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Article de revueRésumé / commentaire :
« Hélène Lenoir, témoignant à la fois d'une dette et d'une contestation, semble avoir construit certaines nouvelles de son ouvrage La Brisure de façon à réécrire Nathalie Sarraute, et ceci, sur un point précis. Reprenant des thèmes de Tropismes liés à des rapports à chaque fois interpersonnels, entre deux êtres de sexe opposé, Lenoir les convertit pour injecter en eux une sensualité et une sexualité absentes de l'univers de son prédécesseur : à la décence de Nathalie Sarraute, Hélène Lenoir répond par des outrages répétés à la pudeur. L'article de Elin Beate Tobiassen procède dans cette optique à ce que Gérard Genette, à la suite de Philippe Lejeune, nomme une lecture palimpsestueuse, adjectif dérivé de la vieille image du palimpseste où l'on voit, sur le même parchemin, un texte se superposer à un autre qu'il ne dissimule pas entièrement, mais qu'il laisse paraître par transparence ; de cette manière, une structure nouvelle s'ajoute et s'emmêle à une fonction ancienne, et c'est la contradiction entre ces deux éléments simultanément présents qui donne « sa saveur »à l'ensemble textuel. Cette lecture relationnelle, qui lit un texte en fonction d'un autre, définit le rapport entre La Brisure et Tropismes comme étant d'ordre hypertextuel. »
(résumé joint à l'article)
Cet article a été repris en volume :
TOBIASSEN, Elin Beate, « Outrages à la pudeur. La brisure d'Hélène Lenoir », dans La relation écriture-lecture. Cheminements contemporains. Éric Chevillard, Pierre Michon, Christian Gailly, Hélène Lenoir, Paris, L'Harmattan (Critiques littéraires), 2009, p.141-163.