Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

Outils pour utilisateurs

Outils du site


Faire l'amour

Jean-Philippe Toussaint, Faire l’amour, Paris, Minuit, 2002, 180 p.

« C’est l’histoire d’une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C’est la nuit où nous avons fait l’amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l’amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent. »

(Quatrième de couverture)

Documentation critique

LOIGNON, Sylvie, « Le retour de flamme ou comment faire l’amour avec J-P. Toussaint ? », dans Aline MURA-BRUNEL (dir.), Christian Oster et Cie : retour du romanesque, Amsterdan, Rodopi (CRIN, n° 45), 2006, p. 25-34. +++ Chapitre de collectif

GODARD, Roger, « Jean-Philippe Toussaint, Faire l’amour », dans Itinéraires du roman contemporain, Paris, Armand Colin, 2006, p. 165-182. +++ Monographie

###« Les romans de parution récente qui constituent l’extrême contemporain de la littérature bénéficient, le cas échéant, de la faveur du public et de l’attention des médias, mais l’analyse littéraire proprement dite les délaisse… le temps qu’ils aient cessé d’être contemporains ! La présente étude a le mérite d’aller à la rencontre des auteurs qui animent notre actualité et de leurs textes : Sylvie Germain, Joëlle Miquel, Patrick Modiano, Philippe Claudel, Mathieu Riboulet, Philippe Besson, Richard Millet, Jean Echenoz, Jean-Philippe Toussaint, Pascal Quignard, Françoise Moreau, Lydie Salvayre et François Bon. L’auteur nous permet d’appréhender toute la richesse de parcours différents, voire divergents, mais dont chacun témoigne, à sa manière, de l’évolution de nos goûts et de nos sensibilités. » ###

NGUYEN-VU, Quynh-Nhu, « Le roman minimaliste selon Jean-Philippe Toussaint : la représentation romanesque dans La salle de bain et Faire l’amour », mémoire de DEA, faculté des lettres, Université de la Sorbonne-Nouvelle, 2005, 80 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

ROMAGNE, Thierry, « Jean-Philippe Toussaint : Faire l’amour », Europe, n° 888 (avril 2003), p. 348-349. +++ Article de revue

DEMOULIN, Laurent, “Faire l’amour à la croisée des chemins”, postface à la collections Double, Editions de Minuit, 2009 +++ Autre (voir le commentaire pour plus de détail)

DEMOULIN, Laurent, « La fougère dans le frigo », dans Marc DAMBRE et Bruno BLANCKEMAN (dir.), Romanciers minimalistes, 1979-2003, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2012, p. 81-93. +++ Chapitre de collectif

### Porte aussi sur La salle de bain. ###

CLAUDEL, Philippe, « Faire (ou défaire) l’amour : géographie de l’éros dépité », dans Marc DAMBRE et Bruno BLANCKEMAN (dir.), Romanciers minimalistes, 1979-2003, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2012, p. 127-139. +++ Chapitre de collectif

BLANCKEMAN, Bruno, « Faire l’amour à la Toussaint (sur quelques postures littéraires minimalistes) », dans Marc DAMBRE et Bruno BLANCKEMAN (dir.), Romanciers minimalistes, 1979-2003, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2012, p. 141-153. +++ Chapitre de collectif

MURA-BRUNEL, Aline, « “Retour en gràce” de la fiction : Un soir au club de Christian Gailly et Faire l’amour de Jean-Philippe Toussaint », dans Marc DAMBRE et Bruno BLANCKEMAN (dir.), Romanciers minimalistes, 1979-2003, Paris, Sorbonne Nouvelle, 2012, p. 295-307. +++ Chapitre de collectif

LÉVY, Clément, « Métropolitain: Panorama de Tôkyô depuis la ligne Yamanote », Revue des Sciences Humaines, n° 294 (avril-juin 2009), p. 139-158. +++ Article de revue

RUHE, Ernstpeter, « Faire gondoler Proust: L’Art du léger tremblé de Jean-Philippe Toussaint », Romanistische Zeitschrift für Literaturgeschichte/Cahiers d’Histoire des Littératures Romanes, vol. 31, n° 1-2 (2007), p. 153-170. +++ Article de revue

### Porte également sur La salle de bain ###

BOLDUC, Marie-Hélène, « L’intranquilité de la présence : à l’hôtel dans Faire l’amour de Jean-Philippe Toussaint et Lost in translation de Sofia Coppola », mémoire de maîtrise, département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2009, 103 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
À l’heure où l’espace est en crise, où sa globalisation et son uniformisation impliquent une production de sens toujours plus individualisée, qui dès lors transforme les repères de l’identité collective, il s’avère particulièrement intéressant d’étudier comment les individus fabriquent de l’espace dans une société à individus mobiles (Stock, 2001). L’hôtel, en tant que locus provisoire, m’intéressera dans le cadre de ce mémoire qui propose d’étudier la possibilité d’être au monde dans un lieu vagabond. En effet, la modification du cadre bâti, de l’espace physique, entraîne une transformation de la conscience de soi et des autres. La chambre d’hôtel, si l’on se réfère aux travaux de Marc Augé (1992), pourrait se définir comme un non-lieu, soit un espace d’anonymat, standardisé et traversé par des individus qui jamais ne s’y fixent. Certes, la chambre, qui n’est pas appelée à être un habitat fixe ou une demeure, de manière générale, est un lieu de passage déterminé par sa fonctionnaIité -l’hébergement hospitalier. Toutefois, en raison de sa fonction transitoire même, la chambre permet à l’individu qui s’y installe quelques nuits de marquer une pause, un temps d’arrêt à l’intérieur de son parcours: elle devient alors un carrefour où convergent différentes représentations de soi et de l’autre. Dans la chambre d’hôtel se reconstruisent, sur des fondements instables, de nouvelles configurations d’une identité portative confrontée à un monde résolument étranger, celui du pays visité pour lequel aucune pratique intériorisée du lieu n’a encore été faite. Ainsi, dans ce travail, le concept de non-lieu dans son application à l’hôtel se devra d’être relativisé afin d’examiner avec justesse l’ensemble des relations qui entrent en jeu dans la pratique de ce lieu somme toute habité. Il s’agira d’analyser de quelle façon se joue la présence dans un lieu qui fuit de partout, et qui fait violence au corps, dans le roman Faire l’amour de Jean-Philippe Toussaint et le film Lost in Translation de Sofia Coppola. J’examinerai comment les personnages apprivoisent le lieu et comment cette «conquête de l’espace» (Perec, 2000) amènera un processus de construction identitaire, par l’entremise duquel il me sera possible de lancer une piste de réponse à la question posée implicitement par le titre de l’oeuvre de Coppola: que se perd-il dans la translation?

Bolduc, 2009, PDF ###

MÉVEL, Yann, « À perte de vue. L’esthétique mélancolique de Jean-Philippe Toussaint dans Faire l’amour », dans Christian CHELEBOURG et Serge MEITINGER (dir.), Écritures de la ville, Paris, Editions Kimé, 2006. +++ Chapitre de collectif

### « Yann Mével (« À perte de vue. L’esthétique mélancolique de Jean-Philippe Toussaint dans Faire l’amour ») s’intéresse quant à lui à « l’esthétique de l’effacement ou du brouillage des contours » (p. 109) qui caractérise la représentation que Jean-Philippe Toussaint donne de la mégalopole japonaise. Espaces vides mais poreux et enchevêtrés, brouillage des repères et des frontières : l’évocation de Tokyo crée les conditions d’une « expérience déréalisante » (p. 116) marquée par un sentiment de confusion, voire de dissolution, qui traduit, pour les protagonistes (un couple de Français sur le point de rompre) la difficulté d’accepter la perte de l’autre. Ce vertige du vide et cette déshumanisation des espaces urbains japonais ne sont sans doute pas aussi exempts de stéréotypes que ne le dit Yann Mével, mais leur fonction dans le récit demeure complexe : la mélancolie pouvant aussi se définir comme « la perte aliénante de l’un dans l’autre » (p. 110), le Japon, dans son altérité, en arrive à constituer une métaphore de la dépendance — identitaire et sentimentale — vis-à-vis d’autrui. »
(Extrait d’un compte rendu sur Fabula) ###



Faire l'amour (oeuvre)
TitreFaire l'amour
AuteurJean-Philippe Toussaint
Parution2002
TriFaire l'amour
Afficheroui

Outils de la page

complaint