Sur la dune

Christian Oster

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Paris, Minuit, 2007, 191 p.

« J’y allais donc mollement, à Saint-Girons-Plage. Et, s’il est vrai que, pour peu que je fusse entré dans Bordeaux, je ne me serais pas rendu à Saint-Girons-Plage, je n’y serais pas allé non plus sans ce projet de m’installer à Bordeaux. Il m’aidait, ce projet. Avec lui devant moi, j’aurais pu faire n’importe quoi. C’était un peu n’importe quoi, du reste, cette histoire de Saint-Girons-Plage. Je n’avais guère de chances, en effet, avec une pelle à la main, qu’il advienne quelque chose dans ma vie. Je veux dire qu’en marge de Bordeaux je n’étais pas contre l’idée qu’il pût advenir quelque chose. J’étais même pour. Bordeaux, c’était acquis, je n’avais pas à revenir là-dessus. Et donc j’étais prêt. Sans intention particulière de vivre, je l’ai dit, dans les temps qui viendraient. Mais dans l’immédiat, pourquoi pas? me disais-je. Vivre un peu. En attendant. »

Documentation critique

ALVAREZ, Concepción Hermosilla,  « Un Regard phénoménologique inconfortable : Sur la dune, de Christian Oster », Cuadernos de Filologia Francesa, no 19 (2008), 123-139. +++ Article de revue

Sur la dune (oeuvre)
TitreSur la dune
AuteurChristian Oster
Parution2007
TriSur la dune
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