La Rage

Louis Hamelin - Montréal, Québec / Amérique (Coll. Littérature d’Amérique), 1989, 405 p.

« La rage raconte autant l’histoire de ceux qui ont perdu leur terre que celle d’une jeune génération qui perd bêtement son temps à faire tilter des pinballs dans un monde qui les a pour ainsi dire oubliés. La rage, c’est une manière de dire, superbe, unique, prétentieuse et magnifique. C’est un roman écrit dans le ton si particulier de la génération montante qui est en train de construire une nouvelle littérature au Québec. » (Extrait de la quatrième de couverture)

Documentation critique

DESROCHERS, Julien, « De l’engagement collectif au repli narcissique : représentation et influence de l’univers social dans quatre romans québécois des années 1980 », dans Québec français, no 134 (été 2004), p. 48-51. +++ Article de revue

###Analyse de cette thématique dans les romans Maryse de Francine Noël, La vie en prose de Yolande Villemaire, Vamp de Christian Mistral et La rage de Louis Hamelin.

BOIVIN, Aurélien, « La rage ou le cri du cœur d’une génération perdue », dans Québec français, no 104 (hiver 1997), p. 85-88. +++ Article de revue

### Il s’agit d’un compte rendu à propos de La Rage de Louis Hamelin.

BOUTANTIN, Éve, « Des écritures de la violence : Trou de mémoire, La rage et La petite fille qui aimait trop les allumettes », dans Études canadiennes / Canadian Studies, vol. 32, no 61 (décembre 2006), p. 25-37. +++ Article de revue

###« Cette étude repose sur une analyse des ressemblances et des différences du traitement de la violence dans trois romans québécois, Trou de mémoire (1968) d’Hubert Aquin, La rage (1989) de Louis Hamelin et La petite fille qui aimait trop les allumettes (1998) de Gaétan Soucy. L’objectif consiste à démontrer que ces romans révèlent une violence plus ou moins consciente, significative non seulement sur le plan politique, social et culturel au sein de la société québécoise, mais aussi sur le plan esthétique au sein d’un projet littéraire. Ce qui permet de constater l’évolution du genre fictionnel québécois depuis ces trois dernières décennies : le passage d’un ardent nationalisme à la représentation d’un monde plus universel, notamment la société occidentale contemporaine, et l’inscription dans une poétique postmoderne de plus en plus ludique. » (Résumé joint à l’article)

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DANDURAND, Thomas, « Tradition et rupture dans La rage de Louis Hamelin », mémoire de maîtrise, département des études littéraires, Université du Québec à Montréal, 1998, 147 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

DESROCHERS, Julien, « La rage de Louis Hamelin et la théorie du discours social de Marc Angenot. Une amorce de réflexion », dans Mélanie CARRIER et Maude POISSANT (dir.), Carrefour de lectures littéraires. États de la jeune recherche littéraire, Québec, Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (Interlignes), 2006, p. 47-61. +++ Chapitre de collectif

###« Julien Desrochers soumet quant à lui le roman La rage de Louis Hamelin au prisme théorique sur le discours social proposé par Marc Angenot. Le roman est reçu dès sa publication comme une œuvre hégémonique, qui rallie à la fois des critères de reconnaissance et d’influence. Pourtant, et c’est l’hypothèse soulevée par l’article, le roman met en place les mécanismes discursifs de son époque et les déconstruit, ce qui n’est pas sans incidence sur la logique hégémonique qui le sous-tend. » (Résumé joint au chapitre) ###

DESROCHERS, Julien, « La rage de Louis Hamelin et le paradoxe sociocritique », mémoire de maîtrise, département des littératures, Université Laval, 2006, 104 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###« La sociocritique issue des travaux de Claude Duchet relève d’un certain paradoxe, dans la mesure où elle tente à la fois de voir comment le texte littéraire est immergé dans son contexte de production et comment il peut intervenir sur celui-ci en opérant une transformation du discours par le biais d’un travail esthétique. La théorie du discours social de Marc Angenot et la socio-poétique de Régine Robin, deux approches qui relèvent de la sociocritique, incarnent bien ce dilemme. C’est par l’analyse d’une œuvre littéraire québécoise contemporaine, La rage de Louis Hamelin, que nous désirons examiner les facettes de cette confrontation. Lui-même profondément ambivalent, le premier roman de Hamelin se révèle une œuvre de choix pour explorer cette problématique qui a déjà alimenté bon nombre de débats chez les sociocriticiens. » (Résumé joint au mémoire)

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GRIGORUT, Constantin, « Un mythe voyageur et son ancrage intertextuel dans le roman La rage de Louis Hamelin », dans Études francophones, vol. 15, no 1 (printemps 2000), p. 17-31. +++ Article de revue

LAMONTAGNE, André, « Chapitre 6. L’intertextualité territoriale : La rage de Louis Hamelin », dans Le roman québécois contemporain. La voix sous les mots,  Montréal, Fides (Nouvelles études québécoises), 2004, p. 181-209. +++ Monographie

###« Depuis sa naissance, la littérature d’ici convoque les textes d’ailleurs pour établir sa légitimité et ses filiations. Alors que le roman québécois des trente dernières années vit au rythme accéléré du modernisme et du postmodernisme, du texte national et de l’écriture migrante, de la déconstruction féministe et des nouvelles subjectivités, sa mémoire intertextuelle se diversifie et se complexifie. Comment comprendre ce recours systématique et conscient aux mots des autres à la lumière de stratégies et d’enjeux en apparence contradictoires, entre le fantasme de fondation et le discours de l’altérité, la territorialisation de la culture et l’apologie du hors-lieu, le récit de l’émancipation individuelle et la persistance d’une quête identitaire collective?

Le présent ouvrage a pour objet la poétique et le fonctionnement interprétatif de l’intertextualité chez des auteurs phares du roman québécois contemporain : Jacques Ferron, Victor-Lévy Beaulieu, Francine Noël, Régine Robin, Dany Laferrière, Louis Hamelin et Jacques Poulin. Il perçoit dans les voix sous les mots les symptômes de mutation et de renouveau de la fiction narrative qui s’écrit au Québec, les signes de sa différence. » (Présentation de l’éditeur) ###

LAPARÉ, Maude, « L’inscription du littéraire dans Vamp de Christian Mistral et La rage de Louis Hamelin », mémoire de maîtrise, département d’études françaises, Université de Montréal, 2001, 122 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###« Dès la première lecture des romans Vamp de Christian Mistral, publié en 1988, et La rage de Louis Hamelin, publié en 1989, on se rend compte que ceux-ci manifestent leur statut littéraire, d’une part, par la présence d’un personnage de jeune marginal écrivain et, d’autre part, par le recours à une langue qui affiche une abondance de procédés stylistiques. L’objet de ce mémoire est d’étudier les stratégies d’inscription du littéraire dans ces romans.

D’abord, l’analyse des personnages principaux de ces romans permet de constater qu’en plus d’être des écrivains, ceux-ci portent les principaux traits caractéristiques des figures du poète maudit, de Nelligan et du “clochard céleste”, avant tout par leur marginalité et leur jeunesse. Ils représentent donc l’homme de lettres par excellence, un cliché du grand écrivain. Dans un deuxième temps, la recherche de l’écriture et l’apparent excès qu’elle affiche dans le recours aux figures, aux jeux phonétiques, aux mots rares et aux références intertextuelles constitue un langage qui se veut littéraire de façon ostentatoire et révèle une intention de prendre la parole comme un écrivain. Enfin, la mise en scène d’une figure des romanciers dans le récit, associée au regroupement volontaire des auteurs sous le titre de “Romanciers de la nouvelle génération”, permet de constater que tous ces procédés mettent en fiction l’écrivain dans son activité d’écriture. Mistral et Hamelin jouent les grands écrivains, en adoptant la posture.

Ceci nous amène à conclure à la présence d’une nouvelle forme de “romancier fictif”, selon le mot de Belleau, qui dépasse les limites immédiates de l’œuvre romanesque et à nous demander si cette posture d’écrivain est pour Mistral et Hamelin une stratégie d’entrée en littérature. » (Résumé joint au mémoire) ###

LECLERC, Céline, « Le phénomène de l’assimilation dans La rage de Louis Hamelin », mémoire de maîtrise, département de lettres, Université du Québec à Rimouski, 1999, 123 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

MARCOTTE, Gilles, « Générations », dans Lise GAUVIN et Franca MARCATO-FALZONI (dir.), L’âge de la prose. Romans et récits québécois des années 80, Montréal / Rome, VLB éditeur / Bulzoni editore, 1992, p. 19-27. +++ Chapitre de collectif

###Voir plus spécifiquement les pages 23 et 24. ###

MATHIEU, Marie-Ève, « Les codes dans la littérature québécoise », mémoire de maîtrise, département des études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2000, 113 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###Voir plus spécifiquement les feuillets 87-100. ###

MÉNARD, Valérie, « L’influence de Réjean Ducharme chez les écrivains de la génération X », mémoire de maîtrise, département de langue et littérature française, McGill University, 2004, 129 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

###« La génération x a souvent été définie comme une génération sans modèles ni repères. Or, lors de la lecture de plusieurs romans québécois écrits par des auteurs appartenant à cette génération, il est possible d’y déceler un nombre important de références intertextuelles. Au Québec, ces influences vont de Kerouac à Hemingway, en passant par Camus et Sartre. Parmi les modèles québécois de ces jeunes auteurs, un nom revient périodiquement, celui de Réjean Ducharme. Qu’elle soit implicite ou explicite, l’influence de Ducharme est perceptible dans une forte majorité des romans publiés entre 1986 et 1995. L’objet de ce mémoire consistera ainsi à démontrer la présence de l’univers ducharmien dans trois romans de la génération x, à savoir Le souffle de l’harmattan de Sylvain Trudel, Vamp de Christian Mistral et La rage de Louis Hamelin.

Notre analyse portera sur trois éléments typiques à l’oeuvre de Ducharme dont nous tenterons de trouver la trace dans les trois romans des écrivains de la génération x à l’étude: le rejet des normes dominantes, le mépris envers la société de consommation et la substitution d’un univers utopique à la réalité. Ces trois grands thèmes constituent le sujet de chacun des trois chapitres de notre mémoire. Avant de nous lancer dans l’analyse de ces trois thèmes, nous effectuerons un bref état présent des études critiques qui ont abordé le rôle tutélaire de Ducharme chez les jeunes auteurs et nous définirons le concept de génération x.

Ducharme appartien à ce que François Ricard nomme la “génération lyrique”, c’est-à-dire les aînés du baby-boom, alors que la génération x est formée des cadest du baby-boom. Le conflit de générations qui oppose ces deux cohortes devrait inciter les écrivains de la génération x à détester leur aîné. En conclusion, nous tenterons donc d’expliquer les raisons qui ont poussé ces écrivains de la génération x à prendre pour modèle Réjean Ducharme, un membre de la “génération lyrique”. » (Résumé joint au mémoire)

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MORENCY, Jean, « Trois romanciers d’une génération perdue : Sylvain Trudel, Christian Mistral, Louis Hamelin », dans La Licorne, no 27 (1993), p. 133-146. +++ Article de revue

OUELLET, François, Passer au rang de Père. Identité sociohistorique et littéraire au Québec, Québec, Nota Bene, 2002, 156 p. +++ Monographie

###Voir plus spécifiquement les pages 72-79. ###

OUELLET, François, « Portrait du héros “en jeune sains-je”. La rage et Cowboy de Louis Hamelin », dans Lucie HOTTE (dir.), La problématique de l’identité dans la littérature francophone du Canada et d’ailleurs, Ottawa, Le Nordir, 1994, p. 121-128. +++ Chapitre de collectif

SMART, Patricia, « When “Next Episodes” are no Longer an Option : Quebec Men’s Writing in a Postfeminist, Postnationalist Age », dans Québec Studies, no 30 (automne 2000-hiver 2001), p. 28-43. +++ Article de revue

SOULARD, Louis, « La génération X dans le roman québécois actuel », mémoire de maîtrise, département des études littéraires, McGill University, 1995, 154 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « The following Master’s thesis is proposing the analysis of five novels, written between 1988 and 1993, by five young Quebec writers. The object of this research is to study the representation of “generation X” in these five texts. The introduction of the thesis establishes the parameters of the “generation X”, which comprises people born between 1959 and 1974. This definition constitutes the basis of our comparison between the concept of “generation X” and the main characters of the novels, who are “fictive” members of this generation. The rest of the thesis includes three chapters, devoted to the following themes: the politic perception of young characters, their economic situation and their attitude toward society. Necessarily, our analysis also considers the difference of perception between “baby-boomers” (people born between 1944 and 1959) and “generation X”. This comparison is essential because “generation X” defines itself in opposition with adults values and institutions: reject of political power and authority, reject of work, instruction and money, refusal to integrate society. The main purpose of this analysis is to see how the present Quebec novel integrates, assimilates and thinks the socio-historic context where it takes place, and how it could possibly renew the forms and the style of Quebec novel in general. » (Résumé joint au mémoire)

Le mémoire est écrit en français.

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SPEAR, Thomas C., « La plume bifide, le cœur québécois. L’usage de l’anglais chez les écrivains québécois francophones », dans Globe, vol. 4 no 1 (2001), p. 71-91. +++ Article de revue

### « Le titre de cet essai est tiré d’une campagne provinciale de 1995 dont les objectifs étaient de sensibiliser la population envers les nouveaux citoyens d’origines diverses, tous au “cœur québécois”. Cet essai souligne le caractère bilingue (francophone / anglophone) des auteurs québécois et le recours fréquent à l’anglais dans leurs textes d’une façon beaucoup moins conflictuelle depuis les années 1980. Divers exemples servent à montrer comment les auteurs ont dépassé la notion du Québécois “pure laine”. D’autres citations incorporant des phrases et / ou expressions en anglais (et à propos de la langue anglaise) démontrent une connaissance de cette langue autrefois si ennemie. Plus assurés du statut de la langue “québécoise” depuis la Révolution tranquille, les auteurs sont également plus à l’aise avec l’emploi de l’anglais dans leurs textes. Dans les exemples étudiés ici, nous constaterons que les expressions anglaises utilisées par ces auteurs bifides – au “cœur québécois” – exigent tout de même un lecteur bilingue. » (Résumé joint à l’article)

Voir plus spécifiquement les pages 82-83.

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VEILLET, Stéphanie, « Rythme et coordination des extrêmes : pour une analyse de la métaphore animale et de l’affolement textuel dans La rage de Louis Hamelin », mémoire de maîtrise, département des études littéraires, Université du Québec à Montréal, 2003, 91 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

PELLETIER, Jacques, « La rage d’une génération », présentation de Louis HAMELIN, La rage, Montréal, Typo, 1995 [1989], p. 7-12. +++ Autre (voir le commentaire pour plus de détail)

###Préface de l’édition de 1995 (Typo). ###

BIRON, Michel, « Portrait de l’écrivain en autodidacte », dans @nalyses, vol. 2, no 3 (automne 2007), [en ligne]. +++ Article de revue

###« L’écrivain devient rarement écrivain par les voies traditionnelles de l’école. En ce sens, il constitue toujours à quelque degré un autodidacte. Toutefois, la valeur sociale d’une telle figure, qu’il s’agisse de l’écrivain lui-même ou d’un personnage de fiction, varie considérablement selon les cultures et les époques. Dans La nausée de Jean-Paul Sartre, l’Autodidacte est un personnage complexé qui envie le savoir et la culture de Roquentin. À l’inverse, on trouve nombre de textes littéraires où la figure de l’autodidacte est valorisée. C’est particulièrement vrai dans l’histoire de la littérature québécoise depuis le XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Cet article propose d’en faire la démonstration à travers une série d’exemples tirés de chacune des périodes, mais en insistant sur la figure de “l’autodidacte exemplaire” propre à la Révolution tranquille, qui oppose la culture comme désir à la culture comme héritage scolaire. » (Résumé joint à l’article)

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RESCH, Yannick, « L’écriture du terroir revisitée : La rage de Louis Hamelin », dans Romanica Silesiana, n° 2 (2007), p. 13-19. +++ Article de revue

###« The article focuses on ironic references to the traditions of rural literature in Jean [sic] Hamelin’s The Rage. The author explores the concept of the “writing of excess,” and claims that whereas actual “country” is an evanescent category, the territory that one can “possess” is that of language. » (Résumé joint à l’article) ###

HÉBERT, Pierre, « Expropriés d’aujourd’hui et d’autrefois », dans Voix et images, vol. 15, no 3-45 (1990), p. 452-456. +++ Article de revue

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MORENCY, Jean, « L’errance dans le roman québécois », dans Québec français, no 97 (1995), p. 81-84. +++ Article de revue

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DE LA ROCHE, David, « Figures du marginal: Édouard Malarmé dans La Rage de Louis Hamelin suivi de Couteau et autres incantations », mémoire de maîtrise, département des lettres et communications, Université de Sherbrooke, 2006, 104 f. +++ Thèse de doctorat / mémoire de maîtrise

### « L’essai “Figures de marginalité: Édouard Malarmé dans La Rage de Louis Hamelin” et les textes de création Couteau et autres incantations étudient les différentes formes qu’emprunte la marginalité pour se dire, ainsi que les raisons qui poussent le groupe social dominant à exclure ou à inclure certains êtres en son sein en fonction de leur type de marginalité. Couteau et autres incantations est un ensemble de neuf récits brefs où des sujets marginaux font face à leurs échecs, angoisses et incapacités. Si le sujet marginal est incapable d’accepter la contingence des règles et l’absurdité des échanges qui régissent le monde, cela peut donner lieu à une flambée de colère ou à un désir d’auto-destruction qui mènera à la violence, à une rage qui les consumera. Dans quelques cas, une certaine sérénité peut s’installer, et bien qu’un certain malaise subsiste, il semble sans commune mesure avec la rage qu’expérimenteront les marginaux incapables de sortir d’eux-mêmes. L’essai propose tout d’abord une distinction entre les concepts d’altérité et de marginalité, pour faire ressortir trois conséquences à la marginalité: le rejet, l’acceptation ou la tolérance. Je relèverai ensuite cinq formes de marginalité selon lesquelles les trois conséquences sont possibles. Dans la partie réflexive du mémoire, afin d’illustrer cette théorie, j’expliquerai les comportements d’Édouard Malarmé de La Rage à partir de chacune des cinq formes de marginalité et des conséquences qui s’y rattachent. » (Résumé joint au mémoire)

OUELLET François et François PARÉ, Louis Hamelin et ses doubles, Québec, Nota bene (coll. « Essais critiques »), 2008, 262 p. +++ Monographie

### « Louis Hamelin et ses doubles se donne à lire à plusieurs niveaux: Hamelin et ses personnages, le héros et ses alter ego, le romancier et ses lecteurs. Doubles encore sont les lectures croisées possibles, et multiples sont les traversées, puisqu’elles partagent les sujets abordés et les relancent dans un effet de miroir mais chaque fois déformant - l’angle du regard change, les signes acquièrent de nouvelles formes de savoir. Les romans et le recueil de nouvelles Sauvages forment divers moments d’une oeuvre qui se construit, qui cherche à élaborer sa propre durée à travers un ensemble de discours fondamentaux qui sont continuellement réactualisés à partir de la perspective des principaux personnages. François Ouellet et François Paré, avec leurs propres préoccupations d’essayistes, se sont ici attardés à ces discours en alternant essais et échanges de lettres. Ils mettent ainsi en valeur une oeuvre qui tient une des premières places au sein de la génération qui fait son entrée sur la scène littéraire au tournant des années 1990. Ils mettent en lumière une écriture majeure portée par un souffle et une vigueur infatigables, et un discours dense et d’une rare richesse polysémique. » (Quatrième de couverture)

Voir plus particulièrement la section portant sur La Rage, p. 13-46.###

DESROCHERS, Julien, « Espace et pouvoir dans La rage de Louis Hamelin », Voix et images, dossier « Louis Hamelin », sous la direction de Michel NAREAU et Jacques PELLETIER, vol. 41, no 1 (no 121 - automne 2015), p. 35-47. +++ Article de revue

### « En prenant appui sur le concept d’espace abstrait tel que développé par Henri Lefebvre, cet article propose de montrer comment, dans La rage (1989) de Louis Hamelin, le pouvoir, par le truchement de figures et de configurations spatiales précises, prend place à l’intérieur du récit. Appareil de domination politique, technocratique et capitaliste, le complexe aéroportuaire de Mirabel que décrit le narrateur Édouard Malarmé est investi de significations symboliques qui imposent aux personnages une hégémonie physique et mentale. À la fois contesté et convoité, ce pouvoir détermine leur champ d’action, fortement circonscrit à l’intérieur d’une logique spatiale où s’oppose une matrice de verticalité à une autre d’horizontalité. Loin de se limiter à La rage, cette configuration de l’espace romanesque est réitérée dans les fictions subséquentes d’Hamelin, ce qui témoigne de la place importante qu’elle occupe dans l’imaginaire de l’auteur. » (Résumé joint à l’article)

La Rage (oeuvre)
TitreLa Rage
AuteurLouis Hamelin
Parution1989
Trirage
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