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Chapitre de collectifRésumé / commentaire :
« Le crime d’Olga Arbélina s’écrit sur un fond où le silence et la défection du langage sont les composantes essentielles d’une narration qui doit rendre compte de l’ "indicible" (le crime). Pourtant, le motif de la conversation, bien que paradoxal, est l’un des éléments qui fait jaillir un certain nombre de scènes dans ce roman où le désir de communiquer passe par la recherche d’une expression poétique apte à exprimer les signifiés cachés derrière toute chose.
Notre article propose un parcours de recherche concernant les interactions verbales dans le roman d’Andreï Makine qui nous semble représenter les apories de la conversation, logiquement conçue, et expérimenter l’écriture du “dialogue de l’imaginaire” basé sur les ellipses, les réticences, les mots
coupés. Les échanges entre je et tu, entre l’individu et la collectivité, entre l’ici et l’ailleurs s’enchevêtrent pour reproduire un sens qui paraît inexprimable; c’est ainsi que Makine réinvente la fonction de la "conversation indicible". »