Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Un fait divers

un_fait_divers.jpg François Bon, Un fait divers, Paris, Les Éditions de Minuit, 1994, 156 p.

« Le Mans, 8 avril.

  • Accusé d’assassinat, de coups et blessures avec arme et séquestration de personnes, Arne F., 26 ans, comparaît ce matin, trente mois après les faits, devant les Assises de la Sarthe. De Marseille au Mans, il avait fait la route d’une seule traite, à vélo-moteur, pour demeurer pendant quinze heures, couteau au poing, dans l’appartement où sa femme avait trouvé refuge chez une amie. Arne F. a poignardé à cinq reprises d’un tournevis le jeune homme qui accompagnait les deux femmes, et retenu trois otages devant le cadavre. Au matin d’une nuit de cauchemar, les policiers ont interpellé le forcené. Les locataires du dessous n’avaient rien entendu. (Le Courrier de l’Ouest.) »

(Résumé extrait de la quatrième de couverture)

Documentation critique

MARTIN-ACHARD, Frédéric, « Voix de faits : vers une “ dénarrativisation ” du fait divers chez François Bon et Laurent Mauvignier », Recherches & Travaux [en ligne], nº 92 (2018). +++ Article de revue

###Résumé

« Cet article étudie les dispositifs narratifs et énonciatifs de deux fictions contemporaines d’expression française, Un fait divers de François Bon (1990) et Ce que j’appelle oubli (2011) de Laurent Mauvignier, fondées sur un fait divers. L’hypothèse étudiée est que ces dispositifs, dans lesquels la voix occupe une place centrale, opèrent une déconstruction du récit de fait divers, en trois temps : par l’exhibition des voix qui le constituent, par la déstructuration de la chronologie narrative, et, enfin, par la critique des expressions figées qui circulent sur le fait divers. Ces phénomènes concourent à une forme de « dénarrativisation » du fait divers et d’affaiblissement de sa valeur événementielle. En définitive, cette étude montre que le fait divers, chez de nombreux romanciers contemporains, n’est pas tant exploité pour ses potentialités narratives, qu’interrogé pour ce qu’il recèle d’un savoir à la fois intime et social. »

MARTIN-ACHARD, 2018, HTML###

RASSON, Luc, « L’écriture spéléologique de François Bon », dans Paul PELCKMANS et Bruno TRISTSMANS (dir.), Écrire l’insignifiant: Dix études sur le fait divers dans le roman contemporain, Amsterdam, Rodopi, 2000, p. 155-163. +++ Chapitre de collectif



Un fait divers (oeuvre)
TitreUn fait divers
AuteurFrançois Bon
Parution1994
TriUn fait divers
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