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Discours critique sur les œuvres de littérature contemporaine

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Branle-bas en noir et blanc

Mongo Beti, Branle-bas en noir et blanc, Paris, Julliard, 2000, 360 p.

« On y retrouve la plupart des personnages qui ont ravi les lecteurs de Trop de soleil tue l’amour : on apprendra enfin ce qui est arrivé à la pauvre Bébète que l’on croyait enlevée et séquestrée par Grégoire, l’ignoble proxénète. On retrouvera Eddy, l’avocat roublard devenu détective privé et Georges, l’aventurier français qui s’est aperçu un peu tard qu’il ne pouvait pas se passer de Bébète, la mère de son fils. Impétueux et imprévisible, féroce et délirant, le roman fleuve de Mongo Beti ne peut pas se raconter… En se lançant sur les traces de la jeune femme, Eddy et Grégoire vont se heurter à mille difficultés. Ils tomberont sur des réseaux pédophiles, combattront les mallam (redoutables marabouts musulmans) et seront embarqués dans d’incroyables histoires de corruption, de trafics et autres imbroglios sentimentalo-politico-familiaux dont ils ne sortiront pas indemnes. Le souffle et la verve de Mongo Beti donnent à son oeuvre une dimension qui ouvre une voie nouvelle dans la littérature africaine contemporaine. Laissant totalement libre cours à sa fantaisie, à son imagination et à son humour débridé, Mongo Beti nous entraîne dans une Afrique flamboyante et naufragée. Il fallait cette démesure pour rendre l’hommage qu’ils méritent à ces hommes et à ces femmes qui luttent avec une énergie magnifique pour échapper au désastre et à la mort. »
(Quatrième de couverture)

Documentation critique

HIGGINSON, Pim, « Going out Blazing: Mongo Beti’s Last Two Novels », dans The Noir Atlantic: Chester Himes and the Birth of the Francophone African Crime Novel, Liverpool, Liverpool University Press, 2011, 216 p. +++ Chapitre de collectif

### Abstract
his chapter focuses on Mongo Beti’s the last two crime novels before his untimely death in 2001. Trop de soleil tue l’amour (1999) and Branle-bas en noir et blanc (2001) take the genre to its limit in an African context, deconstructing all of the parameters that have constrained the continent’s writing and redefining what constitutes noir in the process. Beti very explicitly uses Himes as a model for introducing an absurdist and frivolous approach to writing that, as he himself admits, he had never thought of previously. The result is two novels in which a series of complex set pieces are patched together in a manner that speaks metacritically about the status of the author and about the political and social climate of Cameroon. ###

HIGGINSON, Pim, « A Descent into Crime: Explaining Mongo Beti’s Last Two Novels », dans International Journal of Francophone Studies , vol. 10, n° 3 (2007), p. 377-391. +++ Article de revue

### Abstract
This study examines Mongo Beti’s last two novels, Trop de soleil tue l’amour (1999) and Branle-bas en noir et blanc (2000). Using his 1955 essay « Afrique Noire, littérature rose », it ties his earliest literary work to these final narrative endeavours. In particular, « Afrique Noire » insists on two criteria for literary excellence: realism (meaning an acknowledgement of the crimes of colonialism) and popularity (meaning something accessible and read by the Cameroonian people). The problem, according to the author, is that Africans are largely illiterate and too poor to afford books; and France controls the editorial means of production. These combined factors make reconciling the two criteria of popularity and realism impossible. If a novel is popular (sells), which it can only do in France, it is because it does not realistically represent the crimes of colonialism. On the other hand, if the novel is realistic, no one will ever publish or distribute it. Thus, according to Beti, within the colonial and subsequent postcolonial context, the classical realist novel cannot achieve his stated goals. Mongo Beti’s turn to crime fiction cunningly reconciles these otherwise contradictory criteria by turning to a popular genre particularly well equipped to speak of the conditions of his homeland.

Résumé
Cet article étudie les deux derniers romans de Mongo Beti, Trop de soleil tue l’amour (1999) et Branle-bas en noir et blanc (2000) en utilisant son essai de 1955 « Afrique Noire, littérature rose », pour faire le lien entre les premiers écrits de l’auteur et les derniers. ‘Afrique Noire’ insiste sur deux critères pour déterminer l’excellence d’une œuvre: son réalisme (il devra traiter du colonialisme) et la popularité (l’œuvre devra être lue). Le problème est que la majorité des Africains sont illettrés et trop pauvres pour acquérir des livres; et la France contrôle la totalité des moyens de production éditoriaux. Ces deux facteurs font qu’il est impossible de combiner les deux critères qui constituent les éléments essentiels d’un ‘bon’ roman Africain. Si un roman a du succès (en France) c’est qu’il n’est pas réaliste; et s’il est réaliste il n’a aucune chance d’être publié. Dans le contexte colonial et/ou postcolonial, le roman réaliste ne peut pas s’accorder à ces critères. Le tournant vers le roman noir de Beti représente une réconciliation des deux exigences apparemment contradictoires, et cela à travers un genre particulièrement bien adapté aux conditions criminelles du pays natal de l’auteur. ###

PFOUMA, Oscar, « Prolégomènes à l’analyse du dyptique Trop de soleil tue l’amour et Branle-bas en noir et blanc, dans Oscar Pfouma (dir.), Mongo Beti : le proscrit admirable, Yaounde, Menaibuc, 2003, p. 29-42. +++ Chapitre de collectif

DJIFFACK, André, « Mongo Beti et le français africain », dans Angelina E. Overvold, Richard K. Priebe et Louis Tremaine (dir.), The Creative Circle : Artist, Critic, and Translator in African Literature, Trenton, Africa World, 2003, p. 90-111. +++ Chapitre de collectif

### Porte également sur Trop de soleil tue l’amour ###

OWONO ZAMBO, Claude Éric, « De la coexistence au conflit des langues : images de la société camerounaise dans Branle-bas en noir et blanc de Mongo Beti », dans Musanji Ngalasso-Mwatha (dir.), Environnement francophone en milieu plurilingue, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux (Études créoles et africaines, n°4), 2012, p. 515-530. +++ Chapitre de collectif

MBONDÉ-MOUANGUÉ, Auguste Léopold , « Branle-bas en noir et blanc de Mongo Beti ou la représentation d’un monde ébranlé, dans Frédéric Mambenga (dir.), dossier « Mongo Beti: la pertinence réaliste et militante », Interculturel Francophonies, n° 13 (juin-juillet 2008). +++ Article de revue

LEPLAT, Farah Andrée, « L’écriture engagée et ses méthodes dans Branle-bas en noir et blanc de Mongo Beti et Quand on refuse on dit non d’Ahmadou Kourouma », dans Geetha Ganapathy-Doré et Michel Olinga (dir.), Images changeantes de l’Inde et de l’Afrique, Paris, L’Harmattan (Discours identitaire dans la mondialisation française), 2011, p. 159-168. +++ Chapitre de collectif



Branle-bas en noir et blanc (oeuvre)
TitreBranle-bas en noir et blanc
AuteurMongo Beti
Parution2000
TriBranle-bas en noir et blanc
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