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Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Virginie Savard
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 FORTIN, Mylène, « Figures, traces, énonciation dans //La bête faramineuse//,​ //Le premier mot //et //Le chevron// de Pierre Bergounioux » , mémoire de maîtrise, département d'​études littéraires,​ Université du Québec à Montréal, 2009, 105 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise FORTIN, Mylène, « Figures, traces, énonciation dans //La bête faramineuse//,​ //Le premier mot //et //Le chevron// de Pierre Bergounioux » , mémoire de maîtrise, département d'​études littéraires,​ Université du Québec à Montréal, 2009, 105 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise
  
-### La démarche de Pierre Bergounioux,​ écrivain français contemporain (1949-), témoigne d'une obsession: dire d'où vient ce « je » qui parle, sent et voit; retrouver d'où lui vient cette manière de dire, de sentir, de voir; comme s'il s'​agissait chaque fois d'​inventer la mémoire du commencement. Cette écriture parait se structurer à partir de failles qui correspondent manifestement à l'​origine,​ zones d'« ombre », angles morts, points aveugles où un réel échappe, demeure en reste de la symbolisation,​ du langage. Ces rouages de l'​écriture construiraient et constitueraient le sujet de l'​énonciation tout en témoignant de son surgissement. Afin de porter au jour ce sujet, ce mémoire s'​intéresse aux dispositifs de la représentation:​ Il s'agit de se mettre à l'​écoute non pas de ce que les textes disent, mais de ce qu'ils font. Dans la première partie intitulée Mémoire de l'​origine,​ les phénomènes particuliers,​ les figures ainsi que les motifs récurrents ont été repérés en suivant l'​ordre de leur surgissement dans chacun des trois textes à l'​étude:​ //La Bête faramineuse//​ (1986), //Le Chevron// (1996) et// Le Premier mot// (2001). L'​analyse des modes d'​articulation des deux deuils présentés dans //La Bête...// -deuils d'un aïeul et de l'​innocence -, a contribué à la mise en évidence du travail de l'​imaginaire. Par la suite, la structure particulière du //Chevron// a permis de voir que l'​écriture de Bergounioux est aux prises avec un désir de dire l'​origine dont la satisfaction est à la fois nécessaire et impossible, créant une dynamique inépuisable à l'​image de celle relative au paysage décrit dans le récit. Enfin, dans //Le Premier mot//, nous nous sommes intéressés aux effets suscités par la volonté de s'​arracher aux déterminismes inhérents à la condition du sujet d'​emblée soumis à l'​image et au désir d'un autre qui le précède. Les trois ouvrages mettent donc de l'​avant un sujet principalement travaillé, voire déterminé par l'​imaginaire (La Bête... ), l'​espace géographique (Le Chevron) et les ancêtres, les parents (Le Premier mot). L'​analyse de ce sujet toujours déjà étranger à lui-même, subordonné aux lois d'un curieux désir qui l'​inscrit dans une lignée et l'​arrime à l'​espèce a permis de dégager des similitudes avec certains phénomènes observés par Freud puis Lacan et qui régissent la vie psychique de l'​être parlant. Ces caractéristiques témoignent dirait-on d'un corps particulier qui se trouve construit par et dans l'​écriture. Dans la deuxième partie intitulée La trace, ce mémoire cherche à révéler les rouages de ce corps d'​écriture,​ corps invisible, étranger et soumis aux lois du langage, du désir et du temps. Chacun des ouvrages étudiés présente une énonciation qui joue à sa façon de l'​inscription temporelle du sujet. Puisqu'​il se trouve stratifié, le temps qui s'​inscrit dans la conscience donne lieu à des effets particuliers. Par exemple, le travail de mémoire de cette écriture s'​accompagne de motifs récurrents,​ ainsi que de métaphores redondantes qui créent une espèce d'​orbite autour de ce qui cherche à se dire. Il nous a semblé que cette dynamique de répétition s'​inscrit à la place d'une trace suscitée par l'​absence radicale correspondant à l'​origine qui, à la fois irréductible et immémoriale,​ instaure une béance au coeur du sujet. ​+### **Résumé**\\ 
 +La démarche de Pierre Bergounioux,​ écrivain français contemporain (1949-), témoigne d'une obsession: dire d'où vient ce « je » qui parle, sent et voit; retrouver d'où lui vient cette manière de dire, de sentir, de voir; comme s'il s'​agissait chaque fois d'​inventer la mémoire du commencement. Cette écriture parait se structurer à partir de failles qui correspondent manifestement à l'​origine,​ zones d'« ombre », angles morts, points aveugles où un réel échappe, demeure en reste de la symbolisation,​ du langage. Ces rouages de l'​écriture construiraient et constitueraient le sujet de l'​énonciation tout en témoignant de son surgissement. Afin de porter au jour ce sujet, ce mémoire s'​intéresse aux dispositifs de la représentation:​ Il s'agit de se mettre à l'​écoute non pas de ce que les textes disent, mais de ce qu'ils font. Dans la première partie intitulée Mémoire de l'​origine,​ les phénomènes particuliers,​ les figures ainsi que les motifs récurrents ont été repérés en suivant l'​ordre de leur surgissement dans chacun des trois textes à l'​étude:​ //La Bête faramineuse//​ (1986), //Le Chevron// (1996) et// Le Premier mot// (2001). L'​analyse des modes d'​articulation des deux deuils présentés dans //La Bête...// -deuils d'un aïeul et de l'​innocence -, a contribué à la mise en évidence du travail de l'​imaginaire. Par la suite, la structure particulière du //Chevron// a permis de voir que l'​écriture de Bergounioux est aux prises avec un désir de dire l'​origine dont la satisfaction est à la fois nécessaire et impossible, créant une dynamique inépuisable à l'​image de celle relative au paysage décrit dans le récit. Enfin, dans //Le Premier mot//, nous nous sommes intéressés aux effets suscités par la volonté de s'​arracher aux déterminismes inhérents à la condition du sujet d'​emblée soumis à l'​image et au désir d'un autre qui le précède. Les trois ouvrages mettent donc de l'​avant un sujet principalement travaillé, voire déterminé par l'​imaginaire (La Bête... ), l'​espace géographique (Le Chevron) et les ancêtres, les parents (Le Premier mot). L'​analyse de ce sujet toujours déjà étranger à lui-même, subordonné aux lois d'un curieux désir qui l'​inscrit dans une lignée et l'​arrime à l'​espèce a permis de dégager des similitudes avec certains phénomènes observés par Freud puis Lacan et qui régissent la vie psychique de l'​être parlant. Ces caractéristiques témoignent dirait-on d'un corps particulier qui se trouve construit par et dans l'​écriture. Dans la deuxième partie intitulée La trace, ce mémoire cherche à révéler les rouages de ce corps d'​écriture,​ corps invisible, étranger et soumis aux lois du langage, du désir et du temps. Chacun des ouvrages étudiés présente une énonciation qui joue à sa façon de l'​inscription temporelle du sujet. Puisqu'​il se trouve stratifié, le temps qui s'​inscrit dans la conscience donne lieu à des effets particuliers. Par exemple, le travail de mémoire de cette écriture s'​accompagne de motifs récurrents,​ ainsi que de métaphores redondantes qui créent une espèce d'​orbite autour de ce qui cherche à se dire. Il nous a semblé que cette dynamique de répétition s'​inscrit à la place d'une trace suscitée par l'​absence radicale correspondant à l'​origine qui, à la fois irréductible et immémoriale,​ instaure une béance au coeur du sujet. ​
  
 [[http://​www.archipel.uqam.ca/​2552/​|Fortin,​ 2009, PDF]] ### [[http://​www.archipel.uqam.ca/​2552/​|Fortin,​ 2009, PDF]] ###

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