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Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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oeuvres:la_parole_immigree [2016/09/09 13:27]
Virginie Savard
oeuvres:la_parole_immigree [2016/09/09 16:06] (Version actuelle)
Virginie Savard
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 D’une part, l’apprentissage de la lecture littéraire sollicite des normes génériques qui sont autant d’opérateurs de lisibilité,​ de sorte que leur construction chez les élèves est essentielle. D’autre part, l’acquisition tout aussi essentielle de valeurs culturelles autres requiert elle aussi un certain apprentissage. En ce sens, l’enseignement de la littérature pourrait, dès le niveau primaire, procéder en se référant d’abord aux genres et, plus spécifiquement,​ à celui du récit de vie, de manière à favoriser l’ouverture à l’Autre et à ceux qui portent en eux leur ailleurs. Qu’il s’agisse d’une traduction ou qu’il appartienne à l’écriture migrante, le récit de vie se révèle un outil précieux en classe pour lire le littéraire,​ mais aussi pour lire l’Autre et s’ouvrir à la différence. Le récit de vie s’articule notamment autour d’un double noeud didactique, celui de l’//en dedans//, son appartenance générique,​ et celui de l’//en dehors//, la rencontre entre deux cultures, celle de l’écrivain et celle du lecteur. Du moins est-ce là ce que montrent deux oeuvres dont on propose l’examen :​ //Que cent fleurs s’épanouissent//​ (1990) de Feng Ji Cai et //La mémoire de l’eau// (1992) de Ying Chen. D’une part, l’apprentissage de la lecture littéraire sollicite des normes génériques qui sont autant d’opérateurs de lisibilité,​ de sorte que leur construction chez les élèves est essentielle. D’autre part, l’acquisition tout aussi essentielle de valeurs culturelles autres requiert elle aussi un certain apprentissage. En ce sens, l’enseignement de la littérature pourrait, dès le niveau primaire, procéder en se référant d’abord aux genres et, plus spécifiquement,​ à celui du récit de vie, de manière à favoriser l’ouverture à l’Autre et à ceux qui portent en eux leur ailleurs. Qu’il s’agisse d’une traduction ou qu’il appartienne à l’écriture migrante, le récit de vie se révèle un outil précieux en classe pour lire le littéraire,​ mais aussi pour lire l’Autre et s’ouvrir à la différence. Le récit de vie s’articule notamment autour d’un double noeud didactique, celui de l’//en dedans//, son appartenance générique,​ et celui de l’//en dehors//, la rencontre entre deux cultures, celle de l’écrivain et celle du lecteur. Du moins est-ce là ce que montrent deux oeuvres dont on propose l’examen :​ //Que cent fleurs s’épanouissent//​ (1990) de Feng Ji Cai et //La mémoire de l’eau// (1992) de Ying Chen.
  
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 On one hand, the learning of literary reading involves generic norms that are operators of readability,​ which makes their construction by students essential. On the other hand, the acquisition of different cultural values — every bit as essential — also requires a certain learning. In this sense, the teaching of literature may, beginning in primary school, be done by referring first to genres and, more specifically,​ to the genre of the life story, so as to encourage an opening to the Other and to those who carry their elsewhere within themselves. Whether it is a translation or the writings of an immigrant, the life story proves an invaluable tool in class for reading literature, but also for reading the Other and opening oneself to the different. The life story centres, mainly, around a double didactic knot, that of the //​within//​— its generic category — and that of the //​without//​— the meeting between two cultures, that of the writer and that of the reader. At least this is what is demonstrated by the two works examined: //Que cent fleurs s’épanouissent//​ [//May A Hundred Flowers Bloom//] (1990) by Feng Ji Cai and //La mémoire de l’eau// [//The Memory of Water//] (1992) by Ying Chen.  ​ On one hand, the learning of literary reading involves generic norms that are operators of readability,​ which makes their construction by students essential. On the other hand, the acquisition of different cultural values — every bit as essential — also requires a certain learning. In this sense, the teaching of literature may, beginning in primary school, be done by referring first to genres and, more specifically,​ to the genre of the life story, so as to encourage an opening to the Other and to those who carry their elsewhere within themselves. Whether it is a translation or the writings of an immigrant, the life story proves an invaluable tool in class for reading literature, but also for reading the Other and opening oneself to the different. The life story centres, mainly, around a double didactic knot, that of the //​within//​— its generic category — and that of the //​without//​— the meeting between two cultures, that of the writer and that of the reader. At least this is what is demonstrated by the two works examined: //Que cent fleurs s’épanouissent//​ [//May A Hundred Flowers Bloom//] (1990) by Feng Ji Cai and //La mémoire de l’eau// [//The Memory of Water//] (1992) by Ying Chen.  ​
  

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