Auteurs contemporains

Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Wajdi Mouawad - ensemble de l'oeuvre

Documentation critique

LAURENTIE, Claire, « Wajdi Mouawad : un théâtre d’histoires, un théâtre de la compassion ? », mémoire de maîtrise, département des études théâtrales, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III, 2006, 103 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###« Une caractéristique de cet auteur-metteur en scène dans le paysage théâtral francophone est sa volonté affirmée de raconter des histoires. Des histoires, avec comme les définit Aristote, dans La Poétique: un début, un milieu et une fin. À l’heure où l’écriture dans le théâtre contemporain “travaille” sur des fragments et des monologues, alors que les arts et les technologies nouvelles s’associent à la représentation théâtrale dans un souci de recherche d’une autre forme de parole alliant celle des corps à celle du texte jusqu’à minimiser la place du texte, comme le festival d’Avignon de 2005 en a été le reflet, Wajdi Mouawad ancre son théâtre dans la narration. Il revendique d’écrire des histoires, que certains qualifient parfois de “conte” et nous verrons pourquoi, dans un monde qui selon lui n’en raconte plus. Dans Architecture d’un marcheur, il cite ainsi Walter Benjamin, qui écrivait “nous ne savons plus raconter des histoires nous ne savons plus que nous plaindre” (journal de Walter Benjamin 1935-1940). Face aux propos du philosophe allemand Theodor Adorno, qui écrivait dans Prismes en 1955 “qu’écrire un poème après Auschwitz est barbare, et ce fait affecte même la connaissance qui explique pourquoi il est devenu impossible d’écrire aujourd’hui des poèmes”, ce besoin de raconter semble légitimé chez Wajdi Mouawad par la quête d’une propre voie/voix, après l’inhumain produit par les guerres. Cela se conçoit d’autant mieux qu’il est personnellement sensible à cette question traitée à plusieurs reprises dans ses œuvres, ayant été, lui-même marqué par la guerre qui a sévi dans le pays de son enfance, le Liban. […]

Quels sont les lieux de l’écriture et de mise en scène qui sont propres à produire du compassionnel et jusqu’où ? Le sentiment de compassion a pour corollaire le mélodrame et le pathétique. Pourquoi provoquer de la compassion ? Qu’est-ce que cela peut faire advenir chez le spectateur ? Est-ce dans une perspective qui évoque les théories de Denis Diderot en se sentant “mouillé” au sens propre ? C’est-à-dire baigné de larmes avec une intention didactique qui serait de nous faire devenir meilleur que cela doit s’entendre ? Car il est vrai que lors des représentations des pièces de Wajdi Mouawad, le spectateur est ému par ce qui se passe sur le plateau au point de verser une ou plusieurs larmes. […]

Nous verrons dans un premier temps ce qui permet de dire que Wajdi Mouawad écrit des histoires, les caractéristiques de celles-ci et notamment pourquoi elles sont en lien avec le conte. Puis nous rechercherons, à partir des œuvres et de leurs représentations, par quel biais elles nous parlent d’après Auschwitz tant dans le fond que dans la forme. C’est alors que nous pourrons essayer de déterminer la présence de la compassion et ses enjeux dans ce théâtre.

L’étude s’effectue autour des pièces qui ont été publiées et des mises en scène de l’auteur pour ce qui est d’Incendies et de Forêts, de Magali Leiris pour Littoral, de celle de Pierre-Guy Couleau pour Rêves et la mise en scène de Christian Gagneron pour Un obus dans le cœur. En ce qui concerne Alphonse, il y a eu une lecture/mise en espace de François Leclère au Théâtre 71 en janvier 2006. Pour Pacamambo, notre réflexion s’appuiera sur le travail de Lieber Théâtre, compagnie de théâtre amateur. » (Extraits de l’introduction)

Le mémoire porte sur l’ensemble des pièces jouées ou publiées avant 2006, plus particulièrement sur Littoral, Incendies et Forêts. ###

LANDREVILLE, Claudine, « Marcher vers l’écriture : le rituel déambulatoire dans l’oeuvre de Wajdi Mouawad », mémoire de maîtrise, département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2005, 135 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

PEPIN, Véronique, « De la résistance à la réconciliation : le rituel comme lieu d’action et de prise de parole dans le théâtre de Wajdi Mouawad », mémoire de maîtrise, département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2004, 109 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

SIROIS, Catherine, « Quête spirituelle et engagement éthique : les assises spirituelles de la dramaturgie de Wajdi Mouawad : étude des Mains d’Edwige au moment de la naissance, de Littoral et de Rêves », mémoire de maîtrise, faculté des arts, Université du Québec à Montréal, 2004, 156 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

GINGRAS, Chantale, « Wajdi Mouawad ou le théâtre-odyssée », dans Québec français, no 146 (été 2007), p. 42-46. +++ Article de revue

###« Dans les pages qui suivent, je vous propose une brève plongée dans l’univers très, très dense de Mouawad, véritable mer d’idées où les thèmes s’interpellent, où les réseaux de sens abondent, comme autant de courants qui emportent et portent l’individu en quête d’identité, qui convient le public à confronter ses ténèbres… et à y jeter un peu de lumière, rien de moins. » (Extrait, p. 43)

L’article porte sur Visage retrouvé, Littoral, Incendies, Forêts, et Les mains d’Edwidge au moment de la naissance.

BLAIS, Geneviève L., « Regard vers un ailleurs troublant : Wajdi Mouawad », dans Jeu, no 117 (décembre 2005), p. 154-160. +++ Article de revue

###« À l’origine d’un spectacle, il y a souvent une image, un événement, une parole qui, comme un projectile, fait irruption et crée un déséquilibre. Des questions surgissent, et le besoin de créer pour s’y confronter devient urgent. Pour moi, le 11 septembre 2001 a été un projectile de ce genre. Comme plusieurs, j’ai eu peur. Mais la question qui a commencé à m’habiter n’était pas tant celle de la peur que celle du sens, du sens d’un tel geste pour ceux qui le posent et du sens de ma propre existence. C’est à partir de ce questionnement que j’ai rencontré Wajdi Mouawad, dans différents contextes, d’abord à l’École nationale de théâtre, puis lorsque j’ai mis en scène son texte Lettre d’amour d’un jeune garçon (qui aurait pu être poète mais qui fut poseur de bombes) à sa mère décédée depuis peu à l’occasion de la création, l’an dernier, d’un spectacle intitulé Combats. Sa façon d eraconter la guerre et les questionnements qu’il soulève ont beaucoup nourri ma réflexion, et je trouvais intéressant de tenter d’en dresser un portrait. Pour ce faire, je l’ai rencontré et je me suis penchée sur deux de ses pièces, Littoral et Incendies, et sur deux textes publiés à la suite des événements du 11 septembre, “Lettre ouverte aux gens de mon âge”, publiée dans Le Devoir, et Lettre d’amour d’un jeune garçon…, parue dans le recueil les Tours de Babel. Plutôt que de porter un regard critique sur ces textes, j’ai essayé de cerner les grandes lignes du regard que Wajdi Mouawad pose sur la guerre. » (Introduction, p. 154)

L’article porte sur Littoral, Incendies et Lettre d’amour d’un jeune garçon (qui aurait pu être poète mais qui fut poseur de bombes) à sa mère décédée depuis peu.

LENNE, Lise,  « Le poisson-soi : de l’aquarium du moi au littoral de la scène… », dans Agôn, no 0 (2007), [En ligne]. +++ Article de revue

###« Dans Littoral, Incendies et Forêts, Wajdi Mouawad invente une dramaturgie de l’enquête (la quête identitaire passe par le processus de l’enquête) qui met en scène la nécessité pour le sujet, pour le je, de se découvrir tel qu’il ne se connaissait pas, de se découvrir autre. La quête identitaire des personnages s’accompagne d’un retour des sujets protagonistes sur la terre d’origine de leurs parents : l’enquête de soi, qui correspond à une traversée de l’espace, revient en fait à trouver l’autre, celui qui était auparavant invisible au moi. L’autre, ce n’est pas seulement l’étranger, l’inconnu, qui peut-être face à soi ou se révéler en soi, c’est au-delà, la force, la présence qui ouvre le cadre, l’horizon et le champ des possibles. L’altérité est avant tout altération : celle qui bouscule les identités fixes et fait sortir de soi pour amener le débat ou le dialogue. Le théâtre de Wajdi Mouawad va dans le sens d’une affirmation de l’identité comme fiction : elle n’est ni un être, ni un avoir mais un processus narratif, ainsi que le souligne Paul Ricœur, à travers lequel le je va se construire en tant que sujet, c’est-à-dire comme moi ayant réussi à intégrer l’autre dans son propre espace. Passer du je au nous, tel est l’enjeu de la traversée du sujet dans les pièces de Wajdi Mouawad. Passage éprouvant et difficile pour le poisson-soi qui, pour atteindre le littoral, entre-deux entre terre et mer, doit commencer par sortir du cadre de son bocal, par voir au-delà des parois de son propre aquarium pour rencontrer les ombres de ces eaux troubles qu’il traverse… » (Extrait de l’introduction)

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LÉPINE, Stéphane, « Wajdi Mouawad ou l’irruption de l’Autre », dans Jeu, no 73 (1994), p. 80-87. +++ Article de revue

###« Le lundi 14 novembre 1994, dans une salle bondée de l’école nationale de théâtre, Wajdi Mouawad lisait seul sa plus récente pièce, les Mains d’Edwige au moment de la naissance (titre de travail). Pas plus que les personnes présentes, je n’avais pris connaissance de ce nouveau texte, et je proposais à cette occasion ma lecture de l’oeuvre de Wajdi Mouawad. À mi-chemin de l’essai et de l’“exercice d’admiration”, pour reprendre le titre fameux du livre de Cioran, cet avant-propos se présente comme une traversée toute personnelle de l’oeuvre de Mouawad, naissante, quoique déjà debout. Encore à l’état d’ébauche, ce texte n’a pas été modifié pour publication. » (Extrait de la présentation, p. 80)

L’article porte sur Partie de cache-cache entre deux Tchécoslovaques au début du siècle, Journée de noces chez les Cromagnons et Willy Protagoras enfermé dans les toilettes.

PEWNY, Katharina, « Tracing the Other in the Theatre of the Precarious (Lola Arias, Elfriede Jelinek, Meg Stuart, Wajdi Mouawad, Christoph Marthaler) », dans Arcadia, vol. 49, no 2 (2014), p. 285-300. +++ Article de revue

LÜSEBRINK, Hans-Jürgen, « Formes médiatiques et théâtrales de l’exterritorialité de Robert Lepage à Wajdi Mouawad: Réflexions sur la généalogie et la poétique d’un paradigme postmoderne », dans Didier LASSALLE et Dirk WEISSMANN (dir.), Ex(tra)territorial: Reassessing Territory in Literature, Culture and Languages/Les Territoires littéraires, culturels et linguistiques en question, Amsterdam, Rodopi, 2014, p. 248-260. +++ Chapitre de collectif

HORCHANI, Ines, « La question de la transmission dans la littérature migratoire franco-arabe: Driss Chraïbi (1926-2007), Kateb Yacine (1929-1989), Abdellatif Laâbi (1942-), Nina Bouraoui (1967-), Wajdi Mouawad (1968-) », dans Elizabeth SABISTON et Robert DRUMMOND (dir.), Pluri-Culture et écrits migratoires/Pluri-Culture and Migrant Writings, Sudbury, Laurentian University, 2014, p. 395-410. +++ Chapitre de collectif

DEVINE, Michael, « Performing Memory: Contested Identities in the Work of Wajdi Mouawad », dans Pismo: Journal for Linguistics and Literary Studies, vol. 11 (2013), p. 202-213. +++ Article de revue

LADOUCEUR, Louise, « Pour une littérature-monde libérée des exclusivismes français et francophones », dans Cécilia W. FRANCIS et Robert VIAU (dir.), Trajectoires et dérives de la littérature-monde: Poétiques de la relation et du divers dans les espaces francophones, Amsterdam, Rodopi, 2013, p. 319-334. +++ Chapitre de collectif

HORCHANI, Inès, « Deux trajectoires arabo-francophones dans la littérature-monde: Amin Maalouf et Wajdi Mouawad », dans Cécilia W. FRANCIS et Robert VIAU (dir.), Trajectoires et dérives de la littérature-monde: Poétiques de la relation et du divers dans les espaces francophones, Amsterdam, Rodopi, 2013, p. 349-364. +++ Chapitre de collectif

CAMPMAS, Aude, « “Comment rester vivant avec ce qui est mort en nous?” L’amitié et la promesse chez Wajdi Mouawad », dans International Journal of Francophone Studies, vol. 15, no 1 (août 2012), p. 103-117. +++ Article de revue

### « This article examines the representation of the monstrous family in the work of Wajdi Mouawad, and the strategies put in place by the plays’ protagonists to escape it. The transgression of familial links, a consequence of a state of war, is a central motif of his tetralogy: such transgression may take the form, for example, of rape, incest, patricide and fratricide. The protagonists of Mouawad’s plays, children of war, have inherited a genealogy of blood. The family is cursed: it symbolizes violence, a savage world, a primitive state. It is a monster, where promises of solidarity and fraternity are not kept. To escape the hell of the family-in-war and the weight of inheritance, the protagonists must find or create other kinds of inter-personal connections. And such connections exist in two modes: friendship and promises. These journeys towards the other, consubstantial with self-knowledge, allow broken connections to be reconstructed, and long-dead, long-forgotten people to be rediscovered and remembered. Such journeys are complex and diverse, but they allow new modes of understanding, forgiveness and, above all, of rebuilding communities. Le Sang des promesses (2009) tells us that in spite of a child-hood fractured, injured, betrayed and disconsolate, we are still constructed in and by dialogue. » (résumé joint à l’article) ###

MACDONALD, Ian Andrew, « You can never go home: From migrant theatre to world theatre in the plays of Wajdi Mouawad », dans Graley HERREN (dir.), Text & Presentation, Jefferson, McFarland, 2012, p. 165-179. +++ Chapitre de collectif

FERRARO, Alessandra, « Le cycle théâtral de Wajdi Mouawad (Littoral, Incendies, Forêts) ou comment détourner le mythe d’Œdipe », dans Ponts, vol. 7 (2007), p. 41-56. +++ Article de revue

MOSS, Jane, « The Drama of Survival: Staging Post-Traumatic Memory in Plays by Lebanese-Québécois Dramatists », dans Theatre Research in Canada/Recherches Théâtrales au Canada, vol. 22, no 2 (automne 2001), p. 173-189. +++ Article de revue

### « Le théâtre québécois a souvent été un site pour la mise en scène des événements traumatisants-qu’on parle du traumatisme collectif et historique de la Conquête ou des traumatismes intimes liés aux familles dysfonctionnelles ou aux actes violents. Dans des pièces récentes écrites par des dramaturges d’origine libanaise on voit une différente sorte de traumatisme mise en scène-la catastrophe historique de la guerre civile du Liban comme elle est représentée dans les pièces d’Abla Farhoud, Bernard Antoun, et Wajdi Mouawad. Ce “théâtre engagé” différent témoigne de la tragédie nationale pour assumer le choc qu’elle a causé et donner de l’espoir aux rescapés. Au lieu d’inspirer l’épouvante, la peur, et l’horreur qui mènent au catharsis, ces pièces recréent la violence, mémorialisent les victimes, et accomplissent le travail du deuil afin de renouveler notre foi perdue dans l’humanité. » (résumé joint à l’article)

CHATTON, Aurélie, « Vers la pensée archipélique: Variations théâtre/cinéma chez Marguerite Duras, Robert Lepage et Wajdi Mouawad », thèse de doctorat, Department of French Literature, New York University, 2014, 237 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « My thesis develops a neglected aspect of Edouard Glissant’s philosophy–his aesthetics, which the Martinican theoretician derived from his take on the contemporary world. Glissant’s philosophy describes the world as an archipelago in constant creolization through the “Relation” between different cultures, in echo of Deleuze’s rhizome. Even though critics often read Glissant through a postcolonial lens, I argue that Glissant imagined an aesthetics able to reflect the Relation undergirding globalized cultures. I reveal these connections in the new literatures created from intersections between theatre and cinema by Marguerite Duras, Robert Lepage, and Wajdi Mouawad. In close analysis of their plays and filmic adaptations and in conversation with Glissant’s thought, I show the progressive appearance of what I call “l’oeuvre archipélique” (or “the poetics of disorder”) from the 1960s onward. My study contributes to the literature on Glissant, the most influential francophone intellectual from the Caribbean in the 20th century. It also suggests a new way to approach contemporary adaptation. » (résumé joint à la thèse)

La thèse est écrite en français. ###

MATAR, Marilyn, « Les représentations littéraires de la guerre civile libanaise: Pour une poétique du lien », thèse de doctorat, Department of Modern French Studies, University of Maryland (College Park), 2014, 365 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « In this dissertation I analyze representations of the Lebanese civil war in literature, and focus mainly on the works of the Francophone writers, Wajdi Mouawad, Elie-Pierre Sabbag and Ramy Zein. I trace in these works recurring themes and motifs that allow me to bring out the singularity of the aesthetics of war writings from the Lebanese civil war context. My thesis also reflects on the ethical questions raised by these works, which undertake a basic and universal examination of evil, meditate on the horrors of war, revenge and reconciliation, and grapple with the limits of human dignity. In the introduction, I present the authors and their works in the socio-historical context of the Mashrek and, more specifically, of Lebanon and the wars it has experienced since 1975. My dissertation is comprised of five chapters: In the first chapter, I examine the literary representation of the human cost of war: the aftermath of trauma, exile, and death. I also show how war and identity become inextricable in this literature. In the second chapter, I focus on the rewriting of myths and Greek tragedies such as Oedipus and Antigone as a way to gesture towards the unspeakable tragedy of war. In the third and fourth chapter, I demonstrate the importance of narrative by analyzing the links between intimate storytelling and the public space of theater, and by reexamining the notion of catharsis. The final chapter is a detailed study of the metaphors of reconstruction and reconciliation in Lebanese Francophone literature. In this section, I show how these works are characterized by a will to transcend conflicts; they thus constitute a powerful call for a society based on humanist ethical values. » (résumé joint à la thèse)

La thèse est écrite en français. ###

SALVA, Bernard, « Wajdi Mouawad, un nouvel engagement de la scène au 21e siècle », mémoire de maîtrise, département d’études canadiennes, University of Alberta, 2010, 118 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « La recherche proposée ici soutient l’hypothèse d’un renouveau du théâtre engagé au 21e siècle à travers la figure marquante d’un dramaturge canadien d’origine libanaise : Wajdi Mouawad. Cette fonction importante du théâtre s’est brouillée, depuis le début des années 80, dans un climat de désenchantement généralisé et de perte de sens. Or cet artiste part en guerre contre cette perte de sens tout en se défendant de revenir à une scène militante.

Dans cette étude, nous nous repencherons tout d’abord sur la définition du théâtre politique, son effritement et ses signes de renaissance. Nous étudierons ensuite l’écriture des trois œuvres phares de ce théâtre politique dans le parcours de Mouawad : Littoral, Incendies et Forêts, pièces conçues comme une suite. Dans ces trois œuvres, on observe une récurrence frappante du thème de la guerre, principalement à travers les répercussions des conflits dans le tissu des relations humaines. Ce choix dramaturgique appuie la thèse d’un auteur soucieux de représenter un théâtre civique et de provoquer une prise de conscience, dans la lignée des Grecs auxquels les références sont constantes. Cette scène revendique de plus un retour au récit et à la prééminence de l’histoire comme porteur de sens. Enfin nous analyserons la position affirmée de Mouawad comme un intellectuel de théâtre car elle participe à cet effort de défendre une scène qui ne soit pas uniquement celle de l’émotion. La position d’outsider apparaît déjà naturellement chez lui du fait de son statut d’exilé marginal. Il affirme aussi cette position par des interventions explosives dans la vie publique canadienne. Nous observons donc avec ce créateur un renouveau de l’identité du dramaturge engagé au 21e siècle. » (résumé joint au mémoire)

La version PDF du mémoire est disponible pour les membres de communautés universitaires qui ont un abonnement institutionnel auprès de UMI - Proquest. ###

JARDON-GOMEZ, François, « Un tragique de l’ébranlement : usages et enjeux de la catharsis dans Le Sang des promesses (Littoral, Incendies, Forêts, Ciels) de Wajdi Mouawad », mémoire de maîtrise, département des littératures de langue française, Université de Montréal, 2013, 118 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « Consacré à la tétralogie Le Sang des promesses — composée des pièces Littoral, Incendies, Forêts et Ciels — de Wajdi Mouawad, le présent mémoire s’appuie sur un retour remarqué de la catharsis dans les discours sur le théâtre contemporain pour questionner la capacité du théâtre à développer une pensée du vivre-ensemble. Il est divisé en trois chapitres : le premier porte sur la place du genre de la tragédie et du concept du tragique dans la tétralogie ainsi que la réappropriation par Mouawad de certaines figures de la mythologie grecque ; le second s’intéresse au devenir contemporain de la catharsis, à son articulation autour des émotions de peur et compassion et à l’importance de la parole-action au sein de l’œuvre. Enfin, le troisième chapitre cherche à définir les rapports entre le cathartique et le concept de “solidarité des ébranlés” théorisé par Jan Patočka avant d’analyser la réception critique des pièces pour y trouver des exemples concrets de l’effet cathartique propre au théâtre de Mouawad. » (résumé joint au mémoire)

BEAUVAIS, Julie, « La posture énigmatique de Wajdi Mouawad », mémoire de maîtrise, département de langue et littérature françaises, Université McGill, 2012, 108 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « Le but de ce mémoire est de se pencher sur la figure énigmatique de Wajdi Mouawad, et ce, en étudiant le quatuor dramatique Le Sang des promesses, les entretiens qu’il a accordés au fil du temps, ainsi que son apparence physique et ses agissements en public. Nous tentons, à l’aide de la théorie de Meizoz, de mieux comprendre la posture de cet écrivain acclamé ici, comme en France. Le premier chapitre aborde, à l’aide de la figure métaphorique du pilleur, la propension du dramaturge à s’approprier les mots des autres, leur parole et même l’histoire d’un peuple pour le bénéfice de sa propre entreprise. Le deuxième chapitre s’intéresse aux fouilles que Mouawad fait, tel un archéologue, dans son passé et à l’origine de la littérature, et ce, tout en fabriquant des traces qu’il aimerait laisser à la postérité. Le troisième chapitre s’attaque à l’ambivalence de l’auteur dramatique qui, à l’image du dieu Janus, semble avoir plusieurs visages contradictoires. Au terme de cette étude, nous comprenons qu’il est impossible de percer le mystère de la posture énigmatique de l’écrivain libano-québécois. Toutefois, il est clair que Mouawad se met en scène, qu’il écrit son histoire à la manière de ses pièces. » (résumé joint au mémoire)

MEERZON, Yana, « The Exilic Teens: On the Intracultural Encounters in Wajdi Mouawad’s Theatre », dans Theatre research in Canada/Recherches théâtrales au Canada, vol. 30, nos 1-2 (janvier 2009), p. 82-110. +++ Article de revue

### « In his critique of intercultural ideology and practice in theatre, Rustom Bharucha proposes an alternative concept, intraculturalism, which describes the dynamics of the interaction between various cultural contexts within a single nation or a theatre production. When applied to the discussion of exilic identity, the dynamic of the intracultural takes on a different meaning: it identifies the exilic self as a territory of multiple, unmarked discourses, the discourses that are still waiting to be recognized, acknowledged, and brought into coherent dialogue with each other. Secondly, Bharucha extends his notion of the intracultural to describe the art of the theatrical mise en scène as the process of creating a multivocal performance discourse that still must be acknowledged as a homogeneous utterance. In theatre, this homogeneity of multiple discourses originates within three spheres: the stage, between stage and audience, and within the audience itself.In the theatre of exilic artists, this intricate mise en scène is also defined by the dynamic of the intracultural encounters that simultaneously appear at the levels of the creator’s exilic identity and that of his/her exilic art. The dramatic texts and productions of Lebanese-Québécois artist Wajdi Mouawad are examples of personal, dramatic, and theatrical intraculturalism that form the basis for this phenomenon, and thus are the focus points chosen for this study.

Dans sa critique de l’idéologie interculturelle et de sa pratique théâtrale, Rustom Bharucha propose le concept d’intraculturalisme pour décrire la dynamique de l’interaction entre divers contextes culturels au sein d’une nation ou d’une production théâtrale. Lorsqu’on l’applique aux échanges sur l’identité de l’exilé, la dynamique du concept d’intraculturel prend un tout autre sens : elle montre que le soi exilé est le lieu de discours multiples et non marqués qui attendent encore d’être reconnus et d’entrer en dialogue cohérent l’un avec l’autre. Bharucha donne un sens plus large à la notion d’intraculturel pour décrire l’art de la mise en scène théâtrale en tant que processus qui permet de créer sur scène un discours à plusieurs voix, un discours qu’il faut tout de même reconnaître en tant qu’énonciation homogène. Au théâtre, cette homogénéité des discours a trois sources : le discours sur scène, l’échange entre la scène et le public et les échanges parmi les membres du public. Dans le théâtre des artistes de l’exil, cette mise en scène complexe est également marquée par la dynamique des rencontres intraculturelles qui apparaissent simultanément dans l’identité du créateur de l’exil et dans son art. Les textes et les productions dramatiques de l’artiste libano-québécois Wajdi Mouawad illustrent bien l’intraculturel de l’expérience personnelle, dramatique et théâtrale qui forment la base de ce phénomène; c’est pourquoi Meerzon a choisi d’en faire le point focal de son étude. » (résumés joints à l’article)

L’article est en anglais.

RUBIRA, Virginie, Les mythes dans le théâtre de Wajdi Mouawad et Caya Makhélé, Châtenay-Malabry, Acoria éditions, 2014, 180 p. +++ Monographie

### « Quelle relation entretient le mythe avec l’écriture du tragique aujourd’hui ? Quels mythes constituent le tragique contemporain ? Tout en appartenant à des sphères culturelles différentes, le monde méditerranéen pour l’un et l’Afrique noire pour l’autre, Wajdi Mouawad et Caya Makhélé partagent un intérêt pour les tragédies et les mythes grecs qui ne cessent d’interroger la place de l’humain dans l’expérience de l’exil et des conflits du vaste territoire monde à l’aube du XXIe siècle.

Dans la lignée des études francophones, ce travail de recherche tente d’appréhender comment ces dramaturges revendiquent une poétique intime tout en abordant des questions identitaires universelles à travers une écriture théâtrale des mythes renouvelés. » (Quatrième de couverture) ###

DAMAGGIO, Jean-Paul, Au carrefour Wajdi Mouawad, Angeville, Éditions La Brochure, 2009, 118 p. +++ Monographie

CAMPMAS, Aude, « De la scène à la crypte : la famille et la guerre civile chez Wajdi Mouawad », dans Contemporary French and Francophone Studies, vol. 18, no 5 (2014), p. 479-486. +++ Article de revue

### « This paper analyses how Wajdi Mouawad articulates, in the enclosed space of theatrical performance, family, tragedy, and civil war via the recurring figure of the twin. Mouawad’s tragedies open a space allowing reflection on the consequences of the violence of civil war both at familial and national levels. But if Le Sang des promesses (Arles, Montréal: Actes Sud/Leméac, 2009) reenacts theatrically the release of hitherto silent traumatic memory, it is also, more broadly, a reflection on the vain attempt to escape a tragic Mediterranean fate. » (résumé joint à l’article)

L’article est en français.

DÉRY-OBIN, Tanya, « De la reconnaissance à la responsabilité. L’expérience tragique chez Wajdi Mouawad », dans Nouvelles études francophones, vol. 29, no 2 (automne 2014), p. 26-41. +++ Article de revue

### « Cet article soutient que le discours de sensibilisation aux violences contemporaines de trois pièces de théâtre de Wajdi Mouawad, Littoral, Incendies et Forêts, est transmis à travers une expérience tragique relayée par l’organisation dramatique. À partir d’une analyse dramaturgique inspirée des méthodes de Jean-Pierre Ryngaert, Jean-Pierre Sarrazac, Patrice Pavis et Catherine Naugrette, cet article analyse comment les pièces de Mouawad revisitent les tropes tragiques de la fatalité, du pouvoir d’action, du moment de reconnaissance et de la catharsis afin de proposer une expérience tragique où le spectateur identifie et reconnaît les sources de violence contemporaine. Cet article soutient finalement que l’expérience tragique est essentielle au projet engagé de Mouawad, lequel problématise la notion “d’action.” » (résumé joint à l’article)

GIRONDE, Michel (dir.), Méditerranée & exil aujourd’hui, Paris, L’Harmattan (Coll. Eidos), 2013, 195 p. +++ Collectif

### « La Méditerranée est un espace complexe d’échanges d’hommes et de marchandises entre les côtes qui la bordent, un espace composé, pour reprendre Fernand Braudel, de deux “scènes”: les péninsules et les mers. Sur ces scènes, en fonction des périodes, se déroulent des exils, partant aussi bien des pays méditerranéens eux-mêmes que d’autres pays dans le monde, et accueillis par les “péninsules” avec une caisse de résonances spécifiques. Dans ce cadre, aujourd’hui, comment s’écrivent ces exils? Qu’est-ce que l’exil, en fonction de la situation existentielle, identitaire ou culturelle de la personne qu’on identifie comme exilée ou qui se perçoit en tant que telle? Quel rôle peuvent jouer les deux “scènes” en question, les péninsules, en particulier les villes, et les mers sur les situations de l’exil? Les réflexions résultant de ce questionnement permettent alors d’envisager des écritures de l’exil spécifiques à la Méditerranée. Des chercheurs mettent en oeuvre des hypothèses et livrent des interprétations autour de ces interrogations, en s’intéressant aux oeuvres d’écrivains du Maghreb, de l’Europe et de l’Amérique latine, pour une réflexion renouvelée sur l’articulation profonde entre littérature et exil. » (Quatrième de couverture)

L’un des chapitres de ce collectif traite de l’oeuvre de Wajdi Mouawad. ###

BASSIL EL RAMY, Rita, « Échapper à la fatalité des violences. Le Sang des promesses de Wajdi Mouawad », dans Esprit, no 5 (mai 2012), p. 127-130. +++ Article de revue

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CHOPLIN, Olivia, « Où placer les bombes? Art and Violence in Wajdi Mouawad’s Le sang des promesses », dans Québec Studies, vol. 54 (automne 2012-hiver 2013), p. 77-88. +++ Article de revue

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MATAR, Marilyn, « Spectres d’une guerre au(x) récit(s) perdu(s): Littoral (1999), Visage retrouvé (2002) et Incendies (2003) de Wajdi Mouawad », dans Contemporary French and Francophone Studies, vol. 18, no 5 (décembre 2014), p. 470-478. +++ Article de revue

### « Wajdi Mouawad’s works are haunted by the war that devastated his native Lebanon, and by his subsequent exile. This article focuses on Littoral (Montréal/Paris: Leméac/Actes Sud, 1999), Visage retrouvé (Montréal/Paris: Leméac/Actes Sud, 2002) and Incendies (Montréal/Paris: Leméac/Actes Sud, 2003). By highlighting the central role of specters and graves, it argues that the burial of the dead is a quest for a long-lost past, a means to reclaim a piece of oneself and rebuild memory and history alike. Furthermore, it shows how Mouawad seeks, through theater, storytelling, and writing, to confront both the war, and the lack of a story about the war, the past, and origins. » (résumé joint à l’article)

MILLER, Judith G., « Thinking About Theater Within World Literature in French », dans Contemporary French and Francophone Studies, vol. 14, no 1 (janvier 2010), p. 39-46. +++ Article de revue

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DOUZOU, Catherine, « Qu’est-ce que le contemporain au théâtre ? », dans Revue d’histoire littéraire de la France, vol. 113, no 3 (2013), p. 569-582. +++ Article de revue

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PATROIX, Isabelle, « Identités et création dans l’œuvre de Wajdi Mouawad », thèse de doctorat, École doctorale langues, littératures et sciences humaines, Université de Grenoble, 2014, 440 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « L’œuvre de Wajdi Mouawad – auteur, comédien et metteur en scène francophone d’origine libanaise – s’est imposée au cours des vingt dernières années : dans cette thèse nous parcourons les identités de cette création nouvelle. Il s’agit de comprendre les liens entre identité maternelle et identité acquise et surtout de déceler la manière dont celles-ci impriment leurs marques dans l’œuvre. Ces jeux d’interculturalité sont très vite abreuvées de nombreuses intertextualités venues des confins de la littérature occidentale. Wajdi Mouawad puise dans sa langue maternelle et dans les images qui lui reste de son enfance libanaise, il nourrit ses textes du théâtre québécois qui l’a vu naître, il passe par Shakespeare, les mystères médiévaux, remonte jusqu’aux écritures bibliques et aux tragédies grecques. De si nombreuses influences font de son œuvre le lieu de mouvements incessants. L’auteur est un marcheur reconnu, créant au fil de ses périples. Il impose cette marche à ses personnages. A leur tour, c’est par le voyage qu’ils acquièrent leur identité. Le rythme de l’œuvre se lit dans chacun des mots de l’auteur, dans les échos, les boucles, les répétitions mais aussi les soubresauts, les ruptures qui jalonnent ses textes. La cadence se poursuit des mots à la scène, en passant par la structure même des pièces. Identités et créations se répondent encore au travers de la figure de l’auteur. Il se créé entre les lignes des œuvres fictionnelles ; nous l’y traquons au travers du prisme de l’autofiction. Il se déploie au delà des lignes dans la relation avec le public, dans les entretiens et articles qu’il signe créant un véritable mythe. Toutes ses questions prennent place dans la thèse. Elles proposent de nombreuses pistes de réflexions afin de parvenir à définir l’identité artistique de Wajdi Mouawad. » (résumé joint à la thèse)

GUIDICELLI, Carole, « Wajdi Mouawad : Gorgô et l’enfant, point nodal de la création », dans Georges BANU (dir.), L’Enfant qui meurt. Motif avec variations, Lavérune, Éditions L’Entretemps (Coll. Champ théâtral), 2010. +++ Chapitre de collectif

GAREAU, Marie-Christie, « Wajdi Mouawad ou comment transcender l’exil. L’élaboration d’une écriture post-migratoire », dans Postures, no 12 (2010), p. 109-124. +++ Article de revue

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JACOMINO, Marie, « L’image oxymore chez Wajdi Mouawad : textes théoriques, dramatiques, et mises en scènes », mémoire de maîtrise, Département d’Arts du spectacle, Université Stendhal (Grenoble 3), 2012, 140 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « Depuis qu’il a acquis une reconnaissance internationale avec notamment la tournée mondiale de Forêts en 2006, Wajdi Mouawad a été l’objet de plusieurs travaux de recherches théoriques en France et au Québec, qui s’intéressent principalement aux rapports de son œuvre avec ses origines et la guerre du Liban. Jusqu’à présent, ce sont surtout les aspects politique et sociologique présents dans l’œuvre de Mouawad qui suscitent l’intérêt des chercheurs. La langue, la forme, la mise en scène, en tant que telles, sont au contraire très peu étudiées pour elles-mêmes et ce qu’elles révèlent du fond même que critiques et universitaires aiment à aborder, alors qu’elles donnent des clés de compréhension du propos de l’auteur. Les actes de violence, toutes les références à la guerre, sont autant de faits qui cohabitent avec leurs opposés dans les pièces - amour, beauté, désir de paix. L’un naît même souvent de l’autre, un environnement de haine exacerbant le sentiment amoureux, un regard sur le monde laid cherchant à y retrouver de la beauté. Ces opposés, beauté et laideur, sont reliés chez Wajdi Mouawad par l’image, qu’elle soit littéraire ou visuelle. Dégagées de toute nécessité logique, toutes les contradictions peuvent être admises dans les images littéraires - elles peuvent permettent d’unir les contraires. L’image est toujours un détour et non une réalité évoquée frontalement, une alliance de termes contradictoires qui font prendre à la pensée un tour saisissant. L’image jalonne ainsi tant le discours de l’auteur que ses pièces et ses mises en scène, donnant à voir la dialectique de ces deux notions, deux réalités opposées et pourtant indissociables au regard des œuvres étudiées. » (résumé joint au mémoire)

BANU, Georges, « Wajdi Mouawad, un théâtre sous haute tension », dans Wajdi MOUAWAD et Robert DAVREU (dir.), Traduire Sophocle, Arles, Actes Sud, 2011, p. 41-52. +++ Chapitre de collectif



Wajdi Mouawad - ensemble de l'oeuvre (oeuvre)
TitreWajdi Mouawad - ensemble de l'oeuvre
AuteurWajdi Mouawad
Parution9999
TriWajdi Mouawad - ensemble de l'oeuvre
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