisms, makes her concentrate on the experience of language, and of memory. A comparison of Enfancewith the autobiographical works of other women writers, indicates the significance of the mother / daughter relationship and the pre-oedipal complex in Sarraute’s book. This emphasizes the repercussions of mother rejection. The particularity of Enfancecan be shown in the context of Sarraute’s literary production: the initial “tropismic” project is intact, but the disintegration of characters and plot that occurred in the novels, and the use of Free Indirect Speech to translate sub-conversations created by unconscious sensations, is no longer present. Enfance reveals, through an important step in Sarraute’s exploration of tropisms, a shift from the anonymous self to herself. To understand Enfance‘s specificity, we also need to link Sarraute’s work to the New Novel. The new novelist’s recent orientation toward autobiography, has contributed to the birth of the “New Autobiography”. This puts into question the validity of the process of memory, incorporates metafictional reflection, and exposes the blurring of reality and fiction. Sarraute’s autobiography has created a unique vision of the self, through a specific type of narrative dialogue which excavates the past through the expression of the preverbal. It is a “tropismic” autobiography. In the tradition of French Autobiography, Enfance has conquered a distinct place among writers who have made the quest for authenticity their ultimate motivation. »

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FERRELL, Brenda Young, « The Problematics of Gender Specificity in Sarraute’s Enfance, Yourcenar’s Quoi ? L’éternité and Desvignes’s Le grain de chanvre ou l’histoire de Jeanne », thèse de doctorat, Department of Modern Foreign Languages and Literatures, University of Tennessee, 1997, 349 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« This dissertation explores the problematics of gender specificity in three twentieth-century French women writers’ works in which there is a strong female protagonist. These works are Nathalie Sarraute’s Enfance, Marguerite Yourcenar’s Quoi? L’éternité, and Lucette Desvignes’s Le grain du chanvre ou l’histoire de Jeanne. This study is divided into two parts. Part One is comprised of two chapters, and Part Two of five. The first chapter of Part One deals with the theory of a specific women’s writing and is subdivided into three parts : woman as reader, woman as writer, and woman as autobiographer. The second chapter presents Sarraute’s, Yourcenar’s and Desvignes’s claims of gender neutrality in their writings, and also discusses the concepts of universality, misogyny, autobiographical style, and the existence of a “new” writing style in these women’s works. The five chapters in Part Two draw on examples from the texts to support my claim that a gender specific writing does, indeed, exist in these three works despite what the writers claim to the contrary. Chapter One deals with innovations in women’s autobiography such as a reticence to reveal one’s self, the issue of truth versus fiction, and the fragmentation of the text. Chapter Two presents certain characteristics of “écriture féminine” which can be found in each of these texts. Chapter Three examines the family relationships in each of these works focusing especially on the mother-daughter relationship and the “maternal” fathers. Chapter Four analyzes these three works as examples of female Bildungsroman drawing on the theories of Esther Kleinbord Labovitz. Finally, Chapter Five discusses certain areas of interest or concern to women which pervade these works: scissors, clothes, dolls, and the powerful effect of words. »

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SCHECHNER, Stephanie Anne, « Writing Theory, Writing Fiction : The Literary Subject in Sarraute, Beckett and Lacan », thèse de doctorat, Department of French and Italian, University of Wisconsin-Madison, 1997, 188 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« This thesis explores the status of language in the novels of Sarraute and Beckett and in the writings of Lacan. By initiating a dialogue between texts from two different discursive fields, my study reveals the way in which all three authors expand the reader’s understanding of the “literary subject”.

Chapter One reviews previous critical interpretations of Sarraute’s texts which tend to combine the Sarrautean conception of the “tropism” with thematic readings of her work. In contrast to these studies, I propose that a close, textual reading which incorporates the notion of the “tropism” allows the reader to appreciate fully the originality of Sarraute’s writings. By analyzing a passage from Sarraute’s autobiographical novel, Enfance, I am able to uncover Sarraute’s obsession with language which marks her understanding of human subjectivity.

Chapter Two presents a reading of Lacan’s “Le stade du mirroir comme formateur de la fonction du Je”. By approaching this text by way of Sarraute, I focus on the way Lacan’s essay materializes instead of on any single “message” he might be intending to convey. I conclude that Lacan’s theoretical essays teach as much about the activities of writing and reading as they do about any particular psychoanalytic “concept”.

Chapter Three examines both the rhetoric and the structure of Beckett’s trilogy (Molloy, Malone meurt, L’Innommable). I identify a certain linguistic “quickening” which inversely parallels the progressive mobilization of the “characters” of the trilogy. It was this “quickening” which drew my attention to the primacy of words in Beckett’s text.

Chapter Four provides a context for the exchange between Beckett and Lacan. Whereas in Chapter Two I concentrated on the process of writing, here I focus on the process of reading. In this chapter, I examine Lacan’s essay “L’Instance de la lettre dans l’inconscient ou la raison depuis Freud” in order to demonstrate how Lacan’s interest in spatial metaphors illuminates not only his idea of the subject but also his understanding of his own place within Western philosophical thought. I conclude this chapter with some reflections on the impact of my research on my own pedagogical practice. »

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MESSIHA, Inas Tawfik, « Le statut de la femme : une étude multiculturelle. Chédid, Desvignes, Sarraute », thèse de doctorat, Department of Modern Foreign Languages and Literatures, University of Tennessee, 1996, 231 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Although all three write in French, Andrée Chédid, Lucette Desvignes, and Nathalie Sarraute are authors who come from Egypt, France, and Russia respectively. A reading of their novels reveals common themes, such as that of the status of woman which is evoked in the following novels : Le sommeil delivréof Chedid, Vent deboutof Desvignes, and Enfanceof Sarraute. This theme is elaborated through the depiction of the relationship of the protagonist with her husband, with her mother, and with her father. The most striking attribute shared by the heroines of the novels is sickness : they suffer from ailments both physical and psychological. I shall explore the source of these ailments, and show how every pathological behavior is a consequence of the unsatisfactory life conditions imposed on these women. The woman is usually aware of her ailment, and attempts to find a solution to her unhappy condition. When she adopts a solution that springs from the traditional social organization of gender, this solution is bound to fail, but when the woman embraces new solutions that stem from her own capabilities and desires, a new, hopeful, and adequate order emerges. The novels reflect different cultures and traditions, but in every society woman faces inflexible, pre-assigned and constraining roles : in the West as well as in the East, the woman needs to overcome the obstacles that hinder her development, as each of our authors takes pains to demonstrate. »

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ANGELINI, Eileen Marie, « “L’écriture de soi” : Strategies of “Writing the Self” in the Works of Nathalie Sarraute, Marguerite Duras, and Alain Robbe-Grillet », thèse de doctorat, Department of French Studies, Brown University, 1993, 202 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« The central focus of this study is l’écriture de soi or “writing the self” as demonstrated in the works of three prominent contemporary French fiction writers : Nathalie Sarraute’s Enfance, Marguerite Duras’ L’amant, and Alain Robbe-Grillet’s Le miroir qui revientand Angélique ou l’enchantement. These texts may best be characterized as récit autobiographique fictif or “autofictional narrative.” They are highly innovative and go beyond both the practice of the Nouveau Roman and what is traditionally considered as autobiography.

In order to better understand the diverse aspects of “writing the self,” it was necessary to define and refine the meaning of certain terms and concepts and to examine autobiography within the framework of such related genres as confessions, memoirs, the intimate journal, and the self-portrait. Since Sarraute, Duras, and Robbe-Grillet have all broken the rules of conventional autobiographical writing, Philippe Lejeune’s concept of espace autobiographique or “autobiographical space” was of particular importance for this study. According to Lejeune, an identity is strictly delimited in an autobiography whereas in an “autobiographical space”, one is able to show multiple levels of an identity by means of a diversity of narrators and characters. Thanks to the concept of “autobiographical space”, it is possible to consider autobiographical narratives in the more general framework of different writing strategies that constitute a personality, since this concept encompasses the image of the self across many genres or across several works of an author. This concept thus served as the foundation for this study and was enlarged and adjusted while analyzing the multifaceted texts of Sarraute, Duras, and Robbe-Grillet in which they examine their personal existence, their activities as writers and certain aspects of the society around them. These authors, associated with the Nouveau Roman of the second half of the twentieth century, and already well established for their ground-breaking techniques, have used new writing strategies in their recent “autofictional narratives”, which were the focus of this study. These recent works present us with new ways of looking at the world, the self, and the literary text by forcing us to question conventional boundaries. From the reader’s point of view, there is no longer a clear demarcation between fact and fiction, world and text. »

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SIEGEL, Kristi Ellen, « Mother / Body / Text and Women’s Autobiography », thèse de doctorat, Department of French, Italian and Comparative Literature, University of Wisconsin (Milwaukee), 1991, 230 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« This study focuses on how the figure of the mother emerges in women’s autobiographies as both a textual body and a textual problem. For the daughter, the mother becomes a figure simultaneously powerful and impotent. While the mother may reign supreme in the kingdom of childhood, the daughter soon learns that the father is (traditionally) more dominant in the public sphere. Sons, of course, learn this as well but their relationship to their mothers logically ends in separation. Conversely, for the daughter, the mother functions as a distant mirror ; the daughter, early on, constructs herself around the figure of the mother and sees the mother as a projection of her own future.

For the daughter as autobiographer this presents a dilemma. To write the traditional autobiography - a work intended for publication - versus diaries, journals and other private or “found” documents, presumes entry into the public sphere. Though a daughter as a child may imitate her mother, she cannot, in writing an autobiography, very well demonstrate her public value by having her mother - a figure typifying private, disempowered space - serve as her model. Autobiography does not disrupt an otherwise untroubled and symbiotic relationship between mother and daughter but takes an already ambivalent relationship and encourages its erasure, textual flattening and distortion. In different ways, autobiographers like Simone de Beauvoir, Annie Dillard, Nathalie Sarraute, and Maya Angelou reveal discomfort and conflict as they attempt to represent their mothers within the generic constraints of autobiography.

The metaphoric association of mother to nature, intuition and body - in direct opposition to autobiography’s intellectual / cultural trajectory - extends to autobiographies written by mothers themselves. Popular autobiographers like Erma Bombeck, Shirley Jackson, Jean Kerr, and Betty MacDonald often use narrative techniques to distance themselves from their own position as mothers. Paradoxically, the contemporary feminist theorization on ecriture feminine - ostensibly valorizing maternity - may serve instead to return motherhood to the same metaphoric function. Only recently, in autobiographies such as those by Alta, Nancy Mairs or Jane Lazarre, have women explicitly foregrounded their bodies and their role as mothers. »

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JANANGELO, Joseph Matthew, « From “Suspicion” to Reanimation : The Complexity of Self-Representation », thèse de doctorat, Department of French, New York University, 1988, 241 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Despite recent advances in narrative theory and research in rhetoric and composition, there is a prevalent assumption on the part of literary critics and composition theorists that an act of self-representation - the act of creating a written text out of personal experience - is a simple, uncomplicated matter. This study challenges that assumption by examining the complexity of self-representation as it is portrayed in three contemporary novels : The Devil to Pay in the Backlandsby Guimaraes Rosa, Passing Timeby Michel Butor, and Bluebeard by Max Frisch. These works are discussed as dramatizations of the difficulty of capturing the self in language.

Each narrator’s attempt at self-representation is examined in terms of its conceptual limitations - limitations which highlight the division between discourse and self. The Devil to Pay in the Backlands is studied in terms of recent developments in narrative theory - developments which explain why the narrator is unable to order his random experiences into a coherent story. Passing Time is read as a dramatization of how current research in rhetorical and composition theory - specifically theories of revision and recursiveness in writing - transforms the fictional diarist from a secure “archaeologist” who believes in the permanence of the written word to a frustrated “revisionist” who cannot consign his self to the page with precision. Bluebeard is discussed in terms of its author’s theories of “image-making” - theories which have important implications for the construction and representation of identity.

The concluding chapter argues that there are alternative ways of representing the self. It discusses two works, Nathalie Sarraute’s Childhoodand Maximillian Schell’s film documentary Marlene, which feature non-narrative, dialogic approaches to self-display. The chapter concludes with the suggestion that readers respect the work of individuals who, through experimentation with form and content, are creating new metaphors for self-representation - metaphors which encourage human beings to configure the self beyond the limitations of the monologue and beyond the constraints of storytelling. »

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BOMPIANI, Ginevra, « La parole en Enfance », Littérature, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Françoise ASSO, n° 118 (juin 2000), p. 46-52. +++ Article de revue

FARASSE, Gérard, « Dialogue entre A et B », Littérature, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Françoise ASSO, n° 118 (juin 2000), p. 53-58. +++ Article de revue

BRULOTTE, Gaétan, « Tropismes et sous-conversation », L’Arc, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Marc SAPORTA, n° 95 (1984), p. 39-54. +++ Article de revue

###Aborde Enfance (1983) et L’usage de la parole (1980). ###

DUCOUT, Françoise, « Le nouveau roman : vingt-cinq ans après », L’Arc, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Marc SAPORTA, n° 95 (1984), p. 71-75. +++ Article de revue

BENMUSSA, Simone, « Les paroles vives », L’Arc, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Marc SAPORTA, n° 95 (1984), p. 76-82. +++ Article de revue

###« Jusque-là, dans ses romans et son théâtre, Nathalie Sarraute avait mis en jeu des personnages sans identité précise. Dans Enfance, pour la première fois, les personnes évoquées ont eu une existence réelle. […] »
(Extrait, p. 78) ###

TISON-BRAUN, Micheline, « Lui et eux ou les gardiens de l’ordre », Revue des sciences humaines, dossier « Nathalie Sarraute », sous la direction de Alan J. CLAYTON et Bernard ALAZET, n° 217 (janvier-mars 1990), p. 97-111. +++ Article de revue

###Aborde aussi L’usage de la parole (1980). ###

NEWMAN, Anthony, « Enfance de l’écriture, l’écriture d’Enfance », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 37-48. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989.

« […] Enfancen’offre pas seulement un coup d’oeil sur l’auteur enfant, mais sert en quelque sorte d’introduction à l’écriture de cette oeuvre à écrire déjà écrite : les textes romanesques de l’auteur depuis Tropismesjusqu’à “disent les imbéciles” et L’usage de la parole. »
(Extrait, p. 37) ###

MINOGUE, Valérie, « L’enfant et les sortilèges ou l’enfant d’éléphant au pays des mythes », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 49-62. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

LEJEUNE, Philippe, « “Aussi liquide qu’une soupe” », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 63-90. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

MOUSSAY, Jean-Daniel, « Les mots et leurs malaises », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 149-161. +++ Chapitre de collectif

###Porte aussi sur L’usage de la parole (1980).

Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

BAUDE, Michel, « Le monde du silence dans l’oeuvre romanesque de Nathalie Sarraute », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 179-195. +++ Chapitre de collectif

###Porte aussi sur L’usage de la parole (1980).

Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

CALIN, Françoise, « Les voix narratives dans Enfance : mise en question - et mise en page - de l’autobiographie », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 197-209. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

HEWITT, Leah D., « Mots de contacts, mots d’attaque : les travestissements de l’identité », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 211-224. +++ Chapitre de collectif

###Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

MIGUET, Marie, « Le grégarisme dans l’oeuvre romanesque de Nathalie Sarraute », dans Sabine RAFFY et Valérie MINOGUE (dir.), Autour de Nathalie Sarraute, Paris, Les Belles Lettres (Série Littéraires, vol. 4, Annales littéraires de l’Université de Besançon, n° 580), 1995, p. 225-240. +++ Chapitre de collectif

###Porte aussi sur L’usage de la parole (1980).

Actes du colloque international de Cerisy-La-Salle des 9 au 19 juillet 1989. ###

MAULPOIX, J. M., « Nathalie Sarraute on the Tip of the Tongue », The Journal of Contemporary French Studies, vol. 7, n° 1 (printemps 2003), p. 23-27. +++ Article de revue

COUSSEAU, Anne, « Enfance et modernité contemporaine : l’épreuve de l’oubli et du silence, ou le “parler mutique” », dans Alain SCHAFFNER (dir.), L’ère du récit d’enfance (en France depuis 1870), Arras, Artois Presses Université, 2005, p. 251-262. +++ Chapitre de collectif

GUERRERO ALONSO, Maria Luisa, « Las Infancias de Nathalie Sarraute, II (A proposito de Enfance) : El texto diverso », Thélème, Revista Complutense de estudios franceses, n° 6 (1995), p. 133-145. +++ Article de revue

###Guerrero, 1995, HTML ###

GUERRERO ALONSO, Maria Luisa, « Las Infancias de Nathalie Sarraute, I (A proposito de Enfance) : Pacto autotextual vs pacto autobiografico », Revista de Filologia Francesa, n° 4 (1993), p. 89-99. +++ Article de revue

GROSS, Janice Berkowitz, « A Telling Side of Narration : Direct Discourse and French Women Writers », The French Review, vol. 66, n° 3 (février 1993), p. 401-411. +++ Article de revue

AKLI, Madalina, « Poietics of Autobiography and Poietics of Mind : Cognitive Processes and the Construction of the Self », thèse de doctorat, School of French Studies, Rice University, 2007, 326 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« The three autobiographies I study in this work, Sartre’s The Words, Perec’s W or The Memory of Childhood, and Sarraute’s Childhood, are each at least partially devoid of chronological structure. Calendar-based order, traditionally associated with autobiography, fails to provide the coherence that the reader has come to expect. Hence, the reader must create a sense of coherence at a level other than chronological while bringing into play his conceptual resources.

This work shows that in these literary texts coherence is maintained based on the exploitation of conventional metaphors taken from everyday language. The autobiographers transform them in a manner that is creative and yet familiar to their readers. I first stipulate that the autobiography as genre is built on the familiar metaphor “Life is a journey,” for readers can generically understand the three autobiographies as three specific journeys, with a starting point in childhood and an ending point chosen by the writer. Thus, readers travel with the autobiographers on a road that the latter have already traveled (fictionally and/or factually) towards a destination unknown to the first at the outset of reading. In reading, they move to different stages of the book, and at the same time progress from location to location along the autobiographical path. Each time they pass a stage, they move away from the starting point and approach the final destination (the end of the book and the ultimate meaning it carries). The notion “Autobiography is a journey” is a conceptual resource autobiographers and their readers share as they metaphorically travel together along the autobiographical path, journeying from one mental stage to another, and remaining all the while co-located.

This generic autobiographical journey is further structured by metaphors specific to each work, which are useful tools for both writers and readers. Sartre, Perec, and Sarraute use metaphors to capture their pasts and structure their autobiographical artifacts, while readers employ them to conceptualize others’ life experiences. The autobiography is understood in each case through knowledge that is familiar to both writers and readers. These conventional patterns of thought are metaphorical bridges between the productive consciousness of the writers and the receptive mind of the readers that allow the first to organize their works and the latter to understand them. »

La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement intitutionnel auprès de UMI - Proquest.###

GODARD, Henri, « XII. L’autobiographie, biais d’un retour au récit », dans Le roman modes d’emploi, Paris, Gallimard (Folio essais inédit), 2006, p. 413-435. +++ Monographie

###« Celle chez qui le retour au récit est le plus franc est Nathalie Sarraute. L’innovation du dédoublement de la voix narratrice et la transformation, y compris sur le plan typographique, de la parole autobiographique en dialogue ne laissent pas toujours immédiatement percevoir que sont ici retrouvées l’ordonnance, la progression chronologique régulière, et donc la transparence, d’un récit. Non un récit en forme, qui commencerait par donner les indications de dates, de lieux et de personnes qui l’encadreraient. Ce récit d’Enfanceest discontinu et chaque fragment, à commencer par le premier, débute de manière abrupte en cours de scène. Mais cette discontinuité est chaque fois aussitôt corrigée par des précisions qui permettent de situer cette scène (“j’ai tel âge ; je suis en vacances à tel endroit”, etc.). Ainsi se reconstitue sans mal au fur et à mesure le cours de cette enfance, des premiers souvenirs à l’entrée en sixième, en dépit du partage entre ses deux parents, séparés puis divorcés, entre deux pays et, dans chacun d’eux, plusieurs lieux d’habitation. Ici, l’autobiographie ne se masque d’aucune suggestion de fiction, fût-elle partielle, de sorte que la narratrice, étant remontée jusqu’à ses souvenirs les plus anciens, les classe spontanément en fonction de l’âge auquel ils se rapportent. […] »
(Extrait, p. 417) ###

GOULET, Alain, « Échos gidiens dans la représentation sarrautienne », dans Monique GOSSELIN-NOAT et Arnaud RYKNER (dir.), Nathalie Sarraute et la représentation, Lille, Roman 20-50 (Actes), 2005, p. 67-79. +++ Chapitre de collectif

###« Ainsi l’exigence de représenter le monde mental des personnages, et encore plus leur univers sensible et instinctif, est-elle au coeur de la quête menée par Sarraute. Avec elle, la représentation a quitté le terrain de la réalité du monde et des êtres pour se réfugier dans une subjectivité totale, à l’échelon des personnages comme à celui du narrateur. C’était pousser à bout une des tendances de l’oeuvre de Gide : placer le roman sous l’égide de la subjectivité, et en faire un kaléidoscope de points de vue. Dans les deux cas, l’intérêt se focalise sur l’univers subjectif de l’individu, et sur ses représentations qui témoignent à la fois de sa réalité et de son imaginaire, de son monde comme de son caractère. La vérité n’est plus dans l’objet, elle est attachée au regard et surtout à la justesse de la peinture. Pour Sarraute comme pour Gide, la grande préoccupation n’est pas de “rien prouver”, mais de faire voir, “de bien peindre et d’éclairer bien [leur] peinture”. Représenter, c’est vraiment pour eux rendre présent ce qui, avant eux, n’avait pas été montré ni formulé. » ###

RABATÉ, Dominique, « Nathalie Sarraute et la représentation de mot », dans Monique GOSSELIN-NOAT et Arnaud RYKNER (dir.), Nathalie Sarraute et la représentation, Lille, Roman 20-50 (Actes), 2005, p. 159-165. +++ Chapitre de collectif

###Porte sur L’usage de la parole et Enfance.

« Mon propos ou mon but sera ici [de] […] réfléchir sur l’instance particulière de la représentation de motdans l’oeuvre de Nathalie Sarraute. Je le ferai sans grille assurée, qu’on se rassure, en m’appuyant sur une distinction freudienne qui m’a toujours paru à la fois lumineuse et obscure : celle établie entre représentation de chose et représentation de mot. […] La représentation de chose appartient à l’Inconscient, sans pour autant qu’elle soit “un analogue mental de l’ensemble de la chose”, alors que la représentation de mot, en tant que processus secondaire, est liée au système Préconscient-Conscient, système qui englobe, comme le rappelle le texte L’Inconscient, les deux modes psychiques d’inscription de la réalité. Les deux catégories ne sont donc pas étanches, d’autant plus que la représentation de mot peut, aussi bien dans la schizophrénie que dans le rêve, être traitée par le sujet comme une représentation de chose. » ###

MAULPOIX, Jean-Michel, « Le bout de la langue », dans Monique GOSSELIN-NOAT et Arnaud RYKNER (dir.), Nathalie Sarraute et la représentation, Lille, Roman 20-50 (Actes), 2005, p. 189-194. +++ Chapitre de collectif

###Porte aussi sur Ouvrez.

«  Nathalie Sarraute répétait volontiers n’avoir “jamais pu tracer de frontières entre roman et poésie”. Pourtant, de telles frontières existent. Ses textes ne sont pas des poèmes ; Nathalie Sarraute le savait. Et je ne crois pas qu’elle ait jamais prétendu avoir écrit de la poésie. […]     Ne pas “tracer de frontières”, c’est maintenir roman et poésie dans un même territoire, que l’on appellera commodément l’écriture, non pour les y confondre ou les y dissoudre, mais afin, tout d’abord, que la poésie veillesur le roman et l’empêche de se constituer en monde clos, à l’imaginaire solide, bien établi sur un sujet, des personnages et une intrigue. Car tel est l’enjeu de ce rapprochement : la poésie entretient un doute sur le langage dont le roman tout seul fait volontiers l’économie. La poésie considère le langage avec un soin dont le roman la plupart du temps se distrait. La poésie a vis-à-vis de la réalité même des timidités, des précautions ou des pudeurs qui, par comparaison, font paraître grossiers ces romans que l’on dit parfois “réalistes”. Et si les tropismeschers à Nathalie Sarraute ne sont pas ces tropesqu’affectionnent les poètes, voilà pourtant deux mots qui ont une même racine et qui conduisent à rapprocher des tours et des trouvailles poétiques l’observation de ces “mouvements furtifs et instinctifs” dont l’écrivain fait la matière de ses “romans”. »
(Extrait, p. 189-190) ###

GOSSELIN-NOAT, Monique, « Souvenirs, images, métaphores : le statut de l’image dans les récits de fiction de Nathalie Sarraute », dans Monique GOSSELIN-NOAT et Arnaud RYKNER (dir.), Nathalie Sarraute et la représentation, Lille, Roman 20-50 (Actes), 2005, p. 213-229. +++ Chapitre de collectif

###Porte aussi sur Ici.

« Nathalie Sarraute, à travers ses différents types de narrateurs, se montre partout très consciente du problème soulevé par l’image : purement construite ou référentielle, souvenir ou fantasme ? Ses fictions mettent en scène ses tâtonnements, ses interrogations et font apparaître une récusation nuancée, problématique de la notion traditionnelle de “mimésis”. L’accent y est mis sur une opération de l’esprit, une connaissance active qui s’éprouve dans et par l’image. Cette position la situe de manière incontestable dans la modernité et ce n’est pas là une nouvelle. Mais l’examen précis des images variées que charrient ses fictions suggère un rapport plus problématique. La présentification du réel à travers une description, fût-elle à peine esquissée, prétend tenir de la restauration et de la construction. La création ne s’y opère pas ex nihilo. On peut y saisir, dans la multiplicité et les divers types d’images dont fourmillent ses textes, un jeu de la mémoire et du désir :     Dans Enfanceau premier chef - parce que le rapport au réel dans un récit autobiographique, se veut différent, mais nous le vérifierons dans Iciou dans Entre la vie et la mort. Le problème est posé au lecteur implicite par le narrateur mais il n’est pas résolu. Il est figuré par tout un jeu de reprises, d’approximations d’un texte poétique ; le sens est pris, coulé dans la polysémie des mots, des métaphores et des rythmes. Après avoir tenté de caractériser les images que nous rencontrons dans le monde du texte de Sarraute, il faudra comparer quelques représentations d’une réalité apparemment analogue dans des contextes très différents pour faire apparaître le sens de ces variations et s’arrêter enfin sur une poétique de l’image et la philosophie qu’elle implique et met au jour, N. Sarraute semblant se frayer une voie tâtonnante entre la philosophie qui régnait à l’époque de sa formation, soit celle de Bergson, et la phénoménologie de Merleau-Ponty qu’elle peut rejoindre ou pressentir, du fait de ses études à Berlin au temps où se répandait la philosophie de Husserl. Et c’est ce que nous essaierons de faire. »
(Extrait de l’introduction, p. 213-214) ###

GABARA, Rachel, « Chapter 2. Internal Conversation : Nathalie Sarraute’s Childhood », dans From Split to Screened Selves. French and Francophone Autobiography in the Third Person, Stanford (Californie), Stanford University Press, 2006, p. 23-41. +++ Monographie

###« Should autobiographical writing be the revelation of a tropistic reality or an independent artistic creation, or can it be both ? In Sarraute’s memory of the pleasure she felt at being assigned a grade by her teacher at school, we can see what might constitute the perfect but unwriteable tropistic autobiography : “I am nothing other than what I have written. Nothing that I don’t know, that people project onto me, that they foist on to me without my knowledge, as they are always doing there, outside, in my other life. […] Everything that happens to me here can only depend on me. I am responsible for it. [Enfance]”

Such a text would escape from the tension between “dévoiler” and “faire exister” with which we began, and would result in the perfect coincidence of writing and written selves. Despite their declarations that perhaps autobiography is impossible, both Barthes, with his scriptibleautobiography of the “subject of jouissance”, and Sarraute, with her tropistic autobiography, have visions of the ideal autobiography. Such a work would not be ambivalent like Roland Barthes by Roland Barthesand Childhood, conflicted texts in which the authors try to write split selves by turning inward, enacting and commenting on their struggles with their own theories in the face of autobiography. Writing and written “I” ‘s would be equal ; I would be what I am and what I write, write what I am, and the split self would be reunified. »
(Extrait, p. 41) ###

TOMAS, Audrey, « Enfance ou la poursuite d’un but unique : l’écriture des tropismes », mémoire de maîtrise, faculté des lettres et sciences humaines, Université de Provence, 2004, 132 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

BELL, Sheila Margaret, Nathalie Sarraute : Enfance, Glasqow, University of Glasqow French and German Publications (Glasqow Introductory Guides to French Literature, n° 54), 2007, 92 p. +++ Monographie

MAGLICA, Céline, « La question de l’autofiction à travers les œuvres de Nathalie Sarraute Enfance, Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance et Serge Doubrovsky, Fils », mémoire de maîtrise, faculté de lettres et philosophie, Université de Bourgogne, 1998, [nombre de feuillets inconnu]. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

STEPANOVA, Natalya, « Labyrinths of Echo : Repetition, Otherness, and Autobiography in the Narratives by Makine, Gary, Sijie, and Sarraute », thèse de doctorat, School of French Studies, Rice University, 2009, 315 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Abstract
« This study focuses on the four first-person narratives : Andreï Makine’s Le testament français, Romain Gary’s La promesse de l’aube, Dai Sijie’s Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, and Nathalie Sarraute’s Enfance. Using the myth of Echo and its strategic ambiguities of identity and language as the point of departure, this analysis identified various theoretical texts by Gilbert Durand, Julia Kristeva, Philippe Lejeune, Milan Kundera, and Mikhail Bakhtine, which focus on similar issues. The application of their analyses to the four literary texts revealed veritable labyrinths of echoes : traumatic childhood memories, rich intertexts, complicated relationships with the Other, and hesitations between two genres. » ###

BAINBRIGGE, Susan, « Sarraute : Enfance », French Studies : A Quarterly Review, vol. 63, n° 2 (avril 2009), p. 229-230. +++ Article de revue

###« This is a welcome, user-friendly guide to Enfance, which will be especially helpful to those studying Sarraute at undergraduate level. However, it also presents insightful analyses for those already familiar with Enfance and critical work on it. Clearly written, but not simplistic, it favours close textual analysis while also indicating at regular intervals secondary sources for students and researchers wishing to extend further their reading (for example, indicating where relevant studies by Lejeune, Jefferson, Minogue etc.). The study opens with a chapter contextualizing Sarraute’s œuvre and the place of Enfance within it, and is followed by a logical sequence of chapters devoted to analysis of the text itself […]. »
(Extrait de l’introduction, p. 229) ###

PIÉGAY-GROS, Nathalie, « La théorie de la lecture et l’expérience du lecteur », L’esprit créateur, vol. 49, n° 1 (printemps 2009), p. 98-110. +++ Article de revue

### Résumé
Qu’elles soient d’inspiration phénoménologique ou fondées sur des approches historiques ou sociologiques, les théories de la lecture n’épuisent pas l’expérience du sujet lisant. Par le recours aux textes d’écrivains rapportant des expériences de lecture (dans des textes fictionnels aussi bien que dans des écrits autobiographiques), un autre accès nous est ouvert à cette activité éminemment subjective où la mémoire, le corps et l’imagination sont engagés. ###

NEWELL, Dianne, et Jenéa Tallentire GILLEY, « For the Extended Family and the Universe : Judith Merril and Science Fiction Autobiography », Biography, vol. 30, n° 1 (hiver 2007), p. 1-21. +++ Article de revue

### Abstract
This article, in exploring why so few SF writers produce compelling or innovative autobiographies, examines Judith Merril’s controversial memoir, Better to Have Loved, written in collaboration with her granddaughter, Emily Pohl-Weary. The memoir authorship and form have no equal in SF circles. Merril (1923–1997) was a central, socially radical powerhouse in the extraordinary “man’s world” of modern science fiction, tracing her career through New York City, London, Tokyo, and Toronto between the 1940s and 1990s. Her fractured, nonlinear, and collaborative memoir that “tells it like it was” reflects precisely how she interacted with science fiction all her life. ###

RAKOTOBE D’ALBERTO, Norohariniavo, « Les mots d’enfance : Nathalie Sarraute et ce qui sourd », mémoire de master, département des lettres modernes, Université de La Réunion, 2006, 131 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

O’BEIRNE, Emer, « Soi-même comme modèle : la trace du déjà-écrit dans Enfance de N. Sarraute , dans Anne CHEVALIER et Carole DORNIER (dir.), Le récit d’enfance et ses modèles. Actes du colloque de Cerisy-la-Salle (27 septembre - 1er octobre 2001), Caen, Presses Universitaires de Caen, 2003, p. 235-244. +++ Chapitre de collectif

###Quatrième de couverture
« Le récit d’enfance, qui devient le passage obligé dans l’histoire d’une personnalité avec les Confessionsde Rousseau, apparaît comme le signe de l’émergence d’une écriture de l’individualisme, qui tente de saisir la singularité d’un destin et le caractère unique de l’existence racontée. Pourtant le souci d’exprimer cette singularité rencontre le travail de modèles antérieurs qui façonnent les manières de raconter l’enfance. Y a-t-il une topique du récit d’enfance ? La présence de stéréotypes et de références qui renvoient aux Vies illustres, aux Confessionsaugustiniennes, à l’hagiographie, aux anecdotes merveilleuses, au picaresque et aux modèles pédagogiques, amène à distinguer la part du lieu commun du modèle, et la recherche de l’expression d’une expérience unique. Ce volume étudie la présence de ces modèles dans le récit d’enfance, le rôle qu’ils jouent dans la compréhension de soi et dans l’examen d’une vie. Le corpus concerné est narratif et comprend récit factuel et récit fictionnel. La période considérée s’étend du Moyen Âge au XXe siècle. Y sont représentés la littérature institutionnelle et les écrits de ceux qui, sans appartenir au monde des lettres, décident de raconter leur vie. » ###

ANGUITA, Lina Avendaño, « Au gré du regard (Enfance de Nathalie Sarraute) », Thélème: Revista Complutense de Estudios Franceses, vol. 29, n° 1 (janvier-juin 2014), p. 9-22. +++ Article de revue

### Résumé
Le souci d’authenticité interdisant tout souvenir à partir de l’enfant qu’elle était, Nathalie Sarraute ne cherche pas à voir son enfance telle que la petite Natacha la voyait ou à se montrer à travers son enfance. Les regards sur son entourage ou sur elle-même l’opposent, se contrarient, divergent et établissent une perspective fluctuante qui s’éloigne des portraits univoques. Enfance tente ainsi de rendre visible l’invisible ineffable. Or, ces souvenirs enfouis dans de sombres profondeurs ne se déclenchent qu’à partir d’un manque douloureux – l’absence de la mère – que comble le regard soupçonneux.

Anguita, 2014, PDF ###

PONOMAREFF, Constantin V., « Nathalie Sarraute’s Enfance: The Return to Life », dans The Time before Death: Twentieth-Century Memoirs, Amsterdam, Rodopi, 2013. 165 p. +++ Monographie

### Quatrième de couverture
This collection of fifteen essays deals with the literary memoirs of major twentieth-century writers and focuses on the spiritual, physical and moral devastation of 20th century life. They are comparative and cross-cultural. There is no other collection of essays with this range brought under one cover. ###

MARIANI, Maria Anna, « Memoria e oblio in Enfance di Nathalie Sarraute », Francofonia: Studi e Ricerche Sulle Letterature di Lingua Francese, vol. 31, n° 60 (printemps 2011). +++ Article de revue

BOULAGHZALATE, Hamza, « Autobiographie et fiction : le cas d’Enfance de Nathalie Sarraute/Autobiography and Fiction: The Case of Enfance by Nathalie Sarraute/Autobiografía y ficción: El caso de Enfance de Nathalie Sarraute/Autobiografia i ficció: El cas d’Enfance de Nathalie Sarraute/Autobiografia eta fikzioa: Nathalie Sarrauteren Enfance narrazioaren kasua », 452°F: Journal of Literary Theory and Comparative Literature, n° 1 (2009), p. 133-148. +++ Article de revue

### Résumé
Enfance de Nathalie Sarraute est l’oeuvre qui reflète comment un auteur peut traverser les lignes du rêve et de la fiction dans un récit qui prétend être autobiographique. Le lecteur se trouve donc face à un jeu bien composé où la fiction sarrautienne, l’autobiographie classique et l’usage singulier des voix narratives se fondent et se confondent de façon harmonique en un point qui nous porte à nous interroger sur la nature et l’identité même des genres littéraires.

Boulaghzalate, 2009, PDF (disponible dans toutes les langues utilisées dans le titre) ###

PESSINI, Alba, « Ritratto di madri: Irène Némirovsky e Nathalie Sarraute », dans Laura BANDIERA et Diego SAGLIA (dir.), De claris mulieribus: Figure e storie femminili nella tradizione europea, Parma, Monte Università Parma (MUP), 2011, p. 329-346. +++ Chapitre de collectif

FEDERICI, Annalisa, « Frammenti di vita e di poetica: Moments of Being di Virginia Woolf e Enfance di Nathalie Sarraute », Confronto Letterario: Quaderni del Dipartimento di Lingue e Letterature Straniere Moderne dell’Università di Pavia, vol. 27, n° 54 [2] (2010), p. 373-399. +++ Article de revue

AVENDAÑO ANGUITA, Lina, « Enfance de Nathalie Sarraute. La Déchirure salutaire », Women in French Studies, n° 16 (2008), p. 39-50. +++ Article de revue

AKLI, Madalina, Conventional and Original Metaphors in French Autobiography, New York, Peter Lang, 2009, 271 p. +++ Monographie

### Abstract
This book studies three autobiographies, each of which is at least partially devoid of chronological structure: Sartre’s The Words, Perec’s W or The Memory of Childhood, and Sarraute’s Childhood. Calendar-based order, traditionally associated with autobiography, fails to provide the coherence the readers expect. Hence, readers must create a sense of coherence at another level by using their conceptual resources. Conventional and Original Metaphors in French Autobiography reveals that in these literary texts coherence is maintained based on the exploitation of conventional metaphors taken from everyday language, which the autobiographers transform in a creative yet familiar manner. These common metaphors offer guidance to readers and establish coherence between the shared life experiences of reader and autobiographer. In the course of reading, the autobiographers’ and the readers’ life experiences overlap through familiar metaphors, which serve as organizational devices in writing and as guiding principles in reading. ###

HOLSTEIN, Judith, « ‘Cette lutte pour survivre’: Nathalie Sarraute, Enfance », dans Maria MOOG-GRÜNEWALD (dir.), Autobiographisches Schreiben und philosophische Selbstsorge, Heidelberg, Universitätsverlag Winter, 2004, p. 243-269. +++ Chapitre de collectif

BIASIZZO, María Eugenia et Irina GARBATSKY, « Infancia de Nathalie Sarraute: Una conjunción de olvido y recuerdo », dans Susana G. ARTAL (dir.), Estudios argentinos de literatura francesa y francófona: Los viajes, los viajeros y el olvido, Córdoba, Comunicarte, 2004, p. 195-202. +++ Chapitre de collectif

VAN SLYKE, Gretchen, « Autobiographical Matrices and Mother Tongues in Nathalie Sarraute’s Enfance », dans Catherine NESCI, Gretchen VAN SLYKE et Gerald PRINCE (dir.), Corps/décors: Femmes, orgie, parodie, Amsterdam,Rodopi, 1999, p. 175-190. +++ Chapitre de collectif

LEBLOND, Caroline, « À l’ombre du père, suivi d’Enfance de Nathalie Sarraute : un parcours résilient », mémoire de maîtrise en création littéraire, Département d’études littéraires, Université Laval, 2011, 301 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Ce mémoire en création littéraire est d’abord constitué d’un roman intitulé À l’ombre du père, suivi d’une réflexion théorique, Enfance de Nathalie Sarraute : un parcours résilient. Le texte de création fait vivre les protagonistes dans leur quotidien respectif, un quotidien vécu sous l’assaut constant des tropismes. Ces personnages n’auront d’autres choix que de déployer un arsenal de mécanismes de défense qui leur permettront de survivre pour un temps…
L’essai réflexif commence à l’endroit où le roman se termine : ce chemin de résilience qui ne sera pas foulé par tous les protagonistes, mais, par contre, sera emprunté par Nathalie Sarraute. Cette deuxième partie explore le concept de résilience et le lien établi qu’il entretient avec la création. L’analyse privilégie l’élément paradoxal de la résilience : l’interdiction de se taire versus l’impossibilité de parler. Plusieurs aspects d’Enfance permettent d’éprouver la notion de résilience et d’apporter un éclairage sur ce paradoxe.

Leblond, 2011, PDF ###

GODEAU, Florence (dir.), Poétiques du récit d’enfance : Benjamin, Nabokov, Sarraute, Paris, Presses universitaires de France, 2012, 162 p. +++ Collectif

### Quatrième de couverture
Étude des oeuvres consacrées à leur enfance de Walter Benjamin, Vladimir Nabokov et Nathalie Sarraute. Les auteurs abordent les textes par une approche transversale, présentant, analysant et contextualisant dans un esprit de synthèse. La seconde partie présente des sujets-types et leurs corrigés. ###

MANCAS, Magdalena Silvia, Pour une esthétique du mensonge : nouvelle autobiographie et postmodernisme, New York, Peter Lang, 2010, 352 p. +++ Monographie

### Présentation
En considérant les implications esthétiques dues au changement de paradigmes survenu en France dans les années 80, le projet vise à interroger le fonctionnement de l’écriture autobiographique des anciens nouveaux romanciers (Alain Robbe-Grillet, Marguerite Duras, Nathalie Sarraute) dans la perspective d’une esthétique du mensonge. A partir de considérations théoriques qui thématisent le phénomène du mensonge dans la littérature, et plus particulièrement dans le discours autobiographique traditionnel, de même que dans la Nouvelle Autobiographie, l’approche consiste à mettre au point des outils pertinents d’analyse permettant d’appréhender les différentes pratiques de mensonge comme manifestation de l’inauthenticité. En effet, l’esthétique du mensonge ne relève aucunement de la vérification, mais de la façon dont s’instaure une certaine authenticité et des chances de réussite de cette entreprise. ###

HILLIS, Kathryn Susan, « Between truth and fiction: Identity in Le miroir qui revient and Enfance », thèse de doctorat, department of Comparative Literature, University of Colorado at Boulder, 2010, 41 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Abstract
When Alain Robbe-Grillet and Nathalie Sarraute turned their attention to autobiography, they questioned its traditional model. In Le miroir qui revient and Enfance, Robbe-Grillet and Sarraute write autobiographies–if autobiographies are, in fact, what they are write–that place significance on the present and rely on the use of fiction. The self as presented in text, then, is as incomplete as the autobiography that ventures to express it, an entity that gestures to the process of its own creation. As such, these new autobiographies demand a reader one who navigates fictive spaces and moments of self-conscious incompletion, as well as the ambiguity such spaces bring.

La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest ###

BARNEZET PARRISH, Caren « The authorial figure in Nathalie Sarraute’s Enfance, and Assia Djebar’s L’amour, la fantasia », thèse de doctorat, University of California, 2006, 181 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Abstract
This dissertation investigates the authorial persona of two prominent French women writers from different ethnic backgrounds—Nathalie Sarraute from Russia and Assia Djebar from Algeria—in a selection of autobiographical texts: Enfance and L’amour, la fantasia. Overcoming the generation gaps and socio-cultural dissimilarities between both women, this research focuses on their shared experiences as French second language authors, their literary preoccupations/engagements, as well as their invested relationships with France and/or its institutions. These concurrent threads converge toward exploring how writing one’s past gives rise to an unconventional process of recollection, and provides a space for the bi/multilingual speaker, displaced subject, and female voice to express themselves, as well as to dissociate from set norms of literary analysis, be they autobiographical, postcolonial or Francophone.

Inscribed in a textual analysis of authoriality, the theoretical controversies surrounding the author and/in the text(s) are addressed and a compound terminology is proposed: “authorial figure.” This alternative narrows down the meaning of such problematic notion (with legal, philosophical, and linguistic implications), and redefines its framework as a textual construct, thus, intrinsically linking its significations to the reader’s interactions with the narrative. Such a choice of methodology also reflects on the importance of intertextuality and dialogism among references, and validates the study of metalepsis (as defined by Gérard Genette), by providing a paradigm to analyze the implications of these authorial infringements and incursions among diegetic levels (embedded narrations) and narratorial perspectives (narrators’ point of reference). Through close-readings of metalepsis occurrences, several patterns of transgression emerged across both authors’ work: (1) literary subversion, (2) linguistic and cultural awareness, and (3) socio-gender roles reconsideration. These cross-findings generate relevant and innovating perspectives to explore the dynamic between the authors and their texts, as the study of the authorial figure conciliates the author’s literary positions with their writing/written project, and provide the reader/critic with an informed framework of analysis.

La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest ###

BOYLE, C., « Relating to the reader: autobiographies by Sarraute, Perec, Genet and Cixous », thèse de doctorat, University of Cambridge, 2003, [nombre de feuillets inconnu]. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Abstract
In the late twentieth century, it is assumed in literary circles that texts cannot reveal that truth of the autobiographical subject. At the same time, the increasing prominence of identity politics in society and academe brings demands to discover the truth about the lives of people whose experiences are not represented in the histories of canonical figures with canonical lifestyles. This urgent desire to discover the truth about the experiences of outsiders to the establishment (a description applicable to the writers I treat in depth here, who are variously Jewish, homosexual, foreign, female and criminal) leads to readers making demands for truth that literary writers no longer feel able to deliver. Focusing on the autobiographical writings of Nathalie Sarraute, Georges Perec, Jean Genet and Helene Cixous, my thesis explores in particular the reader’s contribution towards the self-image that the author crafts. I hypothesize that the genre of autobiography is characterized by manipulativeness on the part of the author, who encourages readers down specific paths in order to coerce them into accepting a certain model of how autobiographical subjects may be represented in texts. This thesis studies difficulties that writers encounter in relating their selfhoods to readers: one of these is the problem of promoting an appropriate and ethical stance on the part of the reader towards the autobiographical subject. Awareness of this problem informs writing strategies, and thus my research leads me to investigate relations not only between author and reader, but also attitudes towards ‘writing the self’, and in particular towards the autobiographical genre. The thesis considers scholarly understandings of what autobiography is in Chapter One, before moving on to study Sarraute’s self-writing in Chapter Two, the work of Perec in Chapter Three, texts by Genet in Chapter Four, and finally certain of Cixous’s recent works in Chapter Five. ###

AUCLERC, Benoît, « Nathalie Sarraute au risque du récit d’enfance », dans Florence GODEAU (dir.), Poétiques du récit d’enfance, Presses Universitaires de France (C.N.E.D.), 2012. +++ Chapitre de collectif

GEORGESCU, Corina-Amelia, « Les incertitudes d’un commencement : Enfance de Nathalie Sarraute », Studii si cercetari filologice. Seria limbi romanice (Études et recherches en philologie. Série langues romanes), dossier « Le(s) Commencement(s) »,vol. 1 n° 16 (2014), p. 47-56. +++ Article de revue

### Résumé
Notre analyse se propose de montrer comment l’incipit d’Enfance représente un défi par rapport aux lois de l’autobiographie, mais aussi comment cette manière de trangresser les lois de ce genre est toujours hésitante, marquée par l’incertitude, incertitude qui se retrouve au niveau du texte par des éléments particuliers que nous nous proposons de mettre en évidence. Mots-clés : autobiographie, incertitude, incipit, écriture

Abstract
Our analysis aims at showing how the incipit of Enfance is a challenge as far as the traditional rules of autobiography as a literary genre are concerned, as well as at showing how this kind of breaking the laws of this genre is always marked by a certain hesitation which one may find in the text by means of elements that we are trying to consider carefully. Key-words : autobiography, uncertainty, incipit, writing ###

ZELLER, Deborah, « Autobiographie et authenticité chez Nathalie Sarraute », Revue des lettres modernes. Le nouveau roman en questions, n° 5 (2004). +++ Article de revue

### Extrait d’un compte rendu
Deborah Zeller se penche sur l’ « Autobiographie et authenticité chez Nathalie Sarraute ». Après avoir analysé la notion d’authenticité à travers les textes de philosophes tels que Kierkegaard ou Nietzsche la critique remarque que Sarraute fait reposer le problème autobiographique davantage sur cette notion que sur l’opposition entre ce qui relève « du référentiel » et « non référentiel », de « l’exactitude » et de « la fidélité » (p. 72) : « l’intérêt de toute scène autobiographique sarrautienne réside, remarque-t-elle, dans son caractère authentique » (p. 72) . ###

BAUDELLE, Yves et Élisabeth NARDOUT-LAFARGE, Nom propre et écritures de soi, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal (Espace littéraire), 2011, 308 p. +++ Collectif

### Voir le chapitre « Nathalie Sarraute et le retour du nom propre dans Enfance » ###

NGUYÊN, Albert, « Père enraciné et père excédé. », L’en-je lacanien, vol. 1, n° 6 (2006), p. 37-60 . +++ Article de revue

### En particulier la section « Tachotchek ou le tac au tac de Nathalie Sarraute : écriture du détachement »

Nguyên, 2006, HTML ###

BARNET, Marie-Claire, « Écrire, disent-elles : la vocation littéraire dans L’amant de Duras et Enfance de Sarraute », Dalhousie French Studies, vol. 48 (automne 1999), p. 101-114. +++ Article de revue

### Barnet, 1999, PDF ###



Enfance (oeuvre)
TitreEnfance
AuteurNathalie Sarraute
Parution1983
TriEnfance
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