Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Magnus

Sylvie Germain, Magnus, Paris, Albin Michel, 2005, 274 p.

« Il sourit, d’un air las, amer, car lui aussi, lui plus que quiconque, aimerait savoir qui il est exactement. Pour l’heure, il sait seulement qui il n’est pas, qui il n’aura jamais été et ne croira plus jamais être : le fils des Dunkeltal. Une délivrance. Mais il se sent un défroqué - de son nom d’emprunt, de sa fausse filiation -, avec, pour toute identité de remplacement, le nom d’un ours en peluche. Un nom que, faute de mieux, comme dans le passé, il se réapproprie.
Magnus. Alias Magnus. Sous ce vocable fantaisiste, il décide d’entrer enfin l’âge d’homme.
»
L’univers romanesque de Sylvie Germain est hanté par d’étranges forces, d’inquiétants personnages. Franz, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu’au jour de sa naissance. Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu’on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l’oreille roussie : Magnus. Dense, troublante, cette quête d’identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l’Histoire. Elle s’inscrit au coeur d’une oeuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain, prix Femina pour Jours de colère, un des écrivains majeurs de notre temps. »
(Quatrième de couverture)

Documentation critique

BRICCO, Elisa, « Le début et la fin : évolution d’une relation textuelle dans le roman contemporain ? », dans Andrea DEL LUNGO (dir.), Actes du Colloque “Le début et la fin. Une relation critique”, organisé à Toulouse le Mirail, avril 2005, [Colloque en ligne]. +++ Autre (voir le commentaire pour plus de détail)

###Disponible sur Fabula.

« J’ai donc circonscrit des romans où, toujours de façon différente, à la fin “la boucle se boucle” par une reprise des mêmes images, des mêmes thèmes, des mêmes discours et des mêmes situations du début. Ces textes sont, en ordre chronologique de parution : Anatomie d’un chœurde Marie Nimier, Truismes de Marie Darrieussecq, Un an de Jean Echenoz, La Télévision de Jean-Philippe Toussaint, Mon grand appartement de Christian Oster, Terrasse à Rome de Pascal Quignard, Le Magot de Momm de Hélène Lenoir, La Fonte des glaces d’Alain Nadaud, Dondog d’Antoine Volodine, Magnus de Sylvie Germain. Il s’agit de dix romans parus entre 1990 et 2005, publiés par des maisons d’édition différentes et écrits par des auteurs des deux sexes ; mais ce sont surtout des textes que j’ai aimés et qui se posent, à des degrés différents, dans une posture “transitive” par rapport au lecteur. » ###

GOULET, Alain,  « Magnus : conte, roman d’apprentissage, fable », dans Jean-Michel PLACE (dir.), Sylvie Germain et son œuvre, Bucarest, EST-Samuel Tastet Éditeur, 2006, p. 89-100. +++ Chapitre de collectif

BESNARD, Annie, « Histoire individuelle, histoire collective dans deux romans de Sylvie Germain », Etudes Romanes de Brno: Sborník Prací Filozofické Fakulty Brněnské Univerzity, L: Řada Romanistická/Series Romanica, vol. 33, n° 1 (2012) p. 177-188. +++ Article de revue

### Porte également sur L’inaperçu ###

KERSHAW, Angela, « Intertextuality and Translation in Three Recent French Holocaust Novels », Translation & Literature, vol. 23, n° 2 (été 2014), p. 185-196. +++ Article de revue

### Abstract
This essay highlights the role translation plays in constructing Holocaust memory in fiction. Considering for example references to the work of Primo Levi in French texts, it shows how recent Holocaust novels have recourse to intertexts originally written in another language in order to evoke shared knowledge about the Holocaust. The translation of Holocaust novels therefore poses the problem of translating an intertext that is itself a translation. Analysis of recent novels by Fabrice Humbert [L’origine de la violence], Boualem Sansal [Le Village de l’Allemand], and Sylvie Germain [Magnus] suggests that such translated intertextuality can produce complex and unpredictable reinterpretations. The essay argues that translation and multilingualism are rhetorical strategies used in Holocaust fiction to approach complex questions of identity and unrepresentability. ###

ERTEM, Cengiz, « De l’Oedipe d’Andre Gide au Magnus de Sylvie Germain », Littera, n° 24 (juin 2009), p. 69-87. +++ Article de revue

HUTTON, Margaret-Anne, « Textures and Spectres in Sylvie Germain’s Magnus », dans Margaret-Anne HUTTON (dir.), Redefining the Real: The Fantastic in Contemporary French and Francophone Women’s Writing, Oxford, Peter Lang, 2009, p. 187-206. +++ Chapitre de collectif

ROGOWSKA, Edyta, « Trois modèles de femmes errantes dans Magnus de Sylvie Germain », mémoire de maîtrise, Department of French Language and Literature, Université McGill, 2010, 82 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Abstract
If Sylvie Germain’s works are well known to literary critics, the theme of wandering, which holds an important place in her writings, remains relatively unexplored. This thesis studies the theme of wandering by presenting it firstly within the body of the writer’s oeuvre, and then, by examining more thoroughly its relation to the female character in the novel, Magnus. This analysis proposes three models of wandering women: the alienated woman, the adventurer and the criminal.

Résumé
Si l’oeuvre de Sylvie Germain est bien connue des critiques littéraires, la thématique de l’errance, qui occupe une place principale dans son écriture, demeure relativement inexplorée. Le présent mémoire étudie l’errance en présentant le thème dans l’oeuvre de l’écrivaine et, ensuite, en examinant, plus particulièrement, son rapport avec le personnage féminin dans le roman Magnus. Cette analyse propose trois modèles de femmes errantes : la femme aliénée, l’aventurière et la criminelle.

Rogowska, 2010, PDF ###

BOST, Lorine, « Mythologies ursine et solsticiale dans Magnus de Sylvie Germain. Pour narrer l’inénarrable, une mythopoétique de la parole », dans Marie-Hélène BOBLET (dir.), Chances du roman, charmes du mythe. Versions et subversions du mythe dans la fiction francophone depuis 1950, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2013. +++ Chapitre de collectif

BELLO, Anne-Claire, « De la filiation terrestre à la filiation céleste dans Magnus de Sylvie Germain », dans Christian CHELEBOURG, David MARTENS, Myriam WATTHEE-DELMOTTE (dir.), Héritage, filiation, transmission. Configurations littéraires (XVIIIe-XXIe siècles), Louvain-la-Neuve, Presses universitaires de Louvain, 2012. +++ Chapitre de collectif

RUBINO, Gianfranco, « Un présent qui se dissout. Sylvie Germain et Philippe Claudel », dans Gianfranco RUBINO et Dominique VIART (dir.), Écrire le présent, Paris, Armand Colin (Recherches), 2012, p. 213-222. +++ Chapitre de collectif

### Porte également sur Hors champ. ###



Magnus (oeuvre)
TitreMagnus
AuteurSylvie Germain
Parution2005
TriMagnus
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