Triomphe du temps

Pascal Quignard - Paris, Galilée (Lignes fictives), 2006, 88 p.

« “En 2003, entendant Marie Vialle répéter Le Nom sur le bout de la langue dans un théâtre de Saint-Denis, aussitôt je voulus ajouter deux autres contes. Je les ajoutai la nuit même. Dans la fin de la nuit. Je ne sais pourquoi c’était si évident. Si impératif. Un seul conte ne suffisait pas. Peut-être désirais-je inventer des sonates de contes. J’admire Marie Vialle. Désormais nous cherchons ensemble quelque chose que j’ignore. Pour Triomphe du Temps il y a quatre contes. Un conte-cadre et trois contes internes. Il fallait un comédien masculin muet et Marie seule à parler – non seulement seule à parler mais devant aller jusqu’au chant et aux hurlements. En écrivant cette “sonate” c’est tout ce que je savais. Ensuite, sur la scène, je laisse Marie travailler entièrement seule. Angulus est dans Ovide, Tristes, XVI.”

P. Q. » (Présentation de l’éditeur)

Documentation critique

COUSIN DE RAVEL, Agnès, « Le conte, “La Rêvée” du rêve chez Quignard. Lecture de Triomphe du temps », Contemporary French and Francophone Studies, vol. 18, no 2 (2014), p. 116-124. +++ Article de revue

### « Comment lire Triomphe du temps, le conte de Pascal Quignard paru en 2006 ? Parce que le conte, ce “genre presque inhumain” selon l’écrivain, est la “rêvée” de rêves revenants comme des fantômes, de pensées comme des échos de pensées et de sensations et, parce qu’écrire des contes est pour l’écrivain “conte redire”, se retourner comme Orphée sur ses propres traces et être ainsi en contact avec une forme d’a-temporalité, Triomphe du temps, du fait de l’hétérogénéité de ses motifs, de ses ruptures et de sa structure enchâssée, semble pouvoir être lu comme la matrice de son écriture et la mise en question du geste de lecture. » (Résumé joint à l’article)

Triomphe du temps (oeuvre)
TitreTriomphe du temps
AuteurPascal Quignard
Parution2006
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