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Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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La conjuration des bâtards

la_conjuration_des_batards.jpg Francine Noël, La conjuration des bâtards, Montréal, Leméac, 1999.

« Les personnages de la tribu montréalaise - Maryse, Laurent, Myriam, Lilith, Gabriel, Tristan… - se retrouvent à Mexico en novembre 1999, à l’occasion d’un Sommet de la Fraternité pour la suite du monde. Sommet planétaire qui cherche à trouver le passage vers le nouveau siècle, la paix essentielle. Mais passer d’un millénaire à l’autre est un rituel auquel personne n’est préparé. Comment faut-il faire le deuil d’un siècle qui brûle ses derniers feux sur fond de corruption, de guerres, d’exploitation et d’utopies les plus désespérées, abandonné aux mains de l’Histoire qui immole tout sur l’autel de l’argent ? »
(Extrait de la quatrième de couverture de l’édition Leméac, 1999)

Documentation critique

SAINT-MARTIN, Lori, « La famille et le monde : métissage, bâtardise et nouvelles alliances dans La conjuration des bâtards de Francine Noël », dans Jeanette DEN TOONDER (dir.), avec la collaboration de Hilligje VAN’T LAND, Les voix du temps et de l’espace, Québec, Nota bene (Convergences, 40), 2007, p. 299-323. +++ Chapitre de collectif

###Extrait
« Dans la réflexion sur l’identité québécoise, les questions liées aux passages culturels, au métissage et, plus généralement, à la relation avec l’Autre occupent une place de plus en plus grande. Le titre même de La conjuration des bâtards renvoie à ce courant et propose une alliance mondiale de personnes aux attaches identitaires multiples. Là où Noël innove particulièrement, c’est dans sa vision de la famille comme base de cette nouvelle alliance. Alors que la famille est vue de façon générale comme une force homogène et stabilisatrice, voire comme un simple rouage de l’ordre établi, Noël en fait une entité dynamique, toujours changeante et ouverte sur le monde, la diversité culturelle et l’engagement politique. Dans le présent article, il sera question d’abord du concept de métissage identitaire que véhicule le roman, ensuite de la nouvelle famille qu’il propose, au sein de laquelle le père - en raison de l’intérêt porté à la bâtardise - occupe une place trouble mais importante, enfin de la nouvelle alliance mondiale sur laquelle débouche cette famille. Nous conclurons en voyant à la fois les promesses que recèle cette vision et les apories persistantes qui traversent le roman. » ###

SAINT-MARTIN, Lori, « Réinventer la famille et le monde », dans Au-delà du nom. La question du père dans la littérature québécoise actuelle, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal (Nouvelles études québécoises), 2010, p. 347-366. +++ Monographie

###Extrait d’un compte rendu
« Comme le fait justement observer l’auteure de l’essai, dans l’univers féministe de Francine Noël, l’acceptation des enfants bâtards par la société « signifie un recul du pouvoir légitimant du père » (p. 358). Roman utopique, La conjuration des bâtards de Francine Noël multiplie avec humour les représentations de la paternité et confie au bâtard, comme au métis, une force novatrice. La clé réside en ce que l’on puisse choisir sa famille, réseau extensible, ouvert à l’infini, “fluide d’amitiés” (p. 361). » ###

MASSE, Marie Claude, « Le voyage engagé. Pour une lecture politique du roman de la route actuel québécois », mémoire de maîtrise, Université de Sherbrooke, 2010, 125 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Indéniablement « fille de son temps », force médiatrice entre l’imaginaire et le social, la littérature ne peut être dissociée des grandes idéologies - ou courants de pensée -, qui caractérisent son époque. Le roman de la route, qui se manifeste au Québec principalement depuis la décennie 1960, possède la capacité de présenter un état du monde complexe pour une raison évidente : reposant sur le thème de la rencontre, il met de l’avant une pluralité de voix qui s’entrechoquent fournissant, ainsi, une prise de parole sur une société donnée. Véritable catalyseur de consciences plurielles et ennemi de la pensée univoque, le roman de la route apparaît comme le genre pouvant le mieux (trans)figurer les discours culturels, sociaux et politiques de son époque.
L’actuelle fascination pour l’Autre et l’ailleurs permet en outre de croire que le roman de la route, que d’autres nomment le récit de voyage fictif, tend à devenir une pratique courante dans l’univers littéraire. La question que pose ce mémoire est donc celle-ci : à la suite d’une présence marquée de la place de l’intime et des préoccupations plus personnelles dans la littérature depuis principalement vingt-cinq ans, et dont la plus fidèle représentante est sans doute l’autofiction, est-il juste de pressentir un certain retour du politique dans le genre romanesque? Et si oui, peut-on considérer le roman de la route comme un discours littéraire permettant la représentation du politique?
Trois études permettent de mesurer le poids politique du roman de la route à travers l’analyse de thèmes bien ancrés dans le discours social actuel, soient l’environnement, les questions du commerce - et plus largement la mondialisation -, ainsi que la migration. Le joueur de flûte de Louis Hamelin (2001), La logeuse d’Éric Dupont (2006) et La conjuration des bâtards de Francine Noël (1999) servent de support à cette analyse qui vise avant tout à une réflexion sur l’espace et le discours politiques que permet le roman de la route.

Masse, 2010, PDF ###



La conjuration des bâtards (oeuvre)
TitreLa conjuration des bâtards
AuteurFrancine Noël
Parution1999
Triconjuration des bâtards
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