Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Les tablettes de buis d'Apronenia Avitia

Pascal Quignard Paris, Gallimard (Coll. Blanche), 1984, 145 p.

« À la fin du IVe siècle et dans les premières années du Ve siècle de notre ère, une patricienne romaine âgée de cinquante et un ans, à l’instar de Paulin de Pella ou de Rutilius Namatianus, tient un journal, ou plutôt une sorte d’agenda. Elle consigne sur des tablettes de buis des achats qu’elle projette, des rentrées d’argent, des souvenirs érotiques, des commandes de vin ou de parfums, des plaisanteries, des scènes qui l’ont touchée. Pendant vingt ans Apronenia Avitia se consacre à cette tâche étrange sans rien voir de l’Empire qui meurt, du pouvoir chrétien qui s’étend, des troupes gothiques qui investissent à trois reprises la Ville. Peut-être dédaigne-t-elle de voir. Peut-être ne voit-elle rien. Elle aime l’or, la robustesse du corps, le sommeil, la grandeur des parcs, la lyre, le bruit passionnant du cornet à dés. Elle aime les bolets, l’odeur du nard, les livres bien émendés, l’accent de ceux qui ne paraissent pas avoir d’accent. Elle aime descendre aux cuisines et dévorer tout à coup. » (Extrait de la quatrième de couverture)

Documentation critique

GIAVERI, Maria-Teresa, « Quignard e “la voix perdue” », Rivista di letterature moderne e comparate, vol. 57, no 1 (janvier-mars 2004), p. 101-114. +++ Article de revue

###L’article est en italien. ###

RICHARD, Jean-Pierre, « Sensation, dépression, écriture », Poétique, vol. 18, no 71 (septembre 1987), p. 357-374. +++ Article de revue

###Article portant sur Carus, Les tablettes de buis d’Apronenia-Avitia et Le salon du Wurtemberg.###

BESSIÈRES, Vivien, « Stylistique du roman “togé” », Revue de littérature comparée, vol. 1, no 349 (hiver 2014), p. 39-52. +++ Article de revue

### « Cet article propose la notion de roman “togé” comme alternative moderne aux problèmes rencontrés par le roman historique classique de type péplum dans sa représentation du monde antique. Il prend appui sur le “style togé” inventé par Marguerite Yourcenar dans Mémoires d’Hadrien et la manière dont il a été renouvelé par Pascal Quignard dans ses romans latins. » (Résumé joint à l’article)

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BOGOYA, Camilo, « Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia : à la recherche du manuscrit perdu », L’esprit créateur, dossier « Pascal Quignard », sous la direction de Jean-Louis PAUTROT, vol. 52, no 1 (printemps 2012), p. 12-21. +++ Article de revue

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POIRIER, Jacques, « Le minimalisme des ruines: Sur Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia, de Pascal Quignard », dans Sabrinelle BEDRANE, Françoise REVAZ et Michel VIEGNES (dir.), Le récit minimal, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2012, p. 147-155. +++ Chapitre de collectif

KHERBI, Souad, « Saisir l’ombre du corps: Sur les traces du motivum de la pensée de Pascal Quignard. L’exemple d’Apronenia Avitia », dans Melina BALCÁZAR MORENO, Sarah-Anaïs CREVIER GOULET et Mireille CALLE-GRUBER (dir.), Pensées du corps: La matérialité et l’organique vus par les sciences humaines, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2011, p. 59-67. +++ Chapitre de collectif

DUBUIS, Mickaël, « 1. Les Tablettes de buis d’Apronénia Avitia comme modèle structurel de la mise en mouvement de l’écriture quignériste », dans Pascal Quignard et la mécanique du retour, Paris, L’Harmattan (Critiques littéraires), 2010, p. 47-74. +++ Monographie

### « Cet essai a l’ambition très claire de mettre en lumière les propriétés systémiques de l’écriture quignériste, mécanique définie comme dynamique non statique. En effet, afin de comprendre la dimension majeure de cet auteur et de son oeuvre, il est nécessaire de refonder les bases d’une nouvelle lecture, propre à l’écriture totalisante et fractale de P. Quignard. Cet essai est donc un gradés, le précis d’une matière littéraire nouvelle, difficile d’accès parfois, mais qui annonce, pour ceux qui ont la carte du ciel, une nouvelle saison en littérature. Témoin et révélateur d’un nouveau pacte de lecture, cet essai fixe les éclats nombreux d’une écriture fragmentée sur quelques pages parfois poétiques et toujours didactiques afin d’apporter au lecteur une image panoramique de l’oeuvre quignériste. Il se fait l’écho du silence, d’une écriture qui se tait pour être la voix d’une oeuvre qui abandonne au lecteur les mots sur le bout de la langue. » (Quatrième de couverture de la monographie) ###

GORRILLOT, Bénédicte, « Pascal Quignard ou le faux mélange des genres dans le roman latin Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia », Contemporary French and Francophone Studies, vol. 18, no 2 (2014), p. 158-166. +++ Article de revue

### « Published six years before Albucius (1990), Les Tablettes de buis d’Apronenia Avitia (1984) belongs to the “roman novels” declared by Pascal Quignard hybridizing different literary genres. In 1984, when he speaks of this kind of writting, the author doesn’t call it yet “satura” (as later in 1990), but “miscellenea” that cross in particular historical vita with buxi (“tablets”). This essay studies those categorizations and shows that, if the French writer uses old genres, as usual he changes them in his own peculiar manner and builds an imaginary composite latin novel, that doesn’t melt but accumulates, without hiding the frictions, many pseudo-antique heterogeneous literary types, just like the human modern and problematic subject he is at this time. » (Résumé joint à l’article)

L’article est en français.



Les tablettes de buis d'Apronenia Avitia (oeuvre)
TitreLes tablettes de buis d'Apronenia Avitia
AuteurPascal Quignard
Parution1984
Tritablettes de buis d'Apronenia Avitia
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