Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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La littérature et le reste (livre de lettres)

André Brochu - et Gilles Marcotte, Montréal, Éditions Quinze (Prose exacte), 1980, 185 p.

« Comme on le dit des sciences, des proses peuvent être exactes, à leur façon, quand elles s’appliquent à l’intelligence de l’homme et du monde.

Pendant un peu plus d’un an, André Brochu et Gilles Marcotte, qui sont tous deux professeurs au Département d’études françaises de l’Université de Montréal, se sont écrit des lettres. Ils parlent de littérature, évidemment ; mais aussi du “reste”, puisque pour eux la littérature ne se fait pas en vase clos. S’il s’agit d’un débat, tous deux s’y déclarent à la fois perdants et gagnants. » (Quatrième de couverture)

Documentation critique

DION, Robert, « La littérature et le reste », dans Gilles DORION (dir.), Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome VI (1976-1980), Montréal, Fides, 1994, p. 472-474. +++ Autre

VAUTERIN, Thomas, « Désir et pouvoir de la critique littéraire québécoise (1960-1980) », thèse de doctorat, département des lettres françaises, Université d’Ottawa, 2002, 344 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Voir plus particulièrement le chapitre III.b « Brochu et Marcotte et La littérature et le reste », f. 208.

« Cette thèse entend montrer comment s’est opérée, au cours des années 1960 à 1980, la constitution de la subjectivité critique québécoise à travers l’étude des essais de quatre des plus éminents commentateurs du roman québécois: André Belleau, André Brochu, Gilles Marcotte et François Ricard. Bien qu’on puisse facilement, de par le rayonnement médiatique des principaux intéressés, s’en remettre aux personnes réelles pour expliquer la part subjective de leur critique, cette étude se penche plutôt sur la façon dont l’essai a construit cette figure concrète du critique à même sa textualité. Bien plus que par les marques traditionnelles de l’énonciation ou par l’arbitraire du jugement, l’inscription du désir et du pouvoir dans, et à travers, ce discours de savoir nous fait comprendre qu’un texte critique implique une subjectivité. Et c’est dans cet esprit que la présente recherche aura entrepris de mettre à jour les processus de subjectivation.

L’examen détaillé du corpus nous révèle donc que la critique du roman québécois s’est constituée comme une discipline professionnelle dans les années 1960 et ce, à travers une série de ruptures qui morcelaient la subjectivité dans ses différents quartiers. Celle-ci était déchirée entre ses désirs littéraires, ses savoirs opérationnels et son pouvoir institutionnel, ce qui laissaient la pratique dans un malaise constant, toujours forcée de se justifier en dehors d’elle-même. Mais au cours des années 1970, il s’est tranquillement effectué des percées dans ces cloisonnements, percées qui ont commencé à laisser couler une écriture dans tous les degrés de textualité. L’essai critique, alors arraché au poids identitaire du roman, a pu devenir producteur de différence dans le champ littéraire. Les derniers textes du corpus laissent d’ailleurs entrevoir comment la critique peut participer à la littérature plutôt que d’en rendre compte de l’extérieur. » (Résumé joint à la thèse)

La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest. ###



La littérature et le reste (livre de lettres) (oeuvre)
TitreLa littérature et le reste
AuteurAndré Brochu
Parution1980
Trilittérature et le reste
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