Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

Outils pour utilisateurs

Outils du site


L'obéissance

Suzanne Jacob - Paris, Seuil, 1991, 249 p.

« Ce que je crois, c’est que toutes les personnes humaines savent déjà ce que je m’apprête à dire. J’ai mis des années à découvrir ce que je m’apprête à dire aujourd’hui. Si je devais mourir dans l’instant qui suit, il serait juste de dire, l’instant d’après l’instant qui suit, que ma vie tout entière a été exclusivement consacrée et dédiée à cette lente et longue découverte qui n’a jamais été un secret pour personne, mais bien la porte grande ouverte à laquelle je n’ai pas cessé de me heurter et de me heurter, jusqu’à ce qu’elle me paraisse enfin céder. » (Extrait, Seuil, 1991, p. 9)

Documentation critique

GILBERT, Paula, « Discourses of Female Criminality : Suzanne Jacob’s L’Obéissance, a Novel of Infanticide / Filicide », Québec Studies, vol. 32 (automne 2001-hiver 2002), p. 37-55. +++ Article de revue

###

###

SAINT-MARTIN, Lori, « L’amour et la rivière : L’obéissance de Suzanne Jacob », dans Gabrielle PASCAL (dir.), Le roman québécois au féminin (1980-1995), Montréal, Triptyque, 1995, p. 161-174. +++ Chapitre de collectif

MALOUIN, Nicole, « La reproduction de la violence comme modèle social dans L’obéissance de Suzanne Jacob », mémoire de maîtrise, département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2001, 103 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

CLENDINNING, Sherri Lee, « La manifestation littéraire du discours maternel : L’obéissance de Suzanne Jacob et Le bruit des choses vivantes d’Élise Turcotte », mémoire de maîtrise, department of french, Carleton University, 1994, 89 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé

L’objet de cette étude a été de révéler la manifestation du discours maternel dans les deux romans novateurs de Suzanne Jacob et d’Elise Turcotte au niveau thématique et au niveau structurel. Nous avons illustré comment ce discours, lorsque mis en scène à travers la littérature, est à la fois subversif vis-à-vis de la culture patriacale et émancipateur par rapport à la subjectivité maternelle.

###

LADOUCEUR, Catherine, « Écrire le cri : la figure de la mauvaise mère dans Annabelle de Marie Laberge et L’obéissance de Suzanne Jacob », mémoire de maîtrise, département des lettres et communications, Université de Sherbrooke, 2000, 120 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé

Les écrivaines contemporaines québécoises tentent de redonner sa place à la mère dans la littérature. Les romans Annabelle de Marie Laberge et L’Obéissance de Suzanne Jacob dénoncent les modèles sociaux prescrits par la société patriarcale, modèles érigés par le regard masculin sur des représentations fausses de la maternité. Leurs personnages de mère vivent avec une souffrance millénaire, qui se transmet d’une génération à l’autre, née d’une impossibilité pour de nombreuses femmes de répondre aux exigences d’un contrat social qui les voulaient seulement mères, avec tout ce que cela implique de responsabilité et d’obligations envers la “patrie”, c’est-à-dire la société patriarcale et sa culture machiste. En mettant en scène des personnages de mères plus près de la réalité affective de la maternité, Laberge et Jacob transmettent une idéologie féministe qui propose un renouvellement culturel et social général fracassant le “mythe de la mauvaise mère” et renouvelant le champ symbolique.

###

SAINT-MARTIN, Lori, « Infanticide, Suicide, Matricide, and Mother-Daughter Love : Suzanne Jacob’s L’obéissance and Ying Chen’s L’ingratitude », Canadian Literature, vol. 169 (été 2001), p. 60-83. +++ Article de revue

### Abstract

Explores the novels L’obéissance, by Suzanne Jacob and L’ingratitude, by Ying Chen, which focused on mother-daughter relationships. Similarities of the novels ; Description of the novels settings ; Overview of the novels ; Depiction of maternal violence on the novels. ###

SAINT-MARTIN, Lori, Le nom de la Mère. Mères, filles et écriture dans la littérature québécoise au féminin, Québec, Nota bene, 1999, 331 p. +++ Monographie

###Cette monographie contient un chapitre intitulé « Matricides et infanticides » dans lequel une section est accordée à L’Obéissance de Suzanne Jacob (p. 88-118). L’ensemble de la monographie fait toutefois écho à la problématique de L’Obéissance sans toujours y référer de manière directe. ###

LABELLE, Maude, « Une esthétique hyperréaliste en littérature ? Narrativité picturale et langage visuel dans l’oeuvre romanesque de Suzanne Jacob (1991-2005) », mémoire de maîtrise, département des littératures de langue française, Université de Montréal, 2009, 123 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé

Ce mémoire s’attarde à la notion d’hyperréalisme en littérature contemporaine et à son incarnation spécifique dans trois romans de Suzanne Jacob : L’Obéissance (1991), Rouge, mère et fils (2001) et Fugueuses (2005). Le recours à la théorie et à l’histoire de la peinture est essentiel puisque l’hyperréalisme est d’abord endossé par l’art pictural. De plus, la peinture, la photographie, le cinéma, la musique, la télévision, la sculpture, l’architecture et la littérature sont autant de médiations fortement présentes dans le roman hyperréaliste. Cette présence multiple des médias est essentielle au caractère hyperréaliste d’une œuvre ; la tentative d’intégrer le réel passe par un détour représentationnel. Les manifestations stylistiques et narratives de l’hyperréalisme sont associées à l’intégration de formes empruntées à d’autres arts ou médias comme la fugue et le fait divers. Les effets de l’hyperréalisme sur la narration se manifestent également par un éclatement des focalisations, en témoignent la fragmentation narrative ainsi que l’importance accordée au détail. Enfin, l’hyperréalisme joue sur une tension constante entre continuité et rupture. Les conséquences sont à envisager dans une sorte d’appréhension du réel, tant par le personnage que par le roman, qui doivent composer avec une multiplicité de représentations.

###

PARÉ, Justine, « Messe solennelle pour la famille Lebel, suivi de, L’évolution du procédé polyphonique chez Suzanne Jacob », mémoire de maîtrise, département des littératures de langue française, Université de Montréal, 2014, 115 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé

Mon essai et mon roman se font l’écho l’un de l’autre, ils se répondent et reflètent ainsi le sujet de ma recherche : la polyphonie. Dans L’évolution du procédé polyphonique chez Suzanne Jacob, je m’attarde à trois romans de Suzanne Jacob, L’obéissance, Rouge, mère et fils et Fugueuses, œuvres chorales et teintées par la musique dans lesquelles la prose se décline en plusieurs voix. Puisque j’étudie la polyphonie dans son aspect musical et, parallèlement, dans une perspective littéraire, il est possible d’admettre que je fais moi aussi, au cœur de mon essai, l’exercice du contrepoint. Cet essai est précédé par Messe solennelle pour la famille Lebel, roman polyphonique qui, à la manière de Fugueuses, où la musique est déjà implicite dans le titre, se donne à lire comme une partition musicale. J’y présente quatre membres d’une même famille, deux hommes et deux femmes, qui doivent faire face à la mort de l’un des leurs. Ils se partagent une narration en contrepoint dans un récit à plusieurs voix (inspirées par les quatre catégories vocales principales en musique) dont la structure rappelle celle du requiem ou messe des morts.

KING, Andrea Daniela, « La revenance dans le roman québécois féminin après 1980 », thèse de doctorat, Département d’études françaises, Queen’s University, 2011, 213 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé

Cette étude prend pour son objet la figure de la revenante dans le roman québécois contemporain au féminin, laquelle émane d’une tradition de l’effacement du féminin, que ce soit sur le plan social (valorisation du sacrifice maternel et de la transcendance féminine), créatif (empêchement de la participation des femmes à la production littéraire) ou représentatif (mise en scène de la disparition de la femme). Si cet effacement a longtemps servi d’appui à une économie et à une esthétique patriarcales, la revenante attire l’attention sur celles-ci et en provoque la remise en question.

La revenante assume deux avatars dans notre corpus : l’apparition de la femme morte (en tant que fantôme, morte-vivante, figure fantasmatique ou onirique), ou le redoublement de celle-ci dans d’autres personnages féminins (c’est-à-dire que la hantée endosse les traits d’un précurseur spectral féminin). Nous nous intéressons aux enjeux de l’appropriation de ce vieux topos patriarcal dans le roman au féminin après 1980, moment où les femmes interviennent de façon régulière sur la scène littéraire. Ainsi, après avoir situé la revenante dans un contexte québécois et occidental, nous en examinons les instances dans les oeuvres d’Anne Hébert, de Suzanne Jacob, d’Élise Turcotte et de Ying Chen.

Puisque la revenante est une figure déterminante dans l’œuvre d’Anne Hébert, les deux premiers chapitres d’analyse traitent de textes de cette auteure canonique. « Désir et dés/ordre » identifie les lieux et les origines de la hantise féminine et le désordre qu’elle provoque pour mettre en évidence son rapport au désir; « La pro/création » examine la création artistique ou reproductrice commemédium de la spectralité au féminin. Le dernier chapitre, « Violence et vulnérabilité », présente des analyses de romans de Suzanne Jacob, d’Élise Turcotte et de Ying Chen afin d’y souligner la représentation des deux faces de la violence – l’agression et la vulnérabilité – telles qu’elles se chevauchent avec la revenance. Chacune des quatre écrivaines étudiées met en texte des dichotomies hétéronormatives; selon notre lecture, la revenante constituerait un symptôme de ces structures problématiques.

Voir plus précisément la section : « Chaîne de la violence : L’Obéissance de Suzanne Jacob », p. 144-159.

La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI-Proquest. ###

SAINT-MARTIN, Lori, « “Les deux femmes, la petite et la grande” : Love and Murder in the Mother-Daughter Relationship », dans Roseanna LEWIS DUFAULT (dir.), Women by Women : The Treatment of Female Characters by Women Writers of Fiction in Quebec since 1980, Cranbury, Associated University Press, 1997, p. 195-220. +++ Chapitre de collectif

MORRIS, Julia Elizabeth, « L’imaginaire au travail : le roman d’apprentissage au féminin québécois », thèse de doctorat, département de français, Université d’Ottawa, 2010, 348 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé

Les racines du travail comme forme d’activité sociale sont profondes et de nombreux intellectuels, de Saint Thomas d’Aquin à John Stuart Mill, ont étudié son importance pour l’individu et la société. De nos jours, le travail est un sujet de prédilection : certains considèrent qu’il offre à l’individu la chance d’appartenir à une communauté d’esprit et d’intérêts; d’autres relativisent son importance dans la formation identitaire en soutenant qu’en général il est par trop unidimensionnel et qu’il oblige l’individu à se concentrer sur un domaine d’activité alors que l’être humain tend naturellement, par son sens de l’aventure, à se diversifier. Cette thèse, qui prend appui sur le Bildungsroman, le roman d’apprentissage, et ensuite plus précisément sur le roman d’apprentissage auféminin, s’attardera à analyser les formes que peut prendre le travail dans l’écriture des femmes québécoises contemporaines et en quoi ce travail participe (ou non) à l’émancipation féminine. La thèse vise en effet à cibler, à travers la mise en place de quatre configurations d’apprentissage (antagonique, dysphorique, euphorique, ascendant), la fonction thématique et narrative du travail dans le développement féminin, c’est-à-dire la manière dont les femmes se forgent une image d’elles-mêmes. Pour ce faire, on privilégiera l’oeuvre d’écrivaines qui mettent en relief quelques points saillants dans l’évolution de ce « lieu » d’investissement social. Chacune des écrivaines du corpus, qui inclut Michèle Mailhot, Nelly Arcan, Suzanne Jacob, Lise Tremblay, Madeleine Ouellette-Michalska, Monique Proulx et Louise Dupré, aborde le travail d’une manière différente mais toutes font preuve d’une sensibilité face au dynamisme de l’identité et d’une détermination à en mettre à mal les représentations trop unidimensionnelles.

SAINT-MARTIN, Lori, « La rivière, la rue et le navire négrier : mère et mort dans la littérature québécoise contemporaine », dans Elisabeth LAMOTHE, Pascale SARDIN et Julie SAUVAGE (dir.), Les mères et la mort. Réalités et représentations, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux, 2008, p. 291-309. +++ Chapitre de collectif

### Saint-Martin travaille sur L’Obéissance de Suzanne Jacob, Le Livre d’Emma de Marie-Célie Agnant et L’Ingratitude de Ying Chen ; elle montre que matricide et infanticide sont intimement liés à la violence de l’Histoire et que la Loi du Père est au cœur des discordes entre mères et filles. ###



L'obéissance (oeuvre)
TitreL'obéissance
AuteurSuzanne Jacob
Parution1991
Afficheroui

Outils de la page

complaint