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Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Virginie Savard
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Virginie Savard
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 « Hélène Lenoir, témoignant à la fois d'une dette et d'une contestation,​ semble avoir construit certaines nouvelles de son ouvrage //La Brisure// de façon à réécrire Nathalie Sarraute, et ceci, sur un point précis. Reprenant des thèmes de //​Tropismes//​ liés à des rapports à chaque fois interpersonnels,​ entre deux êtres de sexe opposé, Lenoir les convertit pour injecter en eux une sensualité et une sexualité absentes de l'​univers de son prédécesseur : à la décence de Nathalie Sarraute, Hélène Lenoir répond par des outrages répétés à la pudeur. L'​article de Elin Beate Tobiassen procède dans cette optique à ce que Gérard Genette, à la suite de Philippe Lejeune, nomme une lecture palimpsestueuse,​ adjectif dérivé de la vieille image du palimpseste où l'on voit, sur le même parchemin, un texte se superposer à un autre qu'il ne dissimule pas entièrement,​ mais qu'il laisse paraître par transparence ; de cette manière, une structure nouvelle s'​ajoute et s'​emmêle à une fonction ancienne, et c'est la contradiction entre ces deux éléments simultanément présents qui donne « sa saveur » à l'​ensemble textuel. Cette lecture relationnelle,​ qui lit un texte en fonction d'un autre, définit le rapport entre //La Brisure// et //​Tropismes//​ comme étant d'​ordre hypertextuel. » « Hélène Lenoir, témoignant à la fois d'une dette et d'une contestation,​ semble avoir construit certaines nouvelles de son ouvrage //La Brisure// de façon à réécrire Nathalie Sarraute, et ceci, sur un point précis. Reprenant des thèmes de //​Tropismes//​ liés à des rapports à chaque fois interpersonnels,​ entre deux êtres de sexe opposé, Lenoir les convertit pour injecter en eux une sensualité et une sexualité absentes de l'​univers de son prédécesseur : à la décence de Nathalie Sarraute, Hélène Lenoir répond par des outrages répétés à la pudeur. L'​article de Elin Beate Tobiassen procède dans cette optique à ce que Gérard Genette, à la suite de Philippe Lejeune, nomme une lecture palimpsestueuse,​ adjectif dérivé de la vieille image du palimpseste où l'on voit, sur le même parchemin, un texte se superposer à un autre qu'il ne dissimule pas entièrement,​ mais qu'il laisse paraître par transparence ; de cette manière, une structure nouvelle s'​ajoute et s'​emmêle à une fonction ancienne, et c'est la contradiction entre ces deux éléments simultanément présents qui donne « sa saveur » à l'​ensemble textuel. Cette lecture relationnelle,​ qui lit un texte en fonction d'un autre, définit le rapport entre //La Brisure// et //​Tropismes//​ comme étant d'​ordre hypertextuel. »
  
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 TOBIASSEN, Elin Beate, « Outrages à la pudeur. //La brisure// d'​Hélène Lenoir », dans //La relation écriture-lecture. Cheminements contemporains. Éric Chevillard, Pierre Michon, Christian Gailly, Hélène Lenoir//, Paris, L'​Harmattan (Critiques littéraires),​ 2009, p.141-163. TOBIASSEN, Elin Beate, « Outrages à la pudeur. //La brisure// d'​Hélène Lenoir », dans //La relation écriture-lecture. Cheminements contemporains. Éric Chevillard, Pierre Michon, Christian Gailly, Hélène Lenoir//, Paris, L'​Harmattan (Critiques littéraires),​ 2009, p.141-163.
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