Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Scalps

Éric Chevillard, Scalps, Saint-Clément-de-Rivière (Hérault), Fata Morgana, 2004, 80 p. (avec deux dessins originaux de Philippe Favier).

« Sans doute ne peut-on éternellement demeurer sans réagir. Notre être simple et gauche, on le dirait bâti pour être submergé. Sa peau est fine, sans étanchéité. Il a neuf trous dans sa coque. L’angoisse venue du dehors a tôt fait de le couler. Les textes réunis dans ce volume consignent les réactions épidermiques d’un sujet aux prises avec l’angoisse, laquelle s’incarne en des personnages suffisants ou bornés dont l’aplomb le renvoie sans cesse à ses propres défaillances, à son hésitation, à son naufrage. C’est justement cet aplomb qu’il va défier et combattre. Chaque texte décrit avec insistance une séquence brève dans laquelle s’expose douloureusement ou comiquement ce conflit. Simultanément, deux réalités incompatibles tentent d’occuper le terrain. L’être simple et gauche, prisonnier de celle qui toujours finissait par céder, va se débattre cette fois, avec plus ou moins de réussite, avec quoi qu’il en soit une opiniâtreté inhabituelle et notable. Au terme de la lutte, il sera mort peut-être, mais quelques scalps orneront sa ceinture. »

Documentation critique

AUDET, René, « Lieux et pragmatique de la monstruosité dans la prose narrative d’Éric Chevillard », Tangence, n° 91 (automne 2009), p. 11-27. +++ Article de revue

### Résumé
Cet article interroge les types de manifestations de la monstruosité dans la prose narrative d’Éric Chevillard (Scalps et Démolir Nisard). Questionnant ses lieux (déclaration de la monstruosité de personnages par l’instance narrative) et sa dynamique dans les œuvres (la violence révélant une performativité déterminante dans l’établissement d’individus monstrueux), il permet de mieux comprendre le déplacement et la subversion associés à la virulence langagière et au dire-monstre dans les récits mis en place par Chevillard.

Abstract
This article examines the types of manifestations of monstrosity in the narrative prose of Éric Chevillard (Scalps and Démolir Nisard). Focusing on monstrosity’s places (the narrative authority’s statement of the characters’ monstrosity) and dynamic in the works (violence that reveals a determinative performativity in the establishment of monstrous individuals), the article allows for a better understanding of the displacement and subversion associated with linguistic virulence and monster-speak in the accounts Chevillard puts into place.

Audet, 2009, HTML ###



Scalps (oeuvre)
TitreScalps
AuteurÉric Chevillard
Parution2004
TriScalps
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