Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Rosie Carpe

rosie_carpe.jpg Marie NDiaye, Rosie Carpe, Paris, Éditions de Minuit, 2001, 344 p.

« Mais elle avait cessé de croire que son frère Lazare serait là pour les voir arriver, elle et Titi, que Lazare, frère aîné, aurait le bon goût de lui épargner l’attente inquiète et légèrement humiliante parmi la foule de vacanciers que les hôtes rétribués, eux, venaient chercher, surgissant de toutes parts avec leur grand sourire blanc et aux pieds, leurs claquettes de plastique qui les annonçaient d’un bruit mouillé, et leur bermudas sans soucis et leurs joyeuses chemisettes ornées d’injonctions humoristiques.

(Extrait de l’incipit, Editions de Minuit, 2001.)

Documentation critique

BONNET, Véronique, « Où situer Marie NDiaye ? », Africultures (le site et la revue de référence des cultures africaines), 19 juillet 2002, [document en ligne]. +++ Article de revue

### Bonnet, 2002, HTML ###

FOURTON, Maud, « Marie Ndiaye, Rosie Carpe : du tant bien que mal au malgré tout. Une fiction de l’ambivalence et de la complexité », dans Aline MURA-BRUNEL (dir.), Retour du romanesque, New York, Ropodi, p. 49-63. +++ Chapitre de collectif

BONOMO, Sara, « La mise en oeuvre de la peur dans le roman d’aujourd’hui : Rosie Carpe de Marie NDiaye », Travaux de littérature, vol. 17 (2004), p. 217-229. +++ Article de revue

BRUNEL, Pierre, « Marie NDiaye, Rosie Carpe. Musique répétitive », dans Voix Autres, Voix Hautes, Paris, Klincksieck, 2002, p. 207-221. +++ Monographie

BRICCO, Elisa, « Marginales et solitaires dans les romans de Sylvie Germain, Dominique Mainard, Marie NDiaye et Marie Redonnet », dans Michel COLLOMB (dir.), L’empreinte du social dans le roman depuis 1980, Montpellier, Université Paul-Valéry (Centre d’étude du XXe siècle), 2005, p. 259-269. +++ Chapitre de collectif

###« Cette étude de quelques personnages féminins très particuliers part du constat que toute oeuvre fictionnelle fournit en quelque sorte une représentation de l’époque et de la société dans lesquelles elle a été écrite et dont elle provient. La question du rapport du roman, de l’oeuvre et de la fiction narrative en général, avec l’époque qui voit sa naissance est toujours ouverte et parfois il n’est pas à même de représenter la société et d’en dégager les enjeux, les caractéristiques, l’évolution et les problèmes. » ###

FLOREY, Sonya, « Personnages en quête d’eux-mêmes (Marie NDiaye). L’identité en question », Versants, n° 52 (2006), p. 31-51. +++ Article de revue

###« On peut […] se demander comment le jeu de l’identité et de la mémoire, entre exercice éprouvant, incessant, ou amnésie, affecte le devenir de certains personnages significatifs dans La sorcière et Rosie Carpe. Il s’agira ensuite de placer les résultats de cette lecture immanente dans un plus large débat : les thèses de Freud et de Lacan sur la question de l’identité personnelle serviront de point de départ, puis on s’intéressera au versant sociologique, en appréciant les dérives identitaires par rapport à un contexte contemporain placé sous le signe de l’errance et de la fragmentation. Enfin, l’ouvrage Soi-même comme un autre[Ricoeur] permettra d’éclairer les instabilités des personnages de Marie Ndiaye à la lumière de la théorie ricoeurienne de l’identité. » ###

COYAULT, Sylviane, « L’écrivain et le moraliste : une crise des valeurs ? », Publifaraum,  2008, [En ligne]. +++ Article de revue

###Coyault, 2008, HTML ###

NISSIM, Liana, « L’extrême contemporain dans les marges. Trois cas exemplaires », dans Matteo MAJORANO (dir.), Le goût du roman, Bari, B.A. Graphis (Marges critiques/Margini critici, 1), 2002, p. 103-119. +++ Chapitre de collectif

TERMITE, Marinella, « Pour une écriture végétale », dans Matteo MAJORANO (dir.), Tendance-présent, Bari, B.A. Graphis (Marges critiques/Margini critici, 8), 2007, p. 213-239. +++ Chapitre de collectif

DUCLOT-CLÉMENT, Nathalie, « Encres et ancrages. Marquage du corps et dérives métaphoriques, Maryse Condé, Toni Morrison, Marie NDiaye », dans Micéala SYMINGTON et Béatrice BONHOMME (dir.), Libres horizons. Pour une approche comparatiste. Lettres francophones imaginaires. Hommage à Arlette et Roger Chemain, Paris, L’Harmattan, 2008, p. 407-422. +++ Chapitre de collectif

###« L’écriture du corps se situe au croisement de ces axes de recherche et associe pluralité et singularité. Il semble en effet, qu’écrire le corps revienne à écrire la différence et le changement. Notre intérêt se concentrera sur les ancrages corporels que construisent les écritures romanesques contemporaines. Notre intérêt se portera principalement sur les romans de l’américaine [sic] Toni Morrison, Sulaet Beloved, sur le récit de la guadeloupéenne [sic] Maryse Condé, Célanirecou-coupéet sur le dernier roman de Marie NDiaye, RosieCarpe. Afin d’ouvrir notre champ de réflexion, nous indiquerons des points de liaison avec le livre de Jamaican Kincaid, Lucyet celui de Jean Rhys, La prisonnière des sargasses. »
(Extrait de l’introduction, p. 407)

Duclot-Clément, 2008, PDF ###

ARNOULD-BLOOMFIELD, Élisabeth, « Rosie Carpe et le récit désastreux », Esprit Créateur, vol. 53, n° 2 (été 2013), p. 17-28. +++ Article de revue

### Résumé
À partir de l’analyse d’un moment textuel dont l’illisibilité met en question le contrat narratif du texte, cette lecture de Rosie Carpe montre que le roman introduit, dans l’œuvre de Marie NDiaye, un rapport inédit et radical à l’étrange.

Arnould-Bloomfield, 2013, PDF###

BURNAUTZKI, Sarah, « Effets d’épouvante dans Rosie Carpe et Rosemary’s Baby », Esprit Créateur, vol. 53, n° 2 (été 2013), p. 42-55. +++ Article de revue

### Résumé
Cette analyse compare Rosie Carpe et Rosemary’s Baby à partir d’éléments fantastiques communs, dont la grossesse épouvantable, le pacte diabolique ou le sacrifice humain. Une lecture sociologique examinera les modalités de l’hyperréalisme et de l’horreur dans leur rapport avec le dévoilement des régimes normatifs et la contestation de la violence.

Burnautzki, 2013, PDF###

ASIBONG, Andrew, « Travel Sickness : Marie NDiaye, Hervé Guibert and the Liquidation of the White Fantasy-Subject », International Journal of Francophone Studies, vol. 12, n° 1 (avril 2009), p. 109-125. +++ Article de revue

### Abstract
This paper considers some of the psychic and cultural implications of ‘identity disintegration’ in works by French writers Marie NDiaye (born 1967) and Hervé Guibert (1955–1991). In Guibert’s Le Paradis (1992), the unravelling narrative (part-detective story, part postcolonial travelogue set in West Africa and the Caribbean) forces the European narrator’s fantasy subjectivity apart, yanking him out of a zone of solidly racialised and sexualized privilege, and into a deathly exposure to blistering, sickly, ‘post-white’ heat. In NDiaye’s Rosie Carpe (2001), the eponymous French heroine, suddenly adrift with her provincial family in Guadeloupe, swings in NDiaye’s bizarre narrative between exalted and desirable white-pink woman, and epically humiliated, ‘liquidized’, greyish mess. The ethnically inflected privilege of Guibert’s and NDiaye’s protagonists, seemingly so secure at the novels’ outsets, comes apart at the seams in these narrative spaces of exception and singularity. The aesthetic and ethical implications of ‘becoming-other’ – and of shifting from crisply French (and human) to messily francophone (and barely human) – are, in Guibert’s and NDiaye’s neo-colonial travellers’ tales, anything but easily digestible, but nevertheless demand our rigorous critical interrogation.

Résumé
Cet article analyse les implications psychiques et culturelles de la ‘désintégration identitaire’dans deux oeuvres des écrivains français Marie NDiaye (née en 1967) et Hervé Guibert (1955–1991). Dans Le Paradis (1992) de Guibert (mi-roman policier, mi-récit de voyage en Afrique Occidentale et aux Antilles), la trame qui se dénoue explose la subjectivité fantasmée du narrateur européen, en le tirant brusquement d’une zone de privilège à la fois racialisée et sexualisée, pour ensuite le plonger de manière funeste dans une chaleur féroce, maladive, au-delà de la blancheur. Dans Rosie Carpe (2001) de NDiaye, l’héroïne éponyme se retrouve à la dérive en Guadeloupe avec sa famille également émigrée de l’Hexagone. Cette Française originaire de Brive-la-Gaillarde, oscille dans ce récit étrange entre deux incarnations opposées: d’une part, la femme blanche-rose, exaltée, désirée; de l’autre, une une bizarre incarnation réduite en bouillie, humiliée,'liquidée’, grisâtre. Le privilège ethnique des protagonistes de Guibert et de NDiaye, apparemment très sûr au début des romans, est remis en question dans ces espaces romanesques d’exception et de singularité. Les implications esthétiques et éthiques du ‘devenir-autre’et de la transformation d’une solide identité française (humaine) en une fragile identité désagréablement francophone (à peine humaine) dans ces contes de voyage post-coloniaux de Guibert et de NDiaye ne se digèrent pas facilement, mais elles n’en exigent pas moins notre rigoureuse interrogation critique. ###

BÄHLER, Ursula, « Retour à l’homme : Marie NDiaye et Pascale Kramer », dans Wolfgang ASHOLT et Marc DAMBRE (dir.), Un Retour des normes romanesques dans la littérature française contemporaine, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2010, p. 293-310. +++ Chapitre de collectif

RABATÉ, Dominique, « ‘Qui peut l’entendre? Qui peut savoir?’ », Revue des Sciences Humaines, dossier « Marie NDiaye: l’étrangeté à l’oeuvre », n° 293 (janvier-mars 2009), p. 93-100. +++ Article de revue

DUCOURNAU, Claire, « Entre noir et blanc : le traitement de la couleur de peau dans Rosie Carpe et Papa doit manger », Revue des Sciences Humaines, dossier « Marie NDiaye: l’étrangeté à l’oeuvre », n° 293 (janvier-mars 2009), p. 101-117. +++ Article de revue



Rosie Carpe (oeuvre)
TitreRosie Carpe
AuteurMarie NDiaye
Parution2001
TriRosie Carpe
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