Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Voyage en Irlande avec un parapluie

Louis Gauthier, Voyage en Irlande avec un parapluie, Montréal, VLB, 1984, 75 p.

« Voyage en Irlande avec un parapluie raconte avec beaucoup de réalisme et un humour très personnel les principales étapes d’un itinéraire qui mène le lecteur de Montréal à Dublin en passant par New York et Londres. L’histoire d’un voyage plutôt banal, sauvé in extremis par une brève histoire d’amour. L’histoire d’un homme aux prises avec un souvenir qui l’encombre autant que son parapluie, un homme qui ne pleure pas mais sur qui le ciel pleut abondamment. »
(Extrait de la quatrième de couverture de BQ)

« J’exposai ma théorie du moment : la vie était une fiction, de toute manière. La réalité ne nous concernait pas. La réalité concernait la matière et l’esprit et nous étions entre les deux, nous étions à la fois les créateurs de la fiction humaine et ses produits. La littérature, si on ne trichait pas, ne pouvait que conduire au silence. »
(Extrait)

Documentation critique

PRZYCHODZEN, Janusz, De la simplicité comme mode d’emploi. Le minimalisme en littérature québécoise, Québec, Les Presses de l’Université Laval, 2014, 194 p. +++ Monographie

### Quatrième de couverture
Inscrite dans le paradoxe d’une poétique qui cherche à éviter l’esthétique, la littérature minimaliste reformule le sens de la réalité d’une manière qui oblige à revoir les évidences les mieux établies. Sous l’apparence de la simplicité, cette écriture se démarque par une concision qui, à la place du profond, exerce un effet décisif sur de nombreux aspects de la représentation. La conscience morale qui la nourrit tient à distance la norme juridique et la convention sociale pour laisser le lecteur, en dehors de ces contraintes et de ces illusions, face à la fragilité de la praxis.

Voir plus particulièrement le premier chapitre consacré à Voyage en Inde avec un grand détour, de Louis Gauthier : « Un impossible roman d’aventures » (p. 25-44) et « Quand ça n’est plus ça » (p. 45-63). ###

GAUVIN, Lise, « L’en-deçà [sic] des voyages : exploration de quelques romans québécois », dans Franca MARCATO FALZONI (dir.), La deriva delle francofonie, vol. IV : Autour de l’univers souterrain dans la littérature québécoise. Atti dei seminari annuali di Letterature Francofone, Centro Interfacoltà Sorelle Clarke dell’Università di Bologna, Bagni di Lucca, 4-5 maggio 1989, Bologne, Éditrice CLUEB Bologna (Bussola, 7), p. 225-241. +++ Chapitre de collectif

###Extrait
« Dans le récit, dit […] Michel de Certeau, la limite “mène un double jeu. Elle fait le contraire de ce qu’elle dit” […]. Ainsi en est-il du voyage qui, comme la limite ou la borne représentés [sic], métaphorise les lieux de son discours. Le récit d’espace est une “langue parlée, c’est-à-dire un système linguistique distributif de lieux en tant qu’étant articulé par une focalisation énonciatrice, par un acte de la pratiquer” [Michel de Certeau]. C’est cette langue parlée dans le récit, cette focalisation énonciatrice que j’essaierai de retracer dans quelques voyages en anglophonie : Volkswagen blues de Jacques Poulin, Une histoire américaine de Jacques Godbout et Voyage en Irlande avec un parapluie de Louis Gauthier. » ###

CÔTÉ, Paul Raymond, et Constantina MITCHELL, « Entre la fuite et la quête : le parcours problématique du narrateur dans deux romans de Louis Gauthier », Québec Studies, vol. 38 (automne 2004-hiver 2005), p. 47-57. +++ Article de revue

###Extrait
« Écrits comme ils le sont à presque vingt ans d’intervalle, comment placer [Voyage en Irlande avec un parapluie et Voyage au Portugal avec un Allemand] dans le corpus littéraire du Québec contemporain ? Amorcent-ils un débat sur le concept identitaire ? Font-ils abstraction de la notion de spécificité québécoise ou, au contraire, l’intègrent-ils dans leur espace textuel ? Pour tenter de répondre à ces questions, nous nous en proposons un examen sous les angles de la topographie, de la spécularité, et de l’extranéité - optique tripartite qui se révèle particulièrement utile pour approfondir le tissu sémantique de ces deux oeuvres. »

Côté, 2004, HTML ###

Ó GORMAILE, Pádraig, « Voyage en Irlande avec un parapluie », dans Aurélien BOIVIN (dir.), avec la collaboration de Roger CHAMBERLAND, Gilles DORION et Gilles GIRARD, Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec, tome VII (1981-1985), Saint-Laurent, Fides, 2003, p. 1031. +++ Autre

###Il s’agit d’un article de dictionnaire qui présente et analyse brièvement le récit de Gauthier. Vous y trouverez également une bibliographie critique (réception immédiate et discours savant). ###

FOURNIER, Isabelle, « Entre écriture et lecture : prégnance de la deixis dans le récit québécois contemporain », mémoire de maîtrise, département de lettres, Université du Québec à Rimouski, 2002, 125 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Extrait de l’introduction, p. 4
« Au départ de cette réflexion, il y a la lecture de récits québécois contemporains qui, spontanément, nous semblent liés par une constante : en ces textes qui, pour la plupart, mettent en scène un je narrant, la question de la référence est secondaire et l’Autre y est envisagé de telle façon qu’il se résorbe presque entièrement en l’acte même de “faire récit” ; au delà de ce qui est raconté, l’enjeu fondamental de ces textes se réduit - et, du même coup, se distend infiniment - à la monstration de cette dynamique incessante, profondément insaisissable, qui figure le “jaillissement” même du texte, sa naissance propre. Et celle-ci, qui nous avait d’abord semblé correspondre tout simplement à l’écriture, à son mouvement continu, se révélera double puisque, rapidement, la lecture se sera imposée comme l’autre pôle de ce processus, par lequel le texte semble en quelque sorte piétiner sur lui-même et se mettre à distance, interrogeant les mécanismes et les enjeux de sa mise au monde.
Aussi tenterons-nous de nous tenir au plus près du texte, concentrée sur un objet de nature profondément insaisissable et paradoxale puisqu’il s’agit d’une tension, celle qui lie profondément, en même temps qu’elle permet de les différencier, un processus en cours - celui de l’écriture - et un arrêt ou, si l’on préfère, un processus ayant eu lieu - celui du texte qui, déjà écrit, s’offre à la lecture. »

Note : Voyage en Irlande avec un parapluie est traité plus particulièrement aux chapitres deux et trois, « L’espace tropologique du voyage », p. 41-74, et « Une écriture du soupçon », p. 74 [sic] - 108. L’auteure tente de répondre à la question suivante : « [P]ourquoi ce récit de Gauthier se donne-t-il les allures d’un récit de voyage (genre fondé sur le principe de réel) et prend-il ostensiblement pour objet un espace géographique dûment nommé alors que le lieu raconté, loin d’être celui d’une Irlande que l’on tenterait sans cesse d’objectiver, semble se situer plutôt sur l’imperceptible frontière entre le flux des pensées et leur fixation et infléchissement par la mise en mots ? » (p. 112). ###

PION, Véronique, « La poétique de la non-rencontre chez Louis Gauthier, suivi de Sakrubaï et les autres », mémoire de maîtrise, département de langue et littératures françaises, Université McGill, 2009, 110 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Résumé
« Dans un premier volet “critique”, le présent mémoire propose une analyse de la poétique de la non-rencontre chez le romancier québécois Louis Gauthier. Il s’agira ici d’explorer la trilogie de cet écrivain consacrée aux récits de voyage en tentant de montrer que certaines prédispositions amenuisent les chances du protagoniste de vivre l’expérience de la rencontre. Nous nous intéresserons à l’impossibilité pour le narrateur, à la fois voyageur et écrivain, d’établir un dialogue, de trouver les mots pour entrer en contact avec ceux qu’il croise. Ces particularités nous permettront ensuite de voir comment la trilogie servira de repoussoir pour notre propre travail d’écriture.
Le deuxième et dernier volet “création” sera surtout constitué de nouvelles littéraires autour du thème de la rencontre. Ces nouvelles, composées principalement de récits de voyages, se répondent et tendent à former un recueil intemporel où la relation à l’Autre est essentielle et omniprésente. »

Pion, 2009, PDF ###

GAGNON, Louis, « Deux jours ailleurs; suivi de Autofiction dans Voyage en Inde avec un grand détour de Louis Gauthier », mémoire de maîtrise, Université du Quebec à Rimouski, 2013, 116 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Parti sur la Côte-Nord rejoindre une fille qu’il a rencontrée sur Internet, le narrateur de Deux jours ailleurs tombe amoureux d’une autre en prenant le bateau pour s’y rendre. Ce narrateur, à l’instar de celui de Voyage en Inde avec un grand détour, profite de son voyage pour scruter son âme dans ses moindres recoins. Les deux périples donnent à voir une quête intérieure ainsi qu’une aventure outre-mer.
Comme dans le récit de Gauthier, l’histoire est une autofiction qui met en lumière un jeu sur le vraisemblable et sur l’illusion du réel. Si, par moment, le narrateur du récit de Louis Gauthier se prend au jeu du rêve et de l’invention fictive, le narrateur de Deux jours ailleurs, lui, finit par s’y complaire et par mélanger des éléments de la réalité avec ceux de sa fiction.
La ponctuation et les dialogues de Deux jours ailleurs tentent de correspondre à ce qui est perçu au quotidien: autant en ce qui a trait à la confusion des échanges qu’en ce qui concerne les idées évoquées. S’il n’arrive pas grand-chose non plus au narrateur de Deux jours ailleurs, ce dernier n’hésitera pas à inventer une réalité parallèle pour pallier au manque d’action de son histoire véritable.
Pour la partie analyse, le but de la recherche est de voir comment l’auteur québécois Louis Gauthier met en scène une autofiction dans Voyage en Inde avec un grand détour. C’est en étudiant la théorie autour de l’autofiction, de l’effet de réel et de l’effet de fiction que nous tentons de répondre à cette question problématique. Nous avançons l’hypothèse que Gauthier utilise ces éléments afin que son récit transcende le genre du récit de voyage.

Gagnon, 2013, PDF ###

CREVIER-LALONDE, Guillaume, « Déplacement, délocalisation et “dévoyage” dans quelques récits québécois contemporains », mémoire de maîtrise, département des Littératures de langue française, Université de Montréal, 2015, 108 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### Résumé
Ce mémoire s’intéresse à l’écriture du voyage et du déplacement à travers l’exemple de cinq récits québécois contemporains. Nous étudions ici Voyage en Irlande avec un parapluie et Voyage au Portugal avec un Allemand de Louis Gauthier, Vers l’Ouest de Mahigan Lepage, Dix jours en cargo d’Isabelle Miron ainsi que Le sermon aux poissons de Patrice Lessard. Constatant que les voyages contemporains se sont délestés de l’expérience de l’exotisme et de la découverte, nous faisons l’hypothèse que l’écriture du déplacement se transforme. Nous analysons comment une expérience dysphorique du déplacement s’inscrit dans la description des lieux, la mise en récit et l’identité des narrateurs. À partir des travaux de Michel de Certeau (L’invention du quotidien) et de Marc Augé (Non-lieux : introduction à la surmodernité), nous nous intéressons, dans un premier chapitre, à la perception des lieux et à leur description. Notre parcours nous amène ensuite à examiner plus directement les modalités par lesquelles ces récits de la route produisent une continuité, métaphorique notamment. La troisième partie se concentre sur l’identité des narrateurs, qui tend à se construire ou à se déconstruire par rapport aux espaces qu’il parcourent. En nous servant des analyses d’images de Georges Didi-Huberman, nous examinons en conclusion comment ces différents aspects des textes produisent une « esthétique de la délocalisation », où les paysages et les lieux se constituent en écrans sur lesquels il est désormais possible de se projeter.

Abstract
This thesis focuses on travel and displacement writing by exploring this theme into contemporary narrative in Quebec litterature. We study Voyage en Irlande avec un parapluie and Voyage au Portugal avec un Allemand (Louis Gauthier), Vers l’Ouest (Mahigan Lepage), Dix jours en cargo (Isabelle Miron) and Le sermon aux poissons (Patrice Lessard). By stating that travels don’t relay the experience of exotism and of discovery anymore, we make the assumption that the practice of narrating this new type of travels also changes. We analyse how this dysphoric experience of the travel reflects itself into the descriptions of the places, into the construction of a narrative, and into the construction of the identity. With the works of Michel de Certeau (The Practice of Everyday Life) and of Marc Augé (Non-Places: Introduction to an Anthropology of Supermodernity), our analysis questions, in a first chapter, the perception of spaces and their descriptions. Then, we examine more directly how these road narratives produce continuity. The third part focus on the identity of the narrator, that tends to be constructed and deconstructed by the landscape seen on the road. By referring to the analysis of images by Georges Didi- Huberman, we examine in our conclusion how those different aspects of the texts construct a « relocation » aesthetics in which landscapes and places become screens on which it is henceforth possible for the characters to project themselves.

Crevier-Lalonde, 2015, PDF ###



Voyage en Irlande avec un parapluie (oeuvre)
TitreVoyage en Irlande avec un parapluie
AuteurLouis Gauthier
Parution1984
TriVoyage en Irlande avec un parapluie
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