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Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Le Grand Incendie de Londres. Récit, avec incises et bifurcations

Jacques Roubaud, Le Grand Incendie de Londres. Récit, avec incises et bifurcations, Paris, Seuil (Fiction et Cie), 1989, 420 p.

« En traçant aujourd’hui sur le papier la première de ces lignes de prose, je suis parfaitement conscient du fait que je porte un coup mortel, définitif, à ce qui, conçu au début de ma trentième année comme alternative au silence, a été pendant plus de vingt ans le projet de mon existence.
Mon intention initiale était d’accompagner la réalisation de ce Projet d’un récit, un roman qui, sous le vêtement d’une transposition dans l’imaginaire d’événements inextricablement mélangés de réel, en aurait marqué les étapes, dévoilé ou au besoin dissimulé les énigmes, éclairé la signification.
Le Grand Incendie de Londres - tel était le titre qui s’était imposé à moi depuis un rêve, peu de temps après la décision vitale qui m’avait conduit à concevoir le Projet - aurait eu une place singulière dans la construction d’ensemble, distinct du Projet quoique s’y insérant, racontant le Projet, réel, comme s’il était fictif, donnant enfin à l’édifice du Projet un toit qui, comme ceux des demeures japonaises débordant largement des façades et s’incurvant presque jusqu’au sol, lui aurait assuré l’ombre nécessaire à sa protection esthétique.
Il n’en a pas été ainsi. »
(Quatrième de couverture)

Documentation critique

BOST, Bernadette, « L’oeuvre hors-champ, trois expériences d’écriture illimitée dans la littérature contemporaine », thèse de doctorat, département des lettres, Université Lyon 2, 1994, 299 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Essentiellement dans sa troisième partie intitulée « Jacques Roubaud ou le labyrinthe infini », Bernadette Bost qui a dans ce cadre également étudié Denis Roche et Christophe Bailly, s’intéresse aux deux premiers volumes du Grand Incendie de Londres et particulièrement à la genèse et aux postulats de la première « branche ». ###

CALSOYAS, Alexandria Maria, « Moi, une “matière” ? Systems and self in Jacques Roubaud’s poetry and prose », thèse de doctorat, The Humanities and Social Sciences, University of California - Irvine, 2003, 176 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Abstract
« Roubaud’s question, “Comment pourrais je être moi, une “matière” ?” abridged in my title, suggests the central concerns of this dissertation. My work examines how an author’s “self” could become the subject matter of a written text, or be taken as the raw material for writing. The range of relationships that Roubaud establishes between self and text (his own and others’) in (1967), Autobiographie, chapitre dix (1977), Le grand incendie de Londres (1989) and La boucle(1993) allows me to investigate the self as a potential textual or material construction rather than a spiritual or experiential one. I read Roubaud’s experiments with collage, distortions of the sonnet form and bifurcating prose as explorations of memory, showing his rejection of the presumed liberty of Surrealist free verse and automatic writing to be part of a formal search for an individual poetic voice and a mode of self expression. My study demonstrates that Roubaud’s diverse work not only has important implications for the critical understanding of autobiography as a genre, but also reveals how self and subjectivity are mediated both individually and collectively through form. »

 Résumé « La question de Roubaud : “Comment pourrais je être moi, une “matière” ?”, que reprend mon titre, évoque les propos centraux de cette thèse.  Mon travail fait l’examen de la manière dont le moi auctorial peut devenir le sujet central d’un texte écrit ou être considéré comme le matériau brut de l’écriture. L’éventail de relations que Roubaud établit entre le moi, et le texte (les siens et ceux des autres) dans ∈(1967), Autobiographie, chapitre dix (1977), Le grand incendie de Londres (1989) and La boucle(1993) m’a permis d’analyser le moi en tant que construction potentiellement textuelle ou matérielle plutôt que spirituelle ou existentielle. Je propose une lecture des expérimentations roubaldiennes avec le collage, ses distorsions de la forme sonnet en tant qu’exploration de la mémoire, en analysant, à travers son rejet de la liberté présumée du vers libre surréaliste et de l’écriture automatique sa quête d’une voix poétique singulière et d’un mode d’expression du moi. Mon étude fait la démonstration que le travail diversifié de Roubaud non seulement a d’importantes implications pour la compréhension critique de l’autobiographie comme genre mais révèle également de quelle manière le moi et la subjectivité se conjuguent à la fois individuellement et collectivement au sein d’une forme. » ###

MOURIER-CASILE, Pascaline, « Li(v)re, cette pratique (fragments d’une lecture inachevée des deux premières Branches du Grand Incendie de Londres) », La Licorne, dossier « Jacques Roubaud », sous la direction de Dominique MONCOND’HUY et Pascaline MOURIER-CASILE, n° 40 (février 1997), p. 77-90. +++ Article de revue

### Pascaline Mourier-Casile évoque les deux premières « branches » du Grand Incendie

Mourier-Casile, 1997, HTML###

DE FERRARI, Guillermina, « Representing Absence : The Power of Metafiction in Jacques Roubaud’s Le Grand Incendie de Londres », Symposium : A Quarterly Journal in Modern Literatures, vol. 49, n° 4 (1996), p. 262-273. +++ Article de revue

###Extrait
« In the present essay I intend to discuss Jacques Roubaud’s Le grand incendie de Londres from two different perspectives : I will focus on the fictional level on the one hand and on he other I will examine the relationship between the text and empirical reality. While adopting a formalist approach to analyze the genre relations within the text, my discussion will follow a phenomenological outlook inasmuch as the text and empirical reality are interrelated. The essay is organized as follows : I will first discuss the subgenres interpolated in the text, i.e., metafiction, and more specifically the self-begetting novel, and roman de mémoire. Then I will devote the last section to an analysis of the relationship between those subgenres and empirical reality. It is in this particular sphere where the novel gains most of its power, for all of Roubaud’s ludic and intellectual exploration in the formal field fuse with a highly poetic and philosophical discourse on memories and death. » ###

MURESAN, Maria, « Le renversement du paradigme proustien de la mémoire dans Le grand incendie de Londres de Jacques Roubaud », Marcel Proust Aujourd’hui: Revue Annuelle Bilingue/An Annual Bilingual Review, n° 6 (2008), p. 189-209. +++ Article de revue

MONTÉMONT, Véronique, « JR 007 ou le secret chez Jacques Roubaud », dans Christelle REGGIANI et Bernard MAGNÉ et Mireille RIBIÈRE (dir.), Écrire l’énigme, Paris, Presses Universitaires de Paris-Sorbonne, 2007, p. 177-186. +++ Chapitre de collectif



Le Grand Incendie de Londres. Récit, avec incises et bifurcations (oeuvre)
TitreLe Grand Incendie de Londres. Récit, avec incises et bifurcations
AuteurJacques Roubaud
Parution1989
TriGrand Incendie de Londres. Récit, avec incises et bifurcations
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