Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Maryse

Francine Noël, Maryse, Montréal, VLB, 1983, 426 p.

« Satire sociale, roman à clés, chronique des années soixante-dix, fête de langage : Maryse est un peu tout cela. De l’évocation désopilante d’un certain milieu intellectuel aux rapports amoureux faussement libérés qui devaient marquer cette décennie, la plume féroce de Francine Noël n’épargne personne - pas même Maryse, si attachante dans son désarroi. Mais au-delà de la caricature et de la charge sociale, le premier roman de Francine Noël (1983) raconte le douloureux apprentissage de l’autonomie d’une jeune femme, que ni l’époque, ni le milieu dont elle est issue, ni les hommes ne réussiront à entraver. »
(Quatrième de couverture de l’édition Bibliothèque québécoise, 1994)

Documentation critique

ACERENZA, Gerardo, « Sardità et québécité : le plurilinguisme chez Sergio Atzeni et Francine Noël », dans Gilles DUPUIS et Dominique GARAND (dir.), Italie-Québec : croisements et coïncidences littéraires, Québec, Nota bene, 2009, p. 77-88. +++ Chapitre de collectif

BARRET, Caroline, « (D)écrire la honte: la création littéraire comme moyen de survie dans le roman Maryse de Francine Noël », dans Patricia BISSA ENAMA et Nathalie FONTANE WACKER, Le Secret de famille dans le roman contemporain, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal (Littératures), 2016. +++ Chapitre de collectif

KLAUS, Peter, « L’âge de la parole ou l’émancipation de et par la langue. Le roman Maryse de Francine Noël », dans Marc QUAGHEBEUR (dir.), Analyse et enseignement des littératures francophones: Tentatives,réticences, responsabilités. Actes du colloque de Paris 31 mai - 2 juin 2006, [Berne], Peter Lang (Documents pour l’Histoire des Francophonies), 2008. +++ Chapitre de collectif

DESROCHERS, Julien, « De l’engagement collectif au repli narcissique : représentation et influence de l’univers social dans quatre romans québécois des années 1980 », Québec français, n° 134 (été 2004), p. 48-51. +++ Article de revue

AMPRIMOZ, Alexandre L., « Maryse di Francine Noël : Uno studio etno-semantico », The Language Quarterly, vol. 26, n° 3 (printemps 1988), p. 36-39. +++ Article de revue

CLICHE, Anne Élaine, « Paradigme, palimpseste, pastiche, parodie dans Maryse de Francine Noël », Voix et images, vol. 12, n° 3 (n° 36 - printemps 1987), p. 430-438. +++ Article de revue

###Extrait , p. 431
« Le pastiche, le jeu de mots, les anagrammes manifestent une attitude qui privilégie le langage dans sa matérialité même. Que de nombreuses femmes écrivains se soient intéressées à une telle pratique de l’écriture intertextuelle avec sa part de ludique vient peut-être signifier, pour elles, la reconnaissance d’un lieu propice où le langage n’a plus fonction d’affirmer le pouvoir d’une raison univoque et propriétaire, mais où peut se dire une différence qui soit d’abord conscience d’une circulation infinie des discours, des voix et des pouvoirs à travers nous. »

Cliche, 1987, PDF ###

LAMONTAGNE, André, « Du modernisme au postmodernisme : le sort de l’intertexte français dans le roman québécois contemporain », Voix et images, vol. 20, n° 1 (n° 58 - automne 1994), p. 162-175. +++ Article de revue

###Résumé
De l’après-guerre au tournant des années quatre-vingt, entre le conflit des codes décrit par André Belleau et l’avènement d’une poétique postmoderne, l’intertextualité du roman québécois obéit à de profondes transformations. La présente étude analyse la fonction du mot de l’autre dans deux textes pivots de la production contemporaine: Prochain Épisode de Hubert Aquin, où la quête identitaire passe par un affrontement avec la norme française et les modèles d’autorité que sont Balzac et Simenon, et Maryse de Francine Noël, qui fictionnalise la légitimation de la littérature et du code linguistique québécois. En modifiant le rapport que le roman québécois entretient avec l’intertexte français, ces oeuvres baliseraient le passage du modernisme au postmodernisme.

Lamontagne, 1994, PDF ###

LAMONTAGNE, André, « Chapitre III : Maryse, la quête identitaire du roman québécois », dans Le roman québécois contemporain. La voix sous les mots, Montréal, Fides, 2004, p. 79-113. +++ Monographie

###Cette étude a pour objet la poétique et le fonctionnement interprétatif de l’intertextualité chez des auteurs phares du roman québécois contemporain : Jacques Ferron, Victor-Lévy Beaulieu, Francine Noël, Régine Robin, Dany Laferrière, Louis Hamelin et Jacques Poulin. André Lamontagne perçoit dans les voix sous les mots les symptômes de mutation et de renouveau de la fiction narrative qui s’écrit au Québec, les signes de sa différence. ###

BENEDICT, Francesca, « La prise de la parole dans Maryse de Francine Noël », dossier « Francine Noël », Voix et images, vol. 18, n° 2 (n° 53 — hiver 1993), p. 264-272. +++ Article de revue

###Résumé
Le féminisme des années 1960-70 a obligé la société à redéfinir la situation des femmes et, petit à petit, à apporter certains changements. Dans Maryse, Francine Noël nous offre un regard rétrospectif sur cette époque, et plus précisément sur la venue à la parole d’une jeune femme. Maryse va se transformer : d’objet elle va devenir sujet. Par le biais du langage, elle va réussir à s’intégrer à la société en son nom propre, mais la route aura été longue.

Benedict, 1993, PDF ###

JOUBERT, Lucie, « La lecture de Maryse : du portrait social à la prise de parole », dossier « Francine Noël », Voix et images, vol. 18, n° 2 (n° 53 - hiver 1993), p. 273-286. +++ Article de revue

###Résumé
La réception du roman Maryse de Francine Noël met en évidence le fait que les critiques se reconnaissent avant tout comme actants dans la période de l’histoire du Québec que l’auteure a choisie comme trame de fond; nostalgie pour les uns, sensation d’échec pour les autres, Maryse leur propose une lecture nouvelle des événements de 1970 dans un style novateur qui exploite un humour très particulier en mettant en scène un personnage-titre qui cherche à prendre sa place et à trouver sa voix dans une société en mutation.

Joubert, 1993, PDF ###

NUTTING, Stéphanie, « Bonheur d’occasion et Maryse : lectures croisées, lecture en ronds », dossier « Francine Noël », Voix et images, vol. 18, n° 2 (n° 53 — hiver 1993), p. 253-263. +++ Article de revue

###Résumé
Il existe entre Bonheur d’occasion (1945) de Gabrielle Roy et Maryse (1983) de Francine Noël, un rapport privilégié. Florentine Lacasse, la serveuse fluette et passionnée du monde royien, se faufile dans le texte de Noël non seulement sous forme d’allusions livresques mais également sous les traits du personnage principal même, Maryse. En fait, celle-ci prend l’aspect d’une Protée au féminin — amalgame de Cendrillon-Elisa Doolittle-Florentine-Maryse — dont la mobilité et la multiplicité permettent de résister à la vitrification des stéréotypes. L’ouverture-repli paradoxal qui en résulte, intimement lié à la fois au regard et au langage, peut se concevoir, en fin de compte, sous la forme d’un anneau de Moebius libérateur. Après quarante ans d’attente, Florentine, par l’entremise de Maryse, prend la parole pour se conter et s’écrire elle-même, dans une solidarité textuelle qui retentit de rires exubérants et approbateurs de toutes les Soeurs de Cendrillon.

Nutting, 1993, PDF ###

STEELE, Leighton Goldsmith, « Maryse : populisme, féminisme, langage », mémoire de maîtrise, Département de français et d’espagnol, Université du Manitoba, 1989, 67 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

WAGNER, Heidi, « L’écriture-femme des années quatre-vingt au Québec et en Allemagne de l’Est : étude contrastive des romans Maryse de Francine Noël et Flugasche de Monika Maron », mémoire de maîtrise, Département des littératures, Université Laval, 1998, 82 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« L’essai porte sur les romans Maryse de Francine Noël et Flugasche de Monika Maron. Par une étude contrastive, nous avons tenté de faire ressortir le regard nouveau porté sur les femmes et de démontrer que les auteures s’attaquent au système patriarcal et aux codes sociaux établis, dans une perspective féminine et féministe. Le sujet principal des deux romans est l’évolution d’une jeune femme. Même si les deux héroines vivent dans deux sociétés complètement opposées, il existe des ressemblances entre elles et leurs critiques finissent par se rejoindre. La réflexion s’exerce d’abord sur leur environnement immédiat, pour s’élargir et englober divers problèmes sociaux. Ce faisant, les héroines ne sont plus confrontées qu’aux seuls sujets traditionnellement féminins. Selon les auteures, la réalisation de soi ne passe plus, pour les femmes, par l’amour pour un homme, et les conflits entre les sexes ne pourront se résoudre tant que la société sera ce qu’elle est par rapport aux femmes. »

La version PDF du mémoire est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest.###

LATULIPPE, Martine, « Sociétés du roman et sociétés de référence : Maryse de Francine Noël et L’appel des arènes d’Aminata Sow Fall », mémoire de maîtrise, département des littératures, Université Laval, 1996, 126 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Les deux romans constituant la base de ce mémoire sont Maryse, de la Québécoise Francine Noël, et L’Appel des arènes, de la Sénégalaise Aminata Sow Fall. Ils ont été étudiés selon deux perspectives : la première est l’inscription du féminin dans chacun de ces romans, la seconde consiste en une approche sociocritique, celle des composantes du discours hégémonique établies par Marc Angenot. La composante retenue, soit les fétiches et tabous du discours, a permis, dans le cas présent, d’établir un parallèle entre les sociétés de référence et les sociétés du roman des ouvrages étudiés. Évidemment, ce sujet n’a pu être abordé sans une présentation préalable des écritures féminine et féministe du Québec et de l’Afrique subsaharienne francophone. Le mémoire a notamment permis de découvrir quelques affinités et disparités entre deux sociétés posycoloniales de langue francaise et de voir également dans quelle mesure chacune des romancières reflète la société qui l’entoure. » ###

BENEDICT, Francesca D., « Discours de femmes et discours sur la femme dans deux romans québécois contemporains : Maryse et La grosse femme d’à côté est enceinte », mémoire de maîtrise, Département d’études littéraires, Montréal, Université du Québec à Montréal, 1987, 112 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

SAINT-MARTIN, Lori, « Les espaces impossibles de la relation père-fille », dans Louise DUPRÉ, Jaap LINTVELT et Janet M. PATERSON (dir.), Sexuation, espace, écriture. La littérature québécoise en transformation, Québec, Nota bene (Littérature(s), n° 24), 2002, p. 391-411. +++ Chapitre de collectif

###Extrait, p. 396
« Maryse, de Francine Noël (1983), permet de faire le pont entre l’idéalisation du père et la critique féministe de ce personnage qui survient au cours des années soixante-dix. Au début du roman, le père est assimilé de façon assez classique au monde extérieur et la mère, à l’entretien d’un foyer pauvre et mesquin (…) » ###

BOIVIN, Aurélien, « Maryse ou la chronique d’une génération qui se cherche », Québec français, n° 110 (été 1998), p. 91-93. +++ Article de revue

###Boivin, 1998, PDF ###

LAPIERRE, Michel, « Maryse », dans La Vénus québécoise avec ou sans fourrure. La femme dans le roman québécois de 1880 à nos jours, Montréal, Stanké (L’Isle lettrée), 1998, p. 179-182. +++ Monographie

###Extrait, p. 179
« Maryse, c’est le regard terrible des années quatre-vingt sur les années soixante et soixante-dix. C’est la démystification de la révolte. Pas étonnant qu’elle figure parmi les personnages préférés de Gilles Marcotte, le Claude Ryan de la critique littéraire. Mais ne nous leurrons pas. Il se pourrait que Maryse penche plutôt du côté d’un Pierre Falardeau, qui dénonçait, en 1983, ces commissaires du peuple, mi-gangsters, mi-gramophones, qui s’autoproclament l’avant-garde du prolétariat et camouflent une pratique corporatiste sous un discours de gauche, tout en faisant décaper leur appartement du parc La Fontaine. » ###

LABONTÉ, René, « Présence du merveilleux dans la fiction littéraire québécoise », Revue francophone de Louisiane, vol. 3, n° 2 (hiver 1988), p. 46-52. +++ Article de revue

VERCIER, Bruno, « Deux modèles dans la littérature québécoise : littérature française, cinéma américain », dans Une autre Amérique francophone. Actes du colloque international de Séoul (octobre 1992), Séoul, Université nationale de Séoul, 1992, p. 95-117. +++ Chapitre de collectif

BOCHMANN, Klaus, « Maryse, ou le problème de la langue dans la littérature québécoise », dans Hans-Josef NIEDEREHE (dir.), Études québécoises : bilan et perspectives. Actes du colloque scientifique tenu à l’occasion du quinzième anniversaire du “Centre d’études québécoises à l’Université de Trèves” (2-5 déc. 1993), Tübingen, Max Niemeyer Verlag (Canadiana Romanica, vol. 11), 1996, p. 111-118. +++ Chapitre de collectif

PARRIS, David, L., « Cats in the Literature of Quebec : “N’est pas chat qui le veut” », British Journal of Canadian Studies, vol. 3, n° 2 (1988), p. 259-266. +++ Article de revue

SAINT-MARTIN, Lori, « Writing (Jumping) off the Edge of the World : Metafeminism and New Women Writers of Quebec », dans Mary Jean GREEN, Karen GOULD, Micheline RICE-MAXIMIN, Keith L. WALKER et Jack A. YEAGER (dir.), Postcolonial Subjects : Francophone Women Writers, Minneapolis, University of Minnesota Press, 1996, p. 285-303. +++ Chapitre de collectif

###Extrait, p. 285
« My aim is to read selected works of some of these newer writers from a double perspective : their problematic relationship to feminism - what I call their metafeminism - and the narrative strategies they use to underline and/or question the feminine. » ###

MARCOTTE, Gilles, « La vie fragile », présentation de, Francine NOËL, Maryse, Montréal, Bibliothèque québécoise, 1994 (1983), p. 7-14. +++ Autre (voir le commentaire pour plus de détail)

###Gilles Marcotte, dans « La vie fragile », problématise - entre autres choses - la question de la langue présente dans le premier roman de Francine Noël. ###

KASSI, Bernadette Kadiobra, « Maryse », dans Aurélien BOIVIN (dir.), Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome VII (1981-1985), Montréal, Fides, 2003, p. 587-590. +++ Autre (voir le commentaire pour plus de détail)

###Il s’agit d’une partie de dictionnaire consacrée au premier roman de Francine Noël. Vous y trouverez une bibliographie critique de l’oeuvre (réception immédiate et discours savant). ###

BEAULIEU, Martin, « Du féminisme au métaféminisme : Maryse et Myriam première de Francine Noël », dans Marie-Frédérique DESBIENS et Fannie GODBOUT (dir.), Fragments d’un discours littéraire. Théorie et analyse, Québec, CRELIQ (Interlignes), 2001, p. 153-168. +++ Chapitre de collectif

SAINT-MARTIN, Lori, Le nom de la mère. Mères, filles et écriture dans la littérature québécoise au féminin, Québec, Nota bene (Essais critiques), 1999, 331 p. +++ Monographie

###Cette étude porte, entre autres, sur Maryse de Francine Noël. ###

KASSI, Bernadette Kadiobra, « De la littérature au féminin à la littérature : sujets du discours et écriture dans le roman francophone au féminin (Québec / Afrique subsaharienne) », thèse de doctorat, département des littératures, Université Laval, 2003, 605 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Au Québec comme en Afrique subsaharienne francophone, la prise d’écriture tardive des femmes a constitué un événement subversif dans leurs champs littéraires, jusque-là dominés par les hommes. Du statut d’ objet, ces femmes sont passées à celui de sujet. Mais comment appréhender ce sujet féminin vu la complexité de cette notion même de Sujet  (du discours) définie, en études littéraires, aussi bien par sa nature (mâle / femelle, etc.) que par sa fonction (énonciation, narration, action, etc.) ou par les deux à la fois (Sujet de la passion, Sujet social : féminin ou féministe, etc.) ? Existe-t-il des liens entre la configuration de ces Sujets du discours dans le roman et les formes littéraires privilégiées par les auteures ?
Cette thèse propose une analyse socio-sémiotique comparée des Sujets du discours, manifestes dans un corpus de douze romans d’écrivaines québécoises (A. Hébert, G. Roy, N. Brossard, F. Théoret, Y. Villemaire, F. Noël) et subsahariennes (M. Bâ, A. Sow Fall, W. Lilcing, C. Beyala, K. Bugul, T. Boni), dans le but de caractériser leurs pratiques scripturaires et de déterminer la pertinence ou non d’une spécificité purement féminine de l’écriture.
Cette démarche, motivée par le caractère polysémique de la notion de Sujet du discours, comprend trois volets qui incluent des catégories du Sujet empruntées à diverses méthodes critiques : (1) le sémiotique (le narratif et l’ énonciatif, l’ actantiel et le passionnel), (2) le social (société du roman, discours hégémonique, contre-discours féministe ou non) et (3) le poétique (lien entre les Sujets du discours et l’écriture au féminin).
Il appert de l’analyse que les Sujets du discours, loin d’être des entités distinctes, sont inter-reliés dans les modalités narratives et discursives des romans, que les personnages principaux sont femelles et assument généralement les fonctions narratives, énonciatives, actantielles et passionnelles. De plus, les formes textuelles privilégiées obéissent largement à la règle de la polyphonie, de l’hybride, même si certains romans sont plus conventionnels que d’autres. Les discours (sociaux) dominants ou hégémoniques sont mis à mal par des contre-discours féministes (Québec) et pro-féministes ou misoviristes (Afrique) qui sont soit explicites (Québec, Afrique), soit ambivalents et ambigus (Afrique).
Par ailleurs, les textes québécois se distinguent, en général, des textes africains non pas uniquement au plan formel–car, malgré les particularités de chaque auteure, nous avons pu dégager une série d’invariants–mais surtout au plan idéologique. Dans l’ensemble, ces écritures au féminin ne diffèrent pas absolument de celles dites au masculin (du moins au plan formel), car à l’instar de la distinction établie plus haut, la particularité des unes et des autres réside plus dans le point de vue, dans l’idéologique (discours social), hormis le style de chaque auteur / e. En effet, les invariants (intertextualité, transgénérécité, polyphonie narrative, etc.) dégagés se retrouvent également dans des textes au masculin, voire dans tout texte moderne ou postmoderne. Les prolégomènes de cette poétique comparée ne sont qu’un prétexte pour mettre en évidence la non pertinence d’une spécificité purement féminine de l’écriture.
C’est pourquoi nous prônons l’inscription des diverses écritures au féminin dans l’universalité, en ce sens qu’elles ne doivent plus être perçues en marge de la Littérature, mais comme partie intégrante de la culture universelle avec leur plus-value quantitative et qualitative : passer de la littérature au féminin à la Littérature (avec un grand L). »

La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement auprès de UMI - Proquest.###

NAUDIN, Marie, « Myriam première ou les pouvoirs de l’empathie », Études canadiennes / Canadian Studies, n° 28 (juin 1990), p. 19-23. +++ Article de revue

###Cette étude porte sur Maryse et Myriam première###

SPEAR, Thomas C., « La plume bifide, le coeur québécois. L’usage de l’anglais chez les écrivains québécois francophones », Globe, vol. 4, n° 1 (2001), p. 71-91. +++ Article de revue

### Résumé
Le titre de cet essai est tiré d’une campagne provinciale de 1995 dont les objectifs étaient de sensibiliser la population envers les nouveaux citoyens d’origines diverses, tous au « coeur québécois ». Cet essai souligne le caractère bilingue (francophone/anglophone) des auteurs québécois et le recours fréquent à l’anglais dans leurs textes d’une façon beaucoup moins conflictuelle depuis les années 1980. Divers exemples servent à montrer comment les auteurs ont dépassé la notion du Québécois « pure laine ». D’autres citations incorporant des phrases et/ou expressions en anglais (et à propos de la langue anglaise) démontrent une connaissance de cette langue autrefois si ennemie. Plus assurés du statut de la langue « québécoise » depuis la Révolution tranquille, les auteurs sont également plus à l’aise avec l’emploi de l’anglais dans leurs textes. Dans les exemples étudiés ici, nous constaterons que les expressions anglaises utilisées par ces auteurs bifides - au « coeur québécois » - exigent tout de même un lecteur bilingue.

Spear, 2001, PDF ###

ROBERTS, Katherine Ann, « Le roman national des femmes du Québec (1891-1984) », thèse de doctorat, Department of French Studies, Queen’s University at Kingston, 1999, 238 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Abstract
« The present thesis focuses on the various ways that women writers have integrated nationalist discourse into their novels. The first section of this interdisciplinary project traces the often difficult collaboration between feminist and nationalist movements throughout Québec history, and seeks new models of comparison for Québec women’s rewriting of the nation (Ireland, Scotland, Latin America) before turning to recent theories of nationalism that examine the novel’s capacity to depict the complexity of the nation. A detailed study has then been made of the ways in which both the conservative nationalist discourses of the first half of the 20 th century–advocating fidelity to the past and to traditional rural values–and the more socialist neo-nationalist discourses of the Quiet Revolution have been contested and transformed in women’s writing from the beginning of the century to the present. In fact, Laure Conan’s three historical novels, À l’oeuvre et à l’épreuve (1891), L’oublié (1905) and La sève immortelle (1925) challenge the of “masculinizing” heroic narrative of the conquest of New France by replacing the sublimated feminine essence (the Virgin) by actual female figures, both historic and fictive. Marie Le Franc’s La rivière solitaire (1936) and Germaine Guèvremont’s Le Survenant (1945) and Marie-Didace (1947), all three romans de la terre, work to demythologize the agricultural “vocation” of French-Canadians and point to new types of community networks that are not plagued by traditional father-son rivalries. My analysis then shifts to Andrée Maillet’s Les remparts de Québec (1965) and Madeleine Ouellette-Michalska’s La maison Trestler ou le 8 e  jour de l’Amérique (1984) ; both texts call into question the prevailing myths of Québec society and, through an emphasis on the horrors of war, return to historic battle sites in order to expose the masculine nature of their society’s collective memory. In the last chapter, I turn to Marie-Claire Blais and Francine Noël, writers who have navigated amongst discourses of socialism, nationalism and feminism at a time when the Québec women’s movement had its most important ties with nationalist groups. Both Blais’ Un joualonais sa joualonie (1973) and Noël’s Maryse (1983) satirize Québec leftist independence movements, exposing their questionable sexual politics and general disregard for women’s issues. »

Roberts, 1999, PDF###

FERRARO, Alessandra, « La retorica del best seller. Strategie del successo in cinque romanzi quebecchesi contemporanei : Michel Tremblay, Antonine Maillet, Yves Beauchemin, Arlette Cousture, Francine Noël », thèse de doctorat, Università degli Studi di Bologna, 1992. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

BIRON, Michel, « Portrait de l’écrivain en autodidacte », @nalyses, vol. 2, n° 3 (automne 2007), [En ligne]. +++ Article de revue

###Résumé
« L’écrivain devient rarement écrivain par les voies traditionnelles de l’école. En ce sens, il constitue toujours à quelque degré un autodidacte. Toutefois, la valeur sociale d’une telle figure, qu’il s’agisse de l’écrivain lui-même ou d’un personnage de fiction, varie considérablement selon les cultures et les époques. Dans La nauséede Jean-Paul Sartre, l’Autodidacte est un personnage complexé qui envie le savoir et la culture de Roquentin. À l’inverse, on trouve nombre de textes littéraires où la figure de l’autodidacte est valorisée. C’est particulièrement vrai dans l’histoire de la littérature québécoise depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Cet article propose d’en faire la démonstration à travers une série d’exemples tirés de chacune des périodes, mais en insistant sur la figure de “l’autodidacte exemplaire” propre à la Révolution tranquille, qui oppose la culture comme désir à la culture comme héritage scolaire. »

Biron, 2007, PDF ###

GIRARD, Céline, « L’écriture de l’obsession du corps-vécu dans l’espace pulsionnel et impur de la ville chez Lise Tremblay, Pauline Harvey et Francine Noël », dans Daniel MARCHEIX et Nathalie WATTEYNE (dir.), L’écriture du corps dans la littérature québécoise depuis 1980, Limoges, Presses universitaires de Limoges (Espaces humains, 12), 2007, p. 247-259. +++ Chapitre de collectif

###Extrait de la présentation par Daniel Marcheix et Nathalie Watteyne, p. 14-15
L’auteure s’intéresse « à des écrits de femmes qui témoignent de réalités urbaines nouvelles, et aux représentations inédites de soi qu’elle y découvre, dans le contexte de bouleversements socio-économiques qu’a connus le Québec depuis la Révolution tranquille. Le corps féminin est traité sans ménagement ni complaisance par les narratrices des romans écrits à la première personne de Lise Tremblay, de Pauline Harvey et de Francine Noël. Qu’il s’agisse de personnages obsédés par leur obésité, d’adolescents inadaptés et pauvres, ou de femmes se livrant à la prostitution, la dégradation physique est avancée et constante dans ces romans. La société de la métropole a le corps malade. Les sujets et la ville se renvoient mutuellement leur laideur. »

Porte aussi sur Myriam première. ###

CHANG, Yuho, Famille et identité dans le roman québécois du XXe siècle, Sillery, Septentrion, 2009, 266 p. +++ Monographie

###Présentation de Septentrion
« L’identité, c’est le regard qu’une société porte sur elle-même mais c’est aussi la vision que l’autre a d’elle. Fort de sa culture chinoise, l’auteur analyse les romans fondateurs de la littérature québécoise : Trente Arpents (Fides, 1938) de Ringuet, Le Survenant (Beauchemin, 1945) et Marie-Didace (Beauchemin, 1947) de Germaine Guèvremont, Bonheur d’occasion (Stanké, 1977) de Gabrielle Roy, Les Plouffe (Institut littéraire du Québec, 1954) de Roger Lemelin, Le Cabochon (Parti pris, 1980) d’André Major, Maryse (VLB, 1983) et Myriam première (VLB, 1987) de Francine Noël. » ###

GRZYBOWSKA, Aleksandra, « Le discours ironique dans Maryse de Francine Noël », Romanica Silesiana, n° 4 (2009), p. 61-71. +++ Article de revue

###Abstract
« Maryse, a postmodern novel by Francine Noël, offers an ironic look at the baby boomers’ uncertain axiology. We focus on the multiple levels of irony inherent in the portrait of the characters of the novel. Our analysis of the ironic discourse has two interpretative components. First, we closely examine the dialogue between two characters, lovers, which reflects, as in a mise en abyme, the baby boomers’ generally accepted idea of the couple. Second, we study the ironic discourse of the couple from the social perspective, as seen through Maryse’s sentimental affair, whose personal and professional journey exemplifies the intertextual game found in other French classic novels (Marcel Proust’s À la recherche du temps perdu and Quebecois novels (Gabrielle Roy’s Bonheur d’occasion). » ###

JONES, Ruth Elizabeth, « Literature, Representation, and the Image of the Francophone City: Casablanca, Montreal, Marseille », thèse de doctorat, University of California, 2014, 226 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Abstract
This dissertation is concerned with the construction of the image of the city in twentieth-century Francophone writing that takes as its primary objects the representation of the city in the work of Driss Chraïbi and Abdelkebir Khatibi (Casablanca), Francine Noël (Montreal), and Jean-Claude Izzo (Marseille). The different stylistic iterations of the post Second World War novel offered by these writers, from Khatibi’s experimental autobiography to Izzo’s noir fiction, provide the basis of an analysis of the connections between literary representation and the changing urban environments of Casablanca, Montreal, and Marseille. Relying on planning documents, historical analyses, and urban theory, as well as architectural, political, and literary discourse, to understand the fabric of the cities that surround novels’ representations, the dissertation argues that the perceptual descriptions that enrich these narratives of urban life help to characterize new ways of seeing and knowing the complex spaces of each of the cities. As second cities, Casablanca, Montreal, and Marseille invite comparisons to urban capitals, comparisons that, through the French language, become focused on Paris as an exemplary urban form. The specificity of urban detail on the micro-scale and general absence of macro-scale descriptions of the city in each of the novels questions the validity of an urban image that is dependent on comparisons with a distant center or attempts to raise a city’s profile through development. Instead, as this dissertation argues, the literary representation of each of these second cities is the basis of a way of seeing Casablanca, Montreal, or Marseille as a total environment that makes space for narrative and memory, as well as perspective and perception. The novelistic construction of subjectivity and perspective creates a fiction, or imaginary, of urban experience that responds to theorizations of the urban subject in sociology, philosophy, and architecture. In their descriptions of urban space, the novels play on the differences between a collectively formed, and officially sanctioned, image of the city and individual urban imaginaries that bring memory, perception, and atmosphere into the experience of the urban environment.

Jones, 2014, PDF ###

ANDREI, Carmen, « Effets de l’humour dans le discours féminin et féministe de Maryse de Francine Noël », Communication Interculturelle et Littérature, vol. 4, n° 12 (octobre-décembre 2010), p. 201-208. +++ Article de revue

SKRABANE, Astra, « Nous et les autres dans le roman de Francine Noël Maryse », dans Eva REIN et Krista VOGELBERG (dir.), Home and Exile, Tartu [Estonie], Tartu Ulikooli Kirjastus, 2006, p. 211-218. +++ Chapitre de collectif

NORMAN, James B., « Commented translation of three excerpts from Maryse by Francine Noël », mémoire de maîtrise, University of Ottawa, 1986, 150 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### La version PDF de la thèse est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest ###

MARCOTTE, Gilles, « La poésie Oubedon », Urgences, n° 28 (1990), p. 68-78. +++ Article de revue

### Marcotte, 1990, PDF ###

SAINT-MARTIN, Lori, « Repenser la filiation », dans Au-delà du nom. La question du père dans la littérature québécoise actuelle, Montréal, Les Presses de l’Université de Montréal, 2010, p. 143-164. +++ Monographie

### Extrait de compte rendu
« La troisième partie porte d’abord sur les pères et la transmission. Au sixième chapitre, « Repenser la filiation » (p. 143) la quête du père au masculin, qui prend souvent la forme d’un voyage initiatique (Le joueur de flûte de Louis Hamelin), se révèle différente de la quête au féminin, exprimée par une simple réflexion, par exemple chez Maryse de Francine Noël. Toutefois, dans les deux cas, le père se révèle amoindri, défait. La littérature présente différentes figures de l’initiation (p. 165). Seul le père peut faire entrer le fils dans la communauté des hommes (Le Fou du père de Robert Lalonde), dans Pierre de Marie-Claire Blais, les rituels initiatiques sont durs et humiliants; la romancière les voit d’un oeil très critique » ###

BISHOP, Neil B., « Le personnage français dans quelques romans québécois contemporains », Voix et Images, vol. 13, n° 1 [37] (1987), p. 82-103. +++ Article de revue

### Bishop, 1987, PDF ###



Maryse (oeuvre)
TitreMaryse
AuteurFrancine Noël
Parution1983
TriMaryse
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